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Fattani démasque Rebrab
Vérités sur la liquidation du quotidien Liberté
Publié dans L'Expression le 19 - 04 - 2022

«Rebrab a menti aux journalistes de Liberté, à tous les travailleurs, à l'opinion nationale». Le propos est clair, net et précis. Ahmed Fattani n'est pas allé par quatre chemins pour dire les quatre vérités sur la disparition d'un prestigieux titre, qui fut le plus grand tirage d'Afrique et du Monde arabe. Dans la conférence de presse qu'il a coanimée avec son avocat Me Bitam, Ahmed Fattani a rétabli la vérité de la décision de Rebrab de saborder Liberté. Ce ne sont pas de prétendues pressions exercées par le pouvoir, ni des considérations personnelles ou familiales, comme il avait été colporté sur les réseaux sociaux et dans les colonnes des journaux. C'est un échec judiciaire de Rebrab et une victoire de Fattani qui est à l'origine de la fermeture de Liberté. C'est dit. «La décision du tribunal de Chéraga a été notifiée le 8 mars dernier. Quelques jours plus tard, Rebrab prend la décision de dissoudre l'entreprise éditrice du titre», fait remarquer le directeur de l'Expression et fondateur de Liberté. Il n'y a pas de hasard dans la proximité des deux dates. La décision du tribunal de Chéraga (lire l'article de Walid Aït Saïd) met fin à une situation de «hogra», dont a souffert le véritable propriétaire de Liberté durant toutes ces années. Fattani connaissait l'ampleur du combat qu'il allait mener, le jour même de la décision de son renvoi de la direction du journal. La fameuse Assemblée générale des actionnaires qui s'était tenue le 25 janvier 1995 à Paris, a été le début d'une très longue bataille livrée à l'homme le plus riche du pays. Affronter le premier milliardaire, au summum de sa puissance, relève objectivement de l'impossible. Un combat perdu d'avance, surtout lorsque ledit milliardaire use de sa puissance financière pour écraser les journalistes. Rebrab a racheté les actions des deux autres associés, Ali Ouafek et Hacène Ouandjeli, avant d'exploser le capital social pour mettre en minorité Ahmed Fattani. L'entreprise éditrice de Liberté était devenue la propriété quasi exclusive de Rebrab. Mais pas totalement, puisque Fattani a refusé de vendre. En 1995, le journaliste était un naufragé qui s'accrochait à une corde du bateau, convaincu qu'un jour, il remontra sur le pont pour faire valoir ses droits. Pendant toutes ces années, des procédures judiciaires longues et complexes, des batailles gagnées et d'autres perdues, le journaliste n'a jamais perdu la foi. «Mon combat contre le milliardaire a un sens. C'est un message pour tous les journalistes algériens. Il ne faut jamais céder aux forces de l'argent», explique le doyen de la presse nationale aux jeunes journalistes venus couvrir la conférence de presse, d'un de leurs confrères qui a refusé de rester à terre. Il s'est relevé pour créer un autre titre qui a, aujourd'hui, toute sa place dans le paysage médiatique national. Ainsi, le fondateur de L'Expression sait parfaitement d'où il vient et l'énorme conviction qui est la sienne de ne jamais céder à la puissance de l'argent. Les milliards ne doivent pas dessiner la destinée d'un journal. Ce sont les journalistes qui en sont les chevilles ouvrières et méritent de ce fait respect et considération. C'est cela la morale d'un combat pour que le métier ne se dissolve pas dans les intérêts, souvent, peu avouables. «L'Expression que je dirige emploie plus de 70 salariés. Je n'ai jamais fait un plan social, malgré les coups durs que le journal a reçus», dit-il, histoire de souligner les priorités. «Au contraire, Liberté est passé de plus de 102 employés à une quarantaine en quelques mois». Rebrab n'a-t-il donc pas les moyens de conserver ces postes de travail? La réponse est assurément non. Liberté ne pèse presque rien dans le chiffre d'affaires de son groupe industriel. De plus, les gestionnaires du titre disaient qu'il pouvait survivre. Pourquoi donc le tuer? s'interroge Fattani, si ce n'est pas pour éviter de dire la vérité, à savoir que la Justice a tranché en faveur du journaliste contre le milliardaire.
«Mon nom est Ahmed Fattani. J'ai 75 ans. J'exerce le métier de journaliste depuis 52 ans». Et hier, le journaliste a réussi l'exploit de vaincre la première fortune du pays. Un parcours atypique et une leçon de vie.

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