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Des non-voyants au secours du tourisme
Oran
Publié dans L'Expression le 07 - 03 - 2021

Leur projet est intitulé «Les non-voyants: production et vente en ligne» ou encore «Basira 2020». Il s'agit d'un chantier social ayant un impact socio-économique. Il est chapeauté par le Centre de recherches anthropologiques, social et culturel d'Oran, sous la tutelle de la direction générale de la recherche scientifique et technique d'Alger. Il est supervisé par le docteur D. Aïcha. Le projet est composé des membres d'une équipe académique et une équipe de travail constituée de cinq femmes non et mal voyantes.
L'atelier est domicilié à Oran, il est mitoyen du bureau de poste Saim Mohamed, ex-Saint-Charles. Cet atelier, qui produit les brosses et les balais, se trouve aussi juste derrière le lycée Allel Sidi Mohamed ex-lycée technique de jeunes filles. Cette équipe met en place des prototypes avec accessoires et informations. Il s'agit d'un produit réalisé avec le macramé, une technique de noeuds utilisée par les Américains natifs et le cuir utilisé par les Touareg. «Quelques études affirment que les premiers à avoir utilisé
le macramé étaient les Américains natifs», relève t-on du projet présenté en exclusivité à L'Expression par le docteur D. Aïcha. Ce projet sert à matérialiser et concrétiser le résultat d'une recherche académique en un projet socio-économique. Le logo est présenté en trois langues: arabe, tifinagh et latin. Le nom Basira est inspiré du logo «la clairvoyance est notre volonté». Sur le plan socio-économique, les promoteurs du projet visent essentiellement la contribution à la promotion du tourisme en réalisant des produits qui rapprochent deux cultures; américaine et africaine, respectivement Arizona et Ahaggar comme cas d'exemples, la création du travail pour les femmes non et mal voyantes. Quant aux objectifs liés à la particularité du produit sur le marché, le projet vise à donner une identité au produit, introduire une étiquette sur laquelle figure une photo de la montagne, libeller chaque produit avec la marque Basira, la pointure du soulier doit être écrite en chiffres et en braille. Les promoteurs dudit chantier sont en attente des partenaires socio-économiques, d'achat d'une machine pour produire des semelles. Sur le plan professionnel, il s'agit d'un projet empreint du sceau de la pérennisation étant donné qu'il emploie des cordonniers formés et non des bricoleurs, en plus des spécialistes en informatique qui peuvent nous venir en aide à chaque fois qu'on a besoin d'eux.
Le produit est d'une particularité exceptionnelle. Il est doté d'une marque Basir. La pointure du soulier est écrite en chiffre et braille. Sur l'étiquette du soulier figure une photo d'une montagne. Une nouvelle tendance dans l'industrie du tourisme est suggérée pour permettre aux gens de découvrir les lieux touristiques similaires qui existent dans le monde. En visite à Oran en 2013, la première impression qu'Arnold Schwarzenegger a eue était que cette dernière lui rappelait la Californie. Une simple recherche sur Google montre la ressemblance naturelle des côtes entre les deux provinces. Cinq photos des montagnes de l'Arizona étaient imprimées et montrées à 30 Algériens. Ils devaient juste dire où se trouvaient ces lieux. Ils ont tous admis que c'était le Hoggar en Algérie. Un résultat qui rime bien avec ce que Gautier a écrit en 1925 et Douchan Gersi en 1991 concernant la ressemblance des montagnes de ces deux régions.


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