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Ces audacieuses qui façonnent la République
Au front de tous les combats pour l'émancipation de l'Algérie
Publié dans L'Expression le 08 - 03 - 2021


Ultime geste d'envoûtement avant de quitter son miroir pour porter le manteau et enfiler ses escarpins: elle vaporise sa fragrance préférée qu'elle s'est offerte au prix de quelques mois de sacrifices. Aujourd'hui, c'est le 8 mars. Elle sait qu'elle ne se rend pas à un concours de beauté, mais elle va, le pas décidé, à la conquête d'un espace qui se conjuguait jusque-là au masculin-pluriel. La fête des femmes est le moment de tous les plaisirs et l'instant parfait pour prendre sa revanche sur les hommes. La femme se fait jolie, elle se maquille et porte ses vêtement neufs. Elle investit, s'investit et sans fracas ni bruit, elle occupe l'espace public. Majoritaire dans le système éducatif, dans le secteur de la santé, celui de la justice et à l'université, l'Algérienne «menace» à présent de conquérir la dernière citadelle âprement défendue par les hommes: celle de la décision politique. Selon le projet de nouvelle loi électorale, il est clairement stipulé qu'il faut réserver la parité hommes-femmes dans les listes électorales au niveau des circonscriptions dépassant les 20000 habitants. Plus encore, le 1/3 des candidates doivent avoir moins de 35 ans et sans compter qu'elles doivent avoir un niveau universitaire. À lui seul, cet article est une véritable révolution qui fait écho à celle du système «des quotas» qui a réalisé un bond qualitatif en termes de participation de la femme aux assemblées élues depuis 2012. Il y a aujourd'hui, une diversité des lois et législations qui protègent la femme algérienne, notamment la Constitution et les lois sur la famille. Le harcèlement sexuel au travail est désormais incriminé, la nationalité, l'enfance, outre le Code pénal, le Code de procédures civile et administrative. Cette visibilité importante des femmes dans les espaces publics institutionnels augure-t-elle d'une profonde reconfiguration sociale? La réponse est évidemment «oui» rien qu'à voir le retour de plus en plus frappant du conservatisme au sein de la société. L'action de la femme se trouve alors très contrariée sur le terrain des réalités dans un pays où le moindre bout de femme éveille la suspicion d'une armada de vigiles embusqués dans le maquis de la morale. L'année 2020 qui vient de s'écouler détient un sinistre palmarès. Près de 50 féminicides ont été enregistrés en Algérie depuis le début de cette année 2021. Pour autant, les femmes ne désespèrent pas. Toujours prêtes à croiser le fer avec les hommes, à conquérir d'autres espaces de liberté. Comme dans toutes les phases cruciales de l'Histoire de notre pays, la femme algérienne a marqué sa présence et imprimé son style sur le cours des événements. Elle n'a pas fait que les subir sachant que l'idéal féminin, comme partout ailleurs, reste une interminable quête aux horizons jamais atteints.

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