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L'Algérie en état d'alerte
Les eaux non conventionnelles pour faire face au stress hydrique
Publié dans L'Expression le 25 - 03 - 2021


Le recours à d'autres techniques de mobilisation de cette ressource vitale et précieuse est devenu impérieux pour augmenter l'offre en eau potable. Le pays n'ayant pas été assez gâté par le ciel jusqu'à maintenant. La pluviométrie s'est caractérisée par un taux de remplissage national des barrages de 44,5% tandis que les 80 barrages actuellement en exploitation fournissent 7,7 milliards de m3, sur l'ensemble du pays, alors que le potentiel national global en ressources hydriques ne dépasse pas 23,2 milliards m/3 par an, toutes ressources confondues, indiquent les chiffres de l'Agence nationale des barrages et transferts (Anbt). Un constat annonciateur de robinets à sec durant cet été. Ce qui a conduit les pouvoirs publics à évoquer une probable restriction de l'approvisionnement en eau potable si les cieux nous sont moins cléments. Le recours aux eaux non conventielles est un des recours évoqués pour faire face à ce stress hydrique chronique auquel fait face le pays il faut le souligner. L'Algérie est classée au 29e rang des pays les plus touchés par la sécheresse, d'après un classement établi par l'organisation Word Ressources Institute (WRI). Devant cette situation, le gouvernement a décidé de prendre des mesures pour pallier à ce phénomène, en lançant un programme d'exploitation des eaux non conventionnelles issues du dessalement de l'eau de mer ou encore le traitement des eaux usées avec pour objectif d'augmenter l'offre nationale d'eau potable, indique-t-on. De nouveaux projets d'unités de dessalement doivent renforcer les 11 unités de dessalement actuellement en service dans neuf wilayas côtières, offrant une capacité de production totale de 2,1 millions de m3/j d'eau dessalée. Quatre nouvelles stations de dessalement doivent voir le jour à Alger et ses environs. Elles seront implantées à Zéralda, Aïn Benian, Palm Beach et Bousmail (Tipasa) et contribueront à alimenter la capitale. Le projet de la station de dessalement de Douaouda (Tipasa), lancé en janvier, doit assurer 200000 m3 par jour pour Alger, en plus des 100000 m3/j pour la wilaya de Blida. Ce programme sera étalé à travers d'autres régions du pays. Deux stations de dessalement d'eau de mer dans la wilaya d'El-Tarf, et Jijel programmées à l'horizon 2030. Le gouvernement s'est, par ailleurs, lancé dans un chantier d'envergure et ambitionne de porter le volume des eaux épurées à 2 milliards m3/an, à l'horizon 2030. Il est estimé actuellement à 450 millions m3 par an. Il faut rappeler que plusieurs projets de stations d'épuration sont déjà fonctionnels. Celui de Mahelma (Ouest d'Alger) d'une capacité de 40000 m3/j, a été mis en service, celui d'El-Hamiz dédié à l'alimentation de plusieurs communes des régions Centre et est de la capitale, est attendu sous peu. Ces infrastructures viendront en plus de 2000 stations de pompage, quelque 100 stations de traitement d'eau, 20 stations de déminéralisation et 13 stations monobloc de dessalement de l'eau de mer, livrées par l'ADE en 2020. Il faut souligner que le pays fait face aussi à un autre phénomène qui exacerbe son stress hydrique: le gaspillage de l'eau. Un vaste programme a été lancé le 22 mars, programme national baptisé «Eco'Eau 2021» dont le but est de lutter contre toutes les formes de gaspillage. Plus d'un milliard de m3 d'eau sont jetés dans la nature en Algérie, alors que le pays pourrait au moins réutiliser 700 ou 800 millions de m3 pour irriguer en complément les grandes cultures, déplore le professeur Brahim Mouhouche de l'Ecole supérieure d'agronomie d'Alger.

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