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Le MSP avance masqué
Il multiplie les offres envers le pouvoir tout en gardant un pied dans l'opposition
Publié dans L'Expression le 20 - 06 - 2021

Il y a de ces formules magiques dont usent les hommes politiques pour atténuer les effets d'une situation dramatique. Si par exemple un missile, tiré par un croiseur ennemi, venait à détruire les belles bâtisses qui ornent la façade maritime d'Alger, le politicien ne s'attarderait pas sur les dégâts occasionnés. Il commentera soulagé: «heureusement que ce n'était qu'un seul missile pas deux ou même plus...». Il en est ainsi pour l'actuelle législature marquée par une abstention record. Tant pis pour la légitimité, mais tant mieux que les islamistes ne soient pas passés. On a frôlé l'impensable. Imaginons un instant, un raz-de-marée islamiste dans une Assemblée élue avec un très faible taux de participation. On aurait eu alors de l'islamisme doublé d'une illégitimité criarde. Pour l'heure, selon les résultats du scrutin confirmés par l'Anie, il est quasiment impossible pour les islamistes de prétendre à une majorité parlementaire, même en contractant des alliances. Cependant, le parti de Makri, succursale de la mouvance des frères musulmans en Algérie, sait se contenter de merles quand il ne peut pas se permettre des grives. Il savoure le plaisir de s'asseoir sur un strapontin, en attendant de s'affaler sur un fauteuil. Avec un score appréciable de 64 sièges, dont il jouit, le MSP est convaincu que l'heure a sonné pour retrouver les joies du pouvoir dont il a été sevré pendant toute une décennie. Le MSP a claqué la porte du pouvoir avec fracas en mai 2012, rejoignant ainsi l'opposition après 16 ans de gouvernance au sein de l'Alliance présidentielle qui regroupait le FLN et RND. C'était sous la férule de Abderrazak Makri, qualifié alors d'appartenir à l'aile dure du parti fondé par Cheikh Nahnah.
Abderrazak Makri saisit avec lucidité les dynamiques de changements qui traversent, aujourd'hui, l'idéologie islamiste. Il sait que ces idéologies doivent être pensées comme un processus d'acclimatation aux données politiques du moment et non comme un projet aux contours bien définis. Ces nouvelles postures islamistes en Algérie, doivent-elles inciter la mouvance démocratique à repenser son approche envers ces mêmes islamistes? Est-il vrai que l'islamisme idéologique a atteint sa date de pérem-ption en Algérie comme l'a souligné le président Tebboune? Il aspire, en tout cas, à jouer un rôle de partenaire privilégié avec le pouvoir. Après s'être félicité de son résultat aux législatives malgré une abstention record, il affiche ses ambitions. Bien avant la proclamation des résultats, il crie au loup. Alors que les chiffres n'étaient pas encore rendus publics, le MSP zappe royalement l'Anie pour s'adresser directement au président de la République lui demandant, dans un communiqué, de protéger les voix des électeurs. Il suggère l'existence d'une fraude et de dépassements. La réalité est qu'il voulait se faire entendre et jouer le rôle d'interlocuteur du président... une offre de service intelligente. Abderrazak Makri confirme cette ambition irrépressible une fois les résultats proclamés par l'Anie. Le président du MSP s'est dit prêt à participer à la composante de la future équipe gouvernementale, mais avec un certain nombre de conditions. Le principe de la participation étant acquis, Makri ajoute que son parti étudiera les offres d'adhésion au gouvernement, précisant que c'est le conseil consultatif (majlis echoura) qui aura le dernier mot pour trancher la question.
Le président Tebboune doit former un gouvernement d'entente nationale qui regroupera différentes tendances vainqueurs aux dernières législatives. Selon la nouvelle Constitution votée par référendum en novembre 2020, la majorité à l'APN comporte 204 sièges, ce qui oblige le FLN,105 sièges, à s'allier au RND, au MSP et à des indépendants, pour atteindre une majorité parlementaire de 51%. La question est de savoir de quel portefeuille ministériel bénéficiera le MSP, celui du tourisme pour le fructifier avec ses alliés turcs? Pas, si sûr, car le MSP n'a plus le monopole de la proximité avec Ankara. Il y a du monde qui gravite dans l'orbite turque, y compris des hommes d'affaires du Capc, l'ex-FCE.


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