L'Algérie récolte, aujourd'hui, les fruits de ce qu'elle a semé. Une entreprise prise à bras le corps par le chef de l'Etat au lendemain de son investiture à la tête du pays. Un vent nouveau a soufflé sur l'économie nationale qui, en plus d'être mal en point, persistait à être chevillée à son secteur pétro-gazier. De profondes réformes ont été engagées pour lui mettre le pied à l'étrier d'un nouveau modèle de croissance créateur de richesses. Ce qui a ouvert de facto la problématique de la récupération du foncier destiné à l'investissement indispensable à l'industrialisation du pays. Une opération dont le feu vert sera donné par le premier magistrat du pays. Le président de la République avait en effet ordonné lors du Conseil des ministres qu'il avait présidé, le 28 février 2021, la récupération de toutes les assiettes de foncier industriel attribuées, mais non exploitées à ce jour. Abdelmadjid Tebboune avait également ordonné l'assainissement des accumulations négatives caractérisant, par le passé, la politique du ministère de l'Industrie, en adéquation avec les textes juridiques et la nouvelle orientation de la politique industrielle. Un chantier qui ouvre la voie à une autre étape: celle visant à mettre fin aux dysfonctionnements dans l'octroi et la gestion du foncier économique. Le terrain a été déblayé. Les investisseurs étrangers (qataris, polonais, australiens, allemands...) frappent aux portes d'un marché national désormais assaini, mais reconnu surtout comme étant attractif, d'un pays doté de surcroît d'une économie dont la robustesse a été soulignée par les deux institutions de Bretton Woods. Le Fonds monétaire international et la Banque mondiale. Les chiffres livrés par le ministre des Finances, samedi dernier, en atteste. Une communication remarquable qui a mis en lumière la vision du président de la République au cours de laquelle le grand argentier du pays a souligné l'importance qu'accorde l'Etat à la diversification des sources d'investissement, qu'il s'agisse de financements bancaires ou de ceux provenant du Trésor public. Le volume des investissements devrait dépasser 6 000 milliards de dinars algériens d'ici à la fin 2024, y compris les investissements étrangers, a indiqué Laâziz Faid lors d'une conférence de presse, animée au siège du ministère, sur les conclusions des Réunions de printemps du Groupe de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international, auxquelles il avait pris part du 15 au 20 avril à Washington (Etats-Unis). Le même jour, le 27 avril, le directeur général de l'Agence algérienne de promotion de l'investissement (Aapi), a déclaré à partir de Annaba, que l'attribution du foncier économique destiné à l'investissement est fondée sur la nature de l'activité et que celle-ci devait servir l'économie nationale et favoriser sa diversification. Les «projets importants et majeurs qui se profilent à l'horizon démontrent l'attractivité de l'Algérie pour les investissements étrangers», avait souligné Omar Rekkache lors de ce séminaire régional, première rencontre interactive de l'Aapi avec les investisseurs. L'Algérie «offre de grands avantages concurrentiels, notamment pour les coûts des éléments de la production (énergie et main-d'oeuvre), outre sa situation géographique l'érigeant en portail du marché africain et même européen», avait-il assuré le 21 avril dernier. Il faut rappeler que l'Aapi a enregistré 113 projets d'investissements liés à des étrangers depuis le 1er novembre 2022 (date du début de son activité) et jusqu'à la fin du mois de mars 2024. Une cadence appelée à s'accélérer pour que les investissements dépassent l'objectif des 6 000 milliards de DA, d'ici à la fin 2024.