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Un long fleuve tranquille
Relations algéro-italiennes
Publié dans L'Expression le 25 - 05 - 2022

Evoquer les relations algéro-italiennes revient cependant à remonter aux guerres puniques. À la seconde, notamment où Rome trouvera en Massinissa, le célèbre roi berbère qui unifia la Numidie, un puissant allié pour vaincre Carthage avant qu'elle ne bute sur son petit-fils Jugurtha. Son successeur emblématique. Grand allié de Rome, il s'opposera à sa puissance durant sept ans entre 111 et 105 av. J-C avant d'être fait prisonnier dans une ancienne geôle de Rome où il s'éteindra. Un site archéologique, aujourd'hui, situé au coeur de la capitale italienne que visitera le ministre des Affaires étrangères et de la Communauté nationale à l'étranger, le 7 octobre 2021. «Une pièce de l'histoire de l'Algérie viscéralement ancrée dans le coeur de Rome. Le dernier lieu où le roi numide Jugurtha, fils de Cirta et petit-fils de Massinissa a été emprisonné. Il y mourut en l'an 104 av. J-C après une guerre sans merci contre les Romains qui a duré 7 ans», écrira Ramtane Lamamra sur son compte officiel Twitter. C'est dans cette histoire partagée et assumée que se sont tissées, en un long fleuve tranquille désormais, les relations entre l'Italie et l'Algérie. Des sites archéologiques de premier plan tels que ceux de Djemila et Tipaza inscrits au patrimoine mondial de l'Unesco témoignent, aujourd'hui, de la présence romaine en Algérie. Des vestiges sur lesquels le socle se bâtira un partenariat exceptionnel qui puisera ses fondements dans plus de sept longues années d'une guerre de libération qui a fait l'admiration du monde, à laquelle l'Italie a apporté son soutien. Incarné par l'ancien président de l'Entreprise nationale des hydrocarbures (ENI), Enrico Mattei, (29 avril 1906- 27 octobre 1962), qui a soutenu la révolution algérienne, les négociations d'Evian et contribué à la formation de cadres algériens du secteur pétrolier après l'indépendance. Ces liens exceptionnels ont scellé une coopération de premier ordre entre la Compagnie nationale des hydrocarbures, Sonatrach et le groupe énergétique italien, ENI.
Les deux parties, symbolisent à elles seules, la remarquable relation algéro-italienne. «L'Italie et l'Algérie sont deux pays liés par l'amitié et l'histoire», avait déclaré le président de la République italienne, Sergio Mattarella, dans une interview accordée au quotidien national Liberté. Premier chef d'Etat italien à avoir visité l'Algérie, au mois de novembre 2021 depuis dix-huit ans après Carlo Azeglio Ciampi qui fut à la tête de son pays entre le 18 mai 1999 et le 15 mai 2006. Il dira à cette occasion que «Les relations algéro-italiennes sont solides, anciennes et stratégiques, et nous travaillons, afin de les renforcer et de les consolider davantage», à l'issue de son entretien avec son homologue algérien.
Le président de la République a abondé dans le même sens mettant en exergue des relations d'«amitié fortes et solides» entre les deux pays. Ces relations sont très anciennes et se sont renforcées durant la guerre de Libération nationale, sans oublier les aides de l'Italie à l'Algérie lors de la décennie noire, un des rares pays à nous avoir soutenus», durant cette époque, soulignera Abdelmadjid Tebboune. Il faut rappeler que l'Italie a été un ardent défenseur de la stabilité de l'Algérie lors de la décennie noire et a fourni des renseignements de premier ordre aux forces de sécurité engagées dans une lutte implacable contre les hordes islamistes qui ont semé la mort et le chaos avec comme objectif ultime de raser les institutions de la République. L'Algérie pourra trouver, aujourd'hui, en l'Italie, membre fondateur historique de l'Union européenne, un ambassadeur de choix qui saura communiquer à ce bloc continental «tourmenté» les valeurs de paix, de coopération sereine, de bon voisinage, qu'elle porte, tout en s'affichant comme acteur incontournable dans la construction d'un pourtour méditerranéen prospère, auquel aspirent les pays qui en font partie. Les deux pays jouent un rôle de premier plan dans la stabilité de la région. Leurs relations, qui sont un long fleuve tranquille, tranchent avec les crises cycliques qui caractérisent celles qu'entretient l'Algérie avec la France, ancien pays colonisateur qui n'a vraisemblablement pas encore fait son deuil de la perte de son ancienne colonie...


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