PSG : Pochettino s'exprime pour Neymar    Extinction de l'action publique dans l'affaire Tabbou    Barça : Koeman tranquille pendant deux jours    Bordj Bou Arréridj : Retard dans le versement des cotisations    Les micro-entreprises appelées à s'inscrire    Le gouvernement envisage une protection policière pour les députés    Italie : deuxième tour des élections municipales à Rome    L'UGTT appelle à présenter les objectifs    Fin des procès par visioconférence à Oran    Brahim Laâlami transféré à la prison de Bouira    Près de 300 harraga secourus en mer par les Espagnols    Le Cnapeste s'alarme de la dégradation de la situation des enseignants    Massacres du 17 octobre 1961 : Fatima, la fille du fleuve, une BD contre l'oubli    Nombreux appels à la désescalade    Issine ? Connais pas !    Tebboune déclare la guerre aux spéculateurs    Un nouveau concept sur le marché des assurances    Paqueta croit aux chances du Chabab    Medaouar assure que «rien n'est officiel»    Milan prend la tête après un samedi renversant    Le MSP menace de se retirer    Le chef de l'état se recueille au sanctuaire du Martyr    Benbouzid «corrige» l'OMS    «Rien n'a été fait en matière de prévention»    Cherchem    «L'informel ? Un danger pour la sécurité du pays»    Présentation à Alger d'une pièce théâtrale sur la Révolution algérienne    Liga : Le Barça se reprend face à Valence    Asphyxiées par le monoxyde de carbone: Trois personnes sauvées par la protection civile à Es-Sénia    Haï Edhaya: Un quinquagénaire mort dans un incendie    WA Tlemcen: Une nouvelle ère commence    Croissance factice    La mort comme seul héritage    17 octobre 1961: L'Algérie n'acceptera jamais une amnistie des mémoires    Tlemcen: Une stèle dédiée à Benaouda Benzerdjeb    Les néo-harkis reviennent cette semaine    «Il n'y a pas de petits ou de grands pétards»    La main tendue de Lamamra    Le Polisario demande à l'ONU de préciser la mission de son émissaire    Déboires d'un père de 9 enfants    Une loi pour protéger les institutions    Où finira robert Lewandowski?    La France officielle se cloisonne    L'Algérie «rapatrie» le 17 octobre 1961    Un langage et des paradoxes...    Vers de nouvelles hausses en 2022    "Ni complaisance, ni compromission"    Plusieurs secteurs à l'ordre du jour    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



L'invitation à Carthage
Devant des milliers de sympathisants, Ghannouchi appelle les Tunisiens «au dialogue»
Publié dans L'Expression le 01 - 03 - 2021


Ils étaient plusieurs milliers samedi dernier, avenue Bourguiba, à Tunis, pour participer à la marche organisée par le parti Ennahdha qui entendait ainsi démontrer «l'inquiétude» des Tunisiens, en général, face à une situation de blocage politique et de crise économique aggravée par la pandémie du nouveau coronavirus. Dans un communiqué, Rached Ghannouchi, chef de la formation islamiste, a dénoncé une montée des tensions entre les différents partis tunisiens, un discours politique agressif et une indifférence par rapport aux fortes attentes des citoyens. Cela fait plus d'un mois que la Tunisie vit au rythme des conflits entre les trois présidences. Un bras de fer oppose, depuis janvier dernier, le chef de l'Etat, Kaïs Saïed, au chef du gouvernement, Hichem Mechichi, à cause du remaniement effectué par ce dernier. Saïed refuse de procéder à la traditionnelle prestation de serment, arguant que quatre des onze nouveaux ministres, choisis par Mechichi, sont soupçonnés de corruption ou de conflit d'intérêt. Le chef d'Ennahdha, également président de l'Assemblée des représentants du peuple (ARP), le Parlement tunisien, a apporté son soutien au chef du gouvernement, dans ce bras de fer inédit qui voit le pays voisin en situation de blocage. Prenant acte de la volonté du Parti destourien libre, dirigé par Abir Moussi, la passionnaria tunisienne, de déposer contre lui, prochainement, une deuxième motion de retrait de confiance pour le destituer de son poste de président de l'ARP, Rached Ghannouchi a donc effectué une démonstration de force, destinée à prouver que son parti est bien la principale formation politique du pays et qu'il faut compter avec lui. Raillant la présence du dirigeant du Front Populaire, Hamma Hammami, sur l'avenue Mohamed V, avec une foule de manifestants, il a affirmé que «cette marche vient, aussi, confirmer l'adhésion des Tunisiens à un Etat démocratiques, avec des institutions élues, conformément à la Constitution de 2014, et qu'elle atteste de la solidarité entre les institutions de l'Etat». Par son ampleur, a-t-il ajouté, elle interpelle les «positions irresponsables» qui visent à «déstabiliser le processus démocratique, remettre en question sa fiabilité et perturber le travail du gouvernement en place». Se faisant l'avocat des Tunisiens en situation socio-économique difficile, le chef d'Ennahdha a appelé les dirigeants politiques, dont le chef de l'Etat Kaïs Saîed vraisemblablement, à assumer leur responsabilité en empruntant la voie du dialogue pour délimiter les étapes que doit traverser le pays. En attendant, la Tunisie ne voit toujours pas le bout du tunnel, au point que les bailleurs de fonds internationaux se sont émus de la situation de blocage et exhortent à la sagesse pour trouver une solution à même de satisfaire l'ensemble des parties.«Le peuple veut le dialogue, le peuple veut le dialogue, le peuple veut le dialogue! Le peuple veut de l'affection entre Tunisiens, le peuple veut de la coopération entre Tunisiens, le peuple rejette le chaos et le populisme, le peuple veut la démocratie», a clamé dans son discours, applaudi, aux cris d'Allah Akbar, par les milliers de sympathisants, Rached Ghannouchi. Et, en guise de geste symbolique significatif, il a offert un bouquet de fleurs aux agents de la Garde présidentielle sur les lieux, non sans saluer leurs martyrs ainsi que ceux de l'armée et du mouvement national tunisien. Comme invite à «restaurer l'unité, le dialogue et cesser toute exclusion», il ne pouvait en être autrement. Quant à savoir si ce plaidoyer suffira à troubler ou émouvoir le président Kaïs Saïed, c'est une autre paire de manches...

Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.