Le ministère palestinien des Affaires étrangères et des Expatriés a mis en garde dimanche, contre le projet de l'occupation sioniste de lancer des procédures visant à annexer de grandes parties de la Cisjordanie occupée. Dans un communiqué, repris par l'agence palestinienne de presse, Wafa, la diplomatie palestinienne a indiqué que ce projet est «un crime majeur» qui s'inscrit dans le cadre de la politique de l'occupation visant à annexer la Cisjordanie occupée, à déplacer les Palestiniens, et à détruire les fondements de leur vie et leur présence dans leur patrie, «ce qui conduit à saper toute possibilité d'incarner l'Etat palestinien sur le terrain». À cet égard, le MAE palestinien a appelé à ce que des mesures internationales «sérieuses» soient prises pour empêcher la mise en oeuvre de ce plan expansionniste. Fin février dernier, l'organisation Oxfam a mis en garde contre les actions sionistes en Cisjordanie occupée, où quelque 40 000 personnes ont été déplacées depuis le 19 janvier, jour de l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu à Ghaza. Au moins deux Palestiniens sont tombés en martyrs sous les balles des forces d'occupation sionistes, dans le centre de la ville de Rafah, au sud de la bande de Ghaza, a rapporté l'agence de presse Wafa. Les forces d'occupation ont ouvert le feu dans plusieurs zones du nord et du sud de la bande de Ghaza, au moment où l'entité sioniste refuse toujours de s'engager dans la mise en oeuvre de la deuxième phase de l'accord de cessez-le-feu, après l'expiration de la première phase samedi, souligne Wafa. Par ailleurs, un hélicoptère de l'armée sioniste a tiré deux missiles sur la région d'Al-Mawasi, à l'ouest de Khan Younes, faisant trois blessés, ajoute la même source. Les forces d'occupation ont également ouvert le feu à l'est de Jabalia, au nord de la bande de Ghaza, tandis que des avions de guerre ont ouvert le feu au large de de Khan Younes et que des hélicoptères survolent l'ouest de la ville de Rafah. Le nombre total de martyrs depuis l'annonce du cessez-le-feu est de 116, tandis que le nombre de blessés a atteint 490», avaient indiqué les autorités palestiniennes de la santé. L'Office des Nations unies pour les réfugiés palestiniens (Unrwa) a dit continuer de fournir des services de santé dans la bande de Ghaza, soulignant que l'accès aux soins de santé «est essentiel». «Malgré les difficultés, l'Unrwa continue de fournir des services de santé à Ghaza», a écrit l'agence dans un message publié dimanche sur les réseaux sociaux. Et de préciser dans ce contexte que «trois centres de santé ont rouvert et des soins sont désormais disponibles dans neuf endroits au total». «Jusqu'à présent, les équipes de l'Unrwa ont procédé à 300 000 consultations, soutenu 19 000 femmes enceintes et post-natales à haut risque, et fourni des soins de physiothérapie à 5 500 personnes», a ajouté l'Unrwa. «L'accès aux soins de santé est essentiel. L'Unrwa reste engagé envers ceux qui en ont besoin», a conclu l'agence onusienne dans son message. L'Union européenne (UE) a, de son côté, condamné la décision de l'occupation sioniste d'empêcher l'entrée de l'aide humanitaire dans la bande de Ghaza, alertant sur les conséquences désastreuses d'une telle démarche. Dans un communiqué repris lundi par l'agence de presse Wafa, l'UE a indiqué que l'obstruction par l'entité sioniste de l'aide humanitaire dans la bande de Ghaza «entraînera des conséquences humanitaires désastreuses», appelant à «assurer un accès complet, rapide, sûr et sans restriction de l'aide humanitaire au profit des Ghazaouis». Elle a ajouté qu'«en cette période, les efforts doivent être plutôt redoublés pour parvenir à un cessez-le-feu permanent dans la bande de Ghaza», notant que «la reconstruction de l'enclave palestinienne doit être la première priorité». Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a appelé dimanche au retour «immédiat» de l'aide humanitaire dans la bande de Ghaza, après que l'entité sioniste a annoncé suspendre son entrée dans le territoire palestinien assiégé.