Le Fonds monétaire international (FMI), vient d'annoncer son oracle. Il s'agit du rapport du chef de mission de cette institution financière d'envergure sur l'Algérie, Chris Geiregat. Dans ce sens, ce dernier a souligné que «les perspectives de l'économie algérienne, à court terme, sont globalement favorables, marquées par une croissance toujours élevée et une inflation plus modérée en 2024», a-t-il précisé. Fini les rapports qui ressemblaient aux oiseaux de mauvais augure qui noircissaient le tableau économique et financier de l'Algérie, un pays sans dettes vis-à-vis de cette auguste institution créée sur fond d'accords de Bretton Woods, laquelle a réformé le système monétaire international, après la Seconde Guerre mondiale. Cette situation conforte la position de l'Algérie sur le plan financier et économique en matière de souveraineté dans ce domaine. Le chef de mission du FMI en Algérie a expliqué que «le solde des transactions courantes de la balance des paiements devrait enregistrer un excédent pour la 2ème année consécutive, en dépit de la baisse des prix des hydrocarbures en 2023», et d'ajouter, dans le même sillage, «tandis que les réserves internationales sont à un niveau confortable, équivalent à 14 mois d'importations à fin octobre. C'est pourquoi les perspectives, à court terme, sont «globalement favorables», a-t-il rappelé. Ce bilan positif et concluant pour l'Algérie, au plan de la gestion financière et ses retombées sur la situation économique et sociale du pays, a permis au représentant du FMI en Algérie d'indiquer que «la croissance devrait rester robuste en 2024, et l'inflation devrait diminuer. Les tendances économiques du pays pourraient également s'améliorer grâce à la poursuite des réformes visant à diversifier l'économie et réduire sa dépendance aux hydrocarbures, à établir une croissance plus forte et soutenable et à stimuler la création d'emplois. Ces réformes nécessiteront une mise en oeuvre continue du Plan d'action du gouvernement, une hausse de l'investissement privé, une amélioration du climat général des affaires, un plus grand développement des marchés financiers domestiques et la recherche de nouvelles opportunités pour les exportations hors hydrocarbures, dans la continuité de l'action menée par les autorités», a-t-il expliqué. Donc les perspectives économiques et financières du pays seront, en 2024, caractérisées par l'accélération de la cadence économique grâce à la «croissance robuste» et une «inflation modérée». Ce bilan rappelle que l'année 2024 sera l'année des réformes qui permettront à l'Algérie de retrouver ses équilibres macroéconomiques et la stabilité en matière de croissance et de gestion des équilibres monétaires. Dans ce registre, le chef de la mission du FMI en Algérie a déclaré que «la mission salue les progrès continus enregistrés en matière de réforme des finances publiques, tels que l'introduction du budget programme et la mise en place de contrats de performance pour les gestionnaires, qui devraient améliorer la transparence et la solvabilité en matière d'exécution budgétaire», et de renchérir: «La mission se félicite aussi de l'adoption de la nouvelle loi sur la monnaie et le crédit, qui vise à stimuler l'innovation et l'inclusion financières (comme la création d'organismes bancaires numériques ou islamiques), à moderniser les outils à la disposition de la Banque d'Algérie en matière de supervision financière et de gestion des crises, et à réformer l'organisation de la B.A. et les opérations de politique monétaire», a-t-il mentionné. L'optimisme exprimé par Chris Geiregat en Algérie à l'égard de l'économie algérienne ne peut être formulé par fantaisie ou sous forme de «corruption», afin de soudoyer les experts de cette institution financière internationale, dans le but d'embellir la situation économique et financière du pays. L'Algérie a fourni des efforts inouïs durant les quatre dernières années afin de remettre la situation économique sur les rails. Cette réalité a été confirmée par la déclaration du chef de la mission de cette institution financière d'envergure soulignant que «les autorités algériennes ont mis en oeuvre plusieurs initiatives afin d'améliorer le climat des affaires, diversifier l'économie et promouvoir les investissements privés», a-t-il conclu. Depuis des années, l'Algérie n'a pas été «encensée» par le FMI, surtout que cette institution est mal vue par la majorité des Algériens parce qu'elle leur rappelle les sinistres années de la fermeture des entreprises publiques et la mise en branle du Programme d'ajustement structurel (PAS) et ses retombées sur le plans économique et social dans les années 90 du siècle dernier.