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Amara Rachid: de l'école au maquis
Son parcours évoqué hier à Tizi Ouzou
Publié dans L'Expression le 19 - 05 - 2022

«Deux années après le déclenchement du 1er Novembre 1954, je me trouvais dans l'Algérois au lieudit Beni Mesra, au nord-est de Médéa, dans l'Atlas blidéen, où j'avais installé le poste de commandement (P.C.) militaire de la wilaya IV (l'Algérois), que je dirigeais depuis quelque temps.
En prévision de la progression ennemie dans la région, je prenais souvent ma paire de jumelles, afin de scruter l'horizon. Par un beau matin de printemps, après avoir pris une tasse de café bien chaud avec mes compagnons d'armes, je saisis encore une fois cette paire de jumelles pour balayer l'horizon. Après une observation minutieuse tous azimuts, et à ma grande surprise, de personnes voilà que j'aperçois un mouvement suspect de personnes, qui se dessinait au loin, avançant dans ma direction. Intrigué, je donne l'alerte au PC.
Au fur et à mesure que celle-ci progressait inlassablement, je distinguais des silhouettes portant des tresses; c'était un groupe de quatre cavaliers constitué de trois jeunes femmes et d'un seul homme.
Meriem Belmihoub (épouse Zerdani), Fadila Mesli (ép. Rédjimi), Safia Bazi et Amara Rachid» (*). Il n'y a pas meilleur témoignage pour parler du chahid Amara Rachid que celui livré par Slimane Déhiles, dit le colonel Sadek, responsable de la wilaya IV (Algérois). Un chahid algérien dans tous les sens du terme. En plus de son parcours héroïque dans le mouvement estudiantin algérien, durant la Guerre de Libération nationale, le jeune Rachid -né le 6 décembre 1934 à Oued Zenati, dans la wilaya de Guelma, d'une famille originaire de Bouadnane, Aïn El Hammam à Tizi-Ouzou- est tombé au champ d'honneur le 13 ou le 14 juillet 1956, dans la zone de Béni Misra, à Tablat, dans la wilaya de Médéa. Aussi, à l'occasion de la célébration de la Journée nationale de l'étudiant, un hommage lui est rendu à Tizi-Ouzou.
La bibliothèque de lecture publique de la ville des Genêts et le CEM Amara Rachid ont organisé, hier, une journée d'évocation du parcours de ce combattant qui a abandonné les études, à l'appel du FLN, afin de rejoindre le maquis et se battre, les armes à la main, pour l'indépendance de son pays. Amara Rachid, poursuit Si Sadek, était un agent paramédical.
D'ailleurs, c'est à ce poste qu'il fonda, avec ses trois camarades femmes, un hôpital où il dispensa des cours de secourisme dans une infirmerie qui eut la particularité de servir aussi d'école pour ces cadres politiques, puis de PC de la zone IV, selon une biographie signée par Fouzia Naïm, publiée sur la page officielle de la Fondation de la wilaya IV.
Il a mis sa touche et son intelligence sur le mouvement des étudiants algériens qui ont donné à la révolution algérienne, une bonne visibilité incontestable à l'international.
Aujourd'hui, si la wilaya de Tizi-Ouzou lui rend un hommage, c'est aussi parce qu'Amara Rachid continue d'être une source d'inspiration pour la jeunesse algérienne en général et les étudiants en particulier.
Son combat pour la liberté inspire encore et continuera d'inspirer les jeunes qui en tirent aussi un grand sentiment de fierté d'être des descendants d'hommes et des femmes de cette trempe.
(*) El Watan du 19 Mai 2019


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