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L'Algérie se lance dans une course effrénée à l'oxygène
En raison d'un manque d'anticipation et de prévention
Publié dans L'Expression le 31 - 07 - 2021

Il aura fallu plus d'une semaine de cris d'«étouffement» des citoyens, médecins et spécialistes, des dizaines de vidéos partagées sur les réseaux sociaux pour que le langage officiel change. La première quinzaine de juillet, et alors que la tension commençait à se faire sentir sur l'oxygène, c'est Benbahmed, le ministre de l'Industrie pharmaceutique, qui a été le premier à réagir pour affirmer que l'Algérie produit près de 430 000 litres par jour d'oxygène liquide. Une quantité, avait-il assuré, qui représente près de 400 millions de litres d'oxygène gazeux «ce qui permet de prendre en charge des dizaines de milliers de malades». Donc, l'Algérie, qui vit une crise sans précédent de disponibilité d'oxygène à en perdre des malades, a, en réalité, une quantité de ce produit précieux à en revendre! Pour le ministre, le problème est dans la distribution. Malgré la disponibilité, le ministre annonce une augmentation de la production et décide de mobiliser les transporteurs pour acheminer l'oxygène et régler la crise. Une semaine après, la situation se dégrade beaucoup plus, au point où les rumeurs font état de dizaines de décès par manque d'oxygène. Les officiels ne parlent plus d'oxygène, mais de manque de concentrateurs et annoncent leur importation. Le Premier ministre décide de prendre les choses en main et lance son plan d'urgence où il fait état de la commande d'au moins 15000 concentrateurs, de l'aménagement des hôtels pour la prise en charge des patients en besoin d'oxygénation mais aussi de l'importation de «plus de 160000 litres d'oxygène, en sus d'autres quantités!». Et à bien voir donc, l'Algérie manque d'oxygène, de moyens de le transporter, de concentrateurs, et selon des médecins, le déficit concerne aussi les espaces de stockage de cet oxygène dans les hôpitaux...Les carences sont nombreuses certes, mais pourquoi est-ce que personne n'a eu l'idée d'anticiper la crise, alors que la 3ème vague était, selon les professionnels de la santé, prévisible après l'apparition des premières contaminations par le virus Delta? L'Algérie ne dispose-t-elle pas d'éminences grises pouvant prévenir et avertir? Un comité d'experts, une agence de sécurité sanitaire et bien d'autres organismes ne comptent-ils pas parmi leurs membres, quelqu'un qui pouvait lancer l'alerte? Il aurait, peut-être (nous ne sommes pas experts), suffi de regarder ce qu'il se passe dans le monde pour voir le danger arriver. Le Bangladesh, l'Indonésie ou, juste à côté, la Tunisie, ces trois pays ont bien vécu une grave crise d'oxygène. Aujourd'hui, l'Algérie se lance dans une course contre la montre pour importer des concentrateurs. Pas moins de 6000, selon le ministre de la Santé qui, en qualifiant la situation épidémiologique d' inquiétante, a fini par avouer que «le problème majeur dont souffrent les hôpitaux algériens actuellement est le manque d'oxygène et non de lits». Mais le problème n'est pas de reconnaître, aujourd'hui, une situation que le citoyen connaît parfaitement pour l'avoir vécue, mais c'est surtout le fait de dire que l'opération d'acquisition «n'est pas facile, compte tenu de la demande importante à travers le monde, notamment par les grandes puissances». C'est du «déjà-vu» avec l'acquisition du vaccin.
L'Algérie, qui avait temporisé à l'acquisition d'un vaccin, voulant commander un vaccin homologué, fiable et ayant fait l'objet de tous les tests, avait tardé à passer commande et s'est retrouvée, par la suite, dans une situation «pas facile». Abderrahmane Benbouzid a fait état, de contacts avec les ambassadeurs algériens en Italie, Belgique, Allemagne, France et Espagne, pour l'acquisition de concentrateurs et de générateurs d'oxygène auprès des producteurs de cette matière vitale «dans les plus brefs délais», assurant que «les choses vont s'améliorer» lorsque les hôpitaux seront dotés d'appareils et de concentrateurs d'oxygène. Mais lorsqu'on a besoin d'oxygène, c'est une question de minutes et non pas de délais, aussi brefs soient-ils.

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