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Le pays noyée dans un sachet de lait
La pénurie est récurrente depuis 20 ans
Publié dans L'Expression le 04 - 07 - 2021


En dépit des maintes tentatives d'éradiquer la crise du lait, qui est devenue récurrente en Algérie, et malgré les menaces et les actions du ministre du Commerce, depuis sa nomination la situation ne s'améliore pas et les épisodes de la crise se renouvellent. Il faut croire, que les lobbys et les monopoles de la spéculation se maintiennent, et continuent de faire la loi sur la chaîne de distribution. Nombre d'observateurs expliquent la situation, par la faiblesse de production des unités de l'Onil, qui n'arrivent pas à fournir les quantités suffisantes, aux laiteries. Une situation à laquelle s'ajoutent les multiples problèmes de spéculation sur les prix et l'utilisation des quantités distribuées. A ce titre, le directeur général de l'Office national interprofessionnel du lait et des produits laitiers (Onil), Khaled Soualmia, a fait savoir jeudi dernier, depuis Blida, que «l'Onil prévoit l'ouverture de 11 groupes d'appui à la filière lait pour assurer son développement et renforcer la production laitière dans le cadre de la mise en oeuvre du Plan d'action 2020-2024». Cela étant, si la décision, d'augmenter les capacités de production, à travers la mise en service de ces nouvelles unités semble être une solution adéquate pour éviter les pénuries et réduire l'importation de la poudre de lait, il n'en demeure pas moins, que le fond du problème demeure dans l'aboutissement à la production locale de la poudre de lait. Seule alternative qui pourrait éradiquer la crise définitivement. Sauf que les politiques publiques et les visions administrées dans le passé à ce dossier n'avaient fait que maintenir des promesses pour lesquelles aucune suite n'a été constatée sur le terrain et les promesses de mettre fin aux agissements de la mafia du lait, faites par le ministre du Commerce, n'ont pas été tenues. C'est dire à quel point il est difficile de renverser un ordre établi et mettre un terme à la mainmise sur cette filière depuis des décennies. Par ailleurs, toute la problématique serait de préparer un environnement plus sain, pour sécuriser la filière de production du lait, pour permettre à ces nouvelles unités de production d'émerger sur des bases solides, dont les impacts seront directement enregistrés sur la consommation et la disponibilité du produit au niveau des laiteries. En vérité, il s'agit de résoudre et d'éradiquer tous les obstacles qui minent la chaîne d'approvisionnement et de distribution, tels que les détournements d'usage de la poudre de lait, destinée essentiellement à la consommation des ménages. Des pratiques qui ont longtemps réduit à néant les efforts des pouvoirs publics quant à fournir un produit fiable, à un prix subventionné, et qui persistent sous une forme de résistance aux politiques publiques nouvelles, essentiellement axées sur la lutte contre les niches de la spéculation. Cela étant, il est indispensable, aux yeux des observateurs, qu'une stratégie de subvention plus adaptée à la consommation, et ciblée soit adoptée et mise en place, dans l'optique d'instaurer un système de traçabilité, à même d'identifier les obstacles et les dysfonctionnements, qui, justement, tendent à relativer les effets de l'augmentation de la production. En fait, plus ce programme de renforcement au développement de la filière, s'étale à l'horizon 2024, et impose à ce titre, notamment au regard de la conjoncture difficile que traverse le pays, de la rigueur et de la fermeté dans l'exécution de mesures, dans l'ultime but de confèrer à cette stratégie, des résultats conséquents.

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