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Bruxelles suspend l'aide à l'Autorité palestinienne
PALESTINE-UNION EUROPEENNE
Publié dans L'Expression le 08 - 04 - 2006

L'UE met à exécution sa menace en annonçant hier la suspension de l'aide au gouvernement du Hamas.
Bruxelles a décidé, à la grande satisfaction d'Israël, de couper l'aide financière directe à l'Autorité palestinienne comme l'indiquait hier Emma Udwin, porte-parole de la Commission européenne aux Relations extérieures, selon laquelle «Pour l'instant, il n'y a aucun paiement effectué à ou via l'Autorité palestinienne», confirmant ainsi l'exécution de la menace de suspension de l'aide directe si le Hamas n'assouplit pas sa position par la reconnaissance d'Israël, l'abandon de la violence et le respect des accords passés (entre l'Autorité palestinienne et Israël). En fait, l'Occident n'a jamais caché qu'il agirait dans ce sens si le mouvement islamiste palestinien -qui jusqu'ici restait ferme dans son rejet de toute pression venue de l'extérieur- ne se pliait pas à ses demandes.
Certes, réagissant hier, le gouvernement du Hamas a qualifié la décision (de suspension de l'aide) de l'UE de «chantage» et qu'elle ne le ferait pas plier. Dans une déclaration, Ghazi Hamad porte-parole du gouvernement Hamas, a indiqué «Nous n'accepterons pas un tel chantage. (Les Européens) devraient réfléchir à nouveau et comprendre que ce gouvernement ne trahira pas ses positions politiques». «C'est une décision mauvaise et injuste.
Les Européens ne vont pas seulement punir le gouvernement mais aussi l'ensemble du peuple palestinien», a ajouté M.Hamad, estimant que les Palestiniens étaient punis pour leur «choix démocratique». Cependant le Hamas savait à quoi s'attendre dès l'annonce de sa victoire au scrutin législatif du 25 janvier. En s'engageant dans la politique, le mouvement islamiste palestinien savait qu'à terme il serait, d'une manière ou d'une autre, contraint à faire des choix qui peuvent se révéler douloureux. En réalité les Palestiniens en général, le Hamas plus particulièrement, n'étaient pas en position de moduler la tendance actuelle de la communauté internationale (entendre l'Occident) à ne voir le dossier du conflit israélo-palestinien sous le seul angle de la sécurité de l'Etat hébreu, ne faisant en revanche aucun effort, dans une aléatoire mesure d'équilibre, qui garantisse -de la même façon- l'érection d'un Etat palestinien souverain et viable, fiabilité menacée par le morcellement des territoires palestiniens occupés par Israël. Certes, le Hamas s'insurge contre le fait que les Occidentaux , que Ghazi Hamad relève, «demandent au Hamas et au gouvernement de reconnaître Israël mais ne demandent jamais à Israël de reconnaître les droits des Palestiniens» soulignant «Ces conditions ne sont ni raisonnables, ni réalistes».
Le mouvement Hamas oublie simplement qu'avant lui le Fatah et l'Autorité palestinienne ont buté sur cette inconstance de l'Occident, celui-ci étant de longue date soumis au diktat d'Israël, qui leur fait négliger le fait que pour que deux Etats (Israël et Palestine) puissent coexister, il faut que l'Etat hébreu applique l'intégralité des résolutions du Conseil de sécurité et surtout qu'il arrête de morceler les territoires palestiniens. Aussi, le porte-parole du gouvernement du Hamas, Ghazi Hamad, a beau jeu d'affirmer qu'«imposer des sanctions à ce gouvernement et l'assiéger n'aidera pas et exacerbera la haine et la tension». Dans cet exercice périlleux de la realpolitik, le Hamas avait tenté une timide ouverture en écrivant mardi dernier une lettre au secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, dans laquelle le nouveau ministre des Affaires étrangères palestinien, issu du Hamas, Mahmoud Zahar, a évoqué la possibilité de la coexistence de «deux Etats» comme solution au conflit israélo-palestinien.
Toutefois, M.Zahar s'est rétracté le lendemain indiquant que son propos a été mal interprété. Cela montre surtout que le mouvement islamiste ne semble pas avoir encore intégré dans ses évaluations le fait que la politique a ses règles qui ne souffrent pas l'équivoque même si l'art du double langage, assorti de finesse, reste l'apanage d'une diplomatie qui sait anticiper.
De fait, la lettre du Hamas à M.Annan, suivie aussitôt d'un désaveu, outre d'attester l'impréparation (aux joutes diplomatiques) du gouvernement du Hamas, ne semble pas avoir convaincu grand monde, comme le montre le fait que le secrétariat général de l'Onu n'a toujours pas répondu à une lettre qui se voulait une ouverture -ou un pas fait dans la bonne direction- du mouvement islamiste palestinien.
En fait, en disant une chose et son contraire, le Hamas donne surtout l'impression de cafouiller cherchant à trouver un équilibre entre ses propres exigences et celles de la communauté internationale. Ainsi, selon le quotidien israélien, Haaretz, d'hier, le Hamas aurait proposé à Israël l'observation d'une trêve officieuse, par l'engagement de chacune des parties à respecter le calme. Israël n'a pas réagi à cette information, mais les services du ministère israélien de la Défense ont confirmé la proposition du Hamas.
De fait, Hamas, dans sa recherche d'une reconnaissance internationale tâtonne en aveugle ignorant au passage la présidence palestinienne qu'il omet de consulter, ce qui lui a valut hier un rappel à l'ordre de la part de l'OLP. Réuni sous la présidence de Mahmoud Abbas, le Comité exécutif de l'OLP, qui contrôle l'Autorité palestinienne, a appelé M.Zahar, qui a fait beaucoup de déclarations et donné des entretiens tous azimuts, «à coordonner ses correspondances avec la communauté internationale et le secrétaire général de l'Onu avec le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas». De fait, le Hamas découvre peu à peu les aspérités de la politique.


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