Lundi dernier, le Centre international des conférence (CIC) était l'épicentre d'un événement exceptionnel. Tous les yeux étaient rivés sur cet endroit emblématique, prêts à vivre un moment historique. Le président Abdelmadjid Tebboune s'apprêtait à s'adresser aux Algériens dans un discours, face aux deux chambres du Parlement. Le début de ce fait a été marqué par l'imam de la mosquée Ketchaoua, qui a ouvert la cérémonie d'une récitation envoûtante de versets coraniques. Une spiritualité palpable imprégnait l'atmosphère, préparant le terrain pour ce qui allait suivre. La troupe philharmonique de la Garde républicaine a ensuite enflammé la salle en interprétant majestueusement l'hymne national. Un moment d'une beauté saisissante où l'unité nationale s'est exprimée dans chaque note, chaque mot chantés à l'unisson par une salle en délire. Puis vint le moment tant attendu, celui où le président Tebboune, devant les représentants du peuple, allait prononcer le tout premier discours sur «l'état de la nation» dans l'histoire de l'Algérie. Un moment historique La scène était magnifique et l'ensemble du pays se rassemblait, que ce soit devant des écrans de télévision, des récepteurs radio, ou connecté aux réseaux sociaux. Ce discours restera gravé dans les mémoires, non seulement en raison de son caractère historique, mais aussi de la sincérité qui l'a caractérisé. Pendant plus de deux heures, le président s'est adressé à la nation sans artifice, gagnant davantage le coeur des Algériens. Loin des discours fastidieux et creux, Tebboune a parlé avec émotion et authenticité à ses compatriotes, recevant des ovations enthousiastes tant dans la salle que dans les rues et sur les réseaux sociaux. Le chef de l'Etat a abordé des sujets variés, mais c'est sa tendresse paternelle envers le peuple algérien qui a suscité un élan d'émotion. Les messages clairs et sincères ont touché chaque individu, créant une osmose unique entre le Président et ses concitoyens. Au-delà des aspects politiques, économiques et sociaux, l'allocution a été ponctuée de moments forts d'émotion et de fierté nationale. La réaffirmation des positions indéfectibles de l'Algérie envers des causes nobles telles que la Palestine et le Sahara occidental a électrisé la salle. La fierté d'être Algérien a atteint son apogée. L'Algérie avant tout... Néanmoins, ce qui a encore plus marqué les esprits est cette nouvelle «déclaration d'amour» du président Tebboune pour l'Algérie. Il n'a cessé de répéter: «Allah et El Watan». (Rien n'est au-dessus de Dieu et du pays, Ndlr). Ces lignes rouges ont été rappelées avec conviction lors de cette prise de parole exceptionnelle. Il a d'ailleurs tenu à parler de la période «post-Bouteflika», où ces lignes rouges ont été franchis par une «Issaba» qui méprisait le peuple et était prête à détruire l'Etat et ses institutions pour ses propres intérêts. Le Président a partagé avec émotion les défis du Hirak, les changements et l'incertitude qui planaient sur le pays. Les larmes aux yeux, il a rappelé les dépassements de l'oligarchie en matière de corruption et son manque de considération pour le peuple. Tebboune a répliqué fièrement, déclarant que les Algériens ont pacifiquement démontré leur capacité à changer les choses, le 22 février 2019. «On a montré notre conscience et notre passion pour le pays», a-t-il souligné, suscitant un tonnerre d'applaudissements. Le Président a avoué ses nuits d'insomnie, partageant les inquiétudes quant à l'avenir du pays et la volonté d'une «mafia» de le détruire. En tant que commis de l'Etat, il a affirmé qu'il ne pouvait rester passif face à la menace de voir l'Algérie sombrer dans le chaos. Répondant à l'appel de millions d'Algériens, il a souligné qu'il ne pouvait pas ignorer cet appel de ses soeurs et de ses frères. La salle s'est levée comme un seul homme, saluant cet aveu sincère du Président. Tebboune a alors ouvert encore plus son coeur. Il a laissé son discours de côté et affirmé, avec les larmes aux yeux, s'être engagé devant le Tout-Puissant à placer la dignité et le pouvoir d'achat des citoyens au-dessus de toute autre considération. «J'ai oeuvré pour que chaque citoyen algérien jouisse pleinement de ses droits, insistant sur l'égalité de tous, de Timiaouine à Hydra» a attesté le Président. Malgré les défis persistants, il a demandé aux Algériens de juger sincèrement les acquis sociaux des quatre dernières années, marquées par une pandémie et une crise économique. Au fond de la salle, un élu du peuple a répliqué. «Il y a cinq ans, on nous disait qu'il n'y avait plus d'argent pour payer les fonctionnaires. Aujourd'hui, il est question d'augmentation importante de salaires, je laisse cela comme un témoignage devant Dieu», a-t-il lancé avec beaucoup de détermination. La salle s'est levée encore une fois alors comme un seul homme pour scander le nom du président Tebboune. Tout le monde était debout, même le Premier ministre et le chef d'état-major de l'ANP. Ils affichaient un sourire des grands jours, montrant que toutes les institutions du pays sont restées debout grâce à cet Homme. C'est le moment qu'a choisi un autre élu du peuple pour appeler le Président à se présenter à un deuxième mandat. Les larmes du Président! L'image incroyable de Tebboune fondant en larmes, a capté l'émotion sincère de ce Président proche de son peuple. Les acclamations «Aâmi Tebboune», «Yahia Erraïs», et «Djeïch, chaâb, maâk ya Tebboune» ont créé une atmosphère festive à l'auditorium du CIC. Le président de la République ne pouvait plus retenir son émotion. Emu, il a salué les personnes présentes avec son fameu «Tahia El Djazaïr», assurant que le dernier mot reviendrait toujours au peuple. «C'est lui qui décidera si je dois ou non aller à un second mandat», a-t-il affirmé. Le Président a insisté, en essuyant ses larmes, que le dernier mot appartient toujours au peuple. Cette image résume à elle seule le style de Tebboune, un Président aimé pour sa sincérité, son honnêteté et son efficacité. Cette relation particulière entre Tebboune et les Algériens, empreinte d'amour et de vérité, s'est encore renforcée avec ce message poignant à la nation...