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Hamidouche, le chanteur à la voix douce
Il nous a quittEs en juin 2002
Publié dans L'Expression le 29 - 06 - 2022

Pourtant, ce n'est sans doute pas la meilleure chanson produite et interprétée par le regretté et inoubliable Hamidouche. Mais il y a des chansons que les mélomanes adoptent plus que d'autres pour des raisons qui restent mystérieuses et inexplicables. Le texte de la chanson «Tawizets n tnach» est entouré de mystère. Il s'agit d'un poème que chacun tente d'interpréter à sa façon.
Le secret réside peut-être aussi dans le support musical ayant servi à cette chanson en plus de la voix d'une douceur indicible dont est doté Hamidouche. Les chansons mythiques de Hamidouche se comptent par dizaines. Sur le plan musical, elles se divisent en deux genres. Il y a d'abord celles qui sont rythmées à l'instar de Arwah Arwah, À vava lwali, Subegh gher wasif, Ouiza semhas, etc. L'autre catégorie est constituée de musiques douces parfois mélancoliques. Concernant ces dernières, les thématiques abordées par Hamidouche sont diversifiées. Il a, en effet, chanté sur plusieurs thèmes ayant trait à l'actualité de l'époque comme la description de l'état du jeune qui s'apprête à aller passer son Service national, la situation socio-politique du pays dans les années quatre-vingt, la menace islamiste et le fanatisme religieux, la bureaucratie au niveau des mairies...
Des chansons tirées du vécu
On a tendance à n'évoquer que les chansons d'amour de Hamidouche en oubliant qu'il a été l'un des premiers à avoir, par exemple, chanté sur la menace intégriste dans des chansons comme À vava lwali. Concernant la chanson Lmir (le maire)», très célèbre à l'époque de sa sortie, le chanteur se serait inspiré d'une situation qu'il aurait vécue lui-même, pour la composer. D'autres chansons politiques ont été composées et chantées par Hamidouche comme «A parti» (le parti politique) où il expose son scepticisme suite à l'ouverture démocratique et au multipartisme ayant succédé aux événements d'octobre 1988. Cette chanson a également eu beaucoup de succès et fait un tabac tout comme la chanson d'amour Arwah arwah, appuyée par un clip ayant marqué également les esprits. C'est le cas d'une infinité d'autres chansons de Hamidouche comme Si Ldzair gher Tunès, Nadia ruh, Tafat n walen-iw, Kker a gma anruh, et la liste est longue. Il n'y a pas eu un seul album de Hamidouche qui n'a pas enregistré un grand succès après sa sortie.
Une voix douce et unique
Il faut dire que la réussite de Hamidouche, dans sa carrière artistique, doit beaucoup à sa voix belle, douce et unique. Son vrai nom est Hamidouche Khedim. Il a vu le jour en août 1956 dans un village de la région de Makouda près de Tigzirt. Le village est Agouni bwaklane-Attouche où l'artiste est enterré. Dès sa première chanson, intitulée À Ouiza semhas, il connut un succès tonitruant à la fin des années 70-début 80. Quand Hamidouche avait commencé à chanter, il n'était pas du tout évident de trouver une place, encore moins de briller comme il le fit. Car à l'époque, c'était l'apogée de la chanson kabyle et des étoiles dans tous les styles emplissaient le ciel artistique d'expression amazighe. Hamidouche a réussi à s'imposer pour la multitude de qualités artistiques citées plus haut. Malheureusement, sa carrière a été brutalement écourtée en juin 2002 alors qu'il n'avait que 45 ans et des tas de projets et de chansons inédites. Les dernières années de sa vie, Hamidouche, les a passées dans des moments très difficiles car il luttait courageusement contre la maladie. Bien qu'il était très affaibli, il a continué à sortir, à rencontrer les gens et surtout à se produire dans des salles archicombles grâce au soutien et à l'accompagnement de son frère Rachid, lui aussi artiste-chanteur. Aujourd'hui, 20 ans après le décès de son père, Karim Khedim, son fils tente de le ressusciter en rénovant ses chansons et en tentant de les adapter aux nouvelles générations de fans de la chanson kabyle.


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