Le FFS s'indigne et demande le retrait de l'article 87 bis du code pénal    Domenech abonde dans le sens de Belmadi et ses propos sur Delort    L'Algérien Mohamed Belhocine élu    Des mesures urgentes pour "décongestionner" Alger    Milan AC : Ibrahimovic fait son retour dans le groupe    Stambouli : "Nous sommes prêts pour le défi"    Tirage au sort des barrages le 18 décembre à Doha    Début des travaux de regarnissage de la pelouse    Signature de trois conventions-cadres avec l'Anade    Campagne de maintenance des raccordements au gaz naturel    Arrestation de trafiquants de drogue présumés    La Seine d'horreur    De la berceuse de Fairouz ou de l'audit ?    sortie culturelle    CS Constantine-MC Oran en ouverture de la saison    Galtier trouve Belmadi «excessif»    Belmadi invité à la visioconférence    6 morts et 30 blessés dans des échanges de tirs à Beyrouth    Le marché de gros de Semmar prochainement transféré à El-Kharrouba    Une entrée de gamme satisfaisante    Violent incendie dans un appartement    Jambes lourdes et alimentation équilibrée    Mon beau chien Giscard...    Comment bloquer les appels indésirables ?    Elections à l'algérienne et syndrome du boycott    Ils ne nous aiment pas...    Focus sur le cinéma d'émigration    Ouverture aujourd'hui à Annaba    Une visite et des attentes    Des enfants exploités: La mendicité pointée du doigt    Industrie pharmaceutique: Des dispositions réglementaires pour «booster» le secteur    Tlemcen: Un militaire tué et deux autres blessés dans l'explosion d'une bombe    Bouira: Deux morts et 2 blessés dans un accident de la route    «Pesez de votre poids sur la politique française!»    Révélations sur une alliance criminelle    Les Russes en prospection à Tamanrasset et Djanet    Belaribi brandit l'expérience algérienne    C'est l'apanage des mamans!    L'Irlande appelle à la reprise des négociations    Le Makhzen et ses promoteurs aux abois    L'ONU appelle à la cessation des combats à Marib    Quelles incidences?    Des rejets à la pelle    Me Mourad Oussedik et la défense de rupture    Deux séquences de la barbarie coloniale    La France muette face à ses massacres    La prise d'otage de tout un peuple    Petite histoire du culte de la vache au lait d'or noir.    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Zeghmati s'en va, Tabi le remplace
Publié dans L'Expression le 10 - 07 - 2021

S'il y a bien une personne capable d'évoquer l'arrivant et le partant à la tête du poste de souveraineté, à savoir la justice, c'est bien votre serviteur, qui les connait très bien, au moins depuis... 30 ans. Belgacem Zeghmati, le partant de l'actuel gouvernement, grâce au parquet général, a connu Batna, Sétif, Oran et Alger! Avoir présidé les parquets généraux des quatre grandes villes, est à lui seul révélateur de la poigne de ce petit de taille, mais grand par le talent et la courtoisie!
Doté naturellement d'un calme olympien, Zeghmati, il faut vite le préciser, ne sait pas ce que c'est un comptoir de café, ni s'attabler avec des copains, qui n'existent pas dans l'absolu, est un grand énarque-organisateur-magistrat-debout qui a toujours évité de faire dans la politique, car et lorsqu'il a été nommé ministre de la Justice, garde des Sceaux, durant un peu plus de 2 ans, toutes ses déclarations étaient faites dans le plus pur jargon du vocabulaire de la majestueuse et belle magistrature!
Il a toujours fait son boulot, avec maestria, même si, en donnant l'info, en 2013, on a piétiné dans les plates bandes du juge d'instruction, qui a été à la base du fameux mandat d'arrêt contre Chakib Khelil, l'ancien patron des hydrocarbures du temps de Bouteflika, contrairement à Zeghmati, alors procureur général, qui a agi sur «instruction» du ministre de la Justice de l'époque, en l'occurrence, Med Charfi, l'actuel président de l'Anie! Belgacem Zeghmati, n'a été, finalement que l'exécutant de la chancellerie.
Oui, Zeghmati n'a fait que concrétiser dans les faits, les inculpations et accusations expédiées depuis leurs bureaux feutrés, par les juges d'instruction, qui se tapent eux, le sacré et amer boulot, on se rappelle les sanglots crachés publiquement par des juges d'instruction et du siège après le prononcé de leurs (jugements ou arrêts, avec, entre autres, les arrestations.)
En bon et loyal magistrat, Zeghmati s'en va, chez lui, la tête haute, avec le légitime et profond sentiment du devoir accompli, même si de grosses affaires de corruption notamment dorment encore dans les tiroirs. Ce à quoi va s'adonner, dès son installation, Abderrachid Tabi, le nouveau, discret, efficace et bosseur ministre de la Justice, garde des Sceaux, qui traîne derrière lui des années d'études supérieures, dont quelques-unes, au Canada, et par conséquent, est bien armé pour reprendre le flambeau de son ami et collègue Zeghmati. C'est un monsieur appliqué qui a horreur du travail bâclé. Il l'a démontré à la Cour suprême, qu'il chérit tant, puisqu'il est fermement attaché au principe qui fait de cette importante institution, un haut lieu d'exercice du seul droit!
Son futur successeur ne saura qu'être heureux de ce cadeau doré, car beaucoup a été réalisé par Tabi, le désormais ex-1er président de la Cour suprême, jusqu'à mercredi dernier, jour de sa nomination au poste de ministre de la Justice! En ce qui nous concerne, le vieux et fameux adage: «Le roi est parti, un autre est venu!», nous pousse à déclarer: «Bonne chance, Tabi et Zeghmati, car vous en aurez sacrément besoin! Abderrachid, le doux, prend la place du dur Belgacem, mais réfléchi bonhomme qui laissera à travers l'Histoire, du procureur général qui a osé organiser une conférence de presse, pour dénoncer la non-réponse à des sèches convocations de la justice de son pays, d'un ancien très puissant ministre de la République!


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.