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Petite bourse s'abstenir
BOUIRA
Publié dans L'Expression le 20 - 12 - 2006

Le mouton de l'Aïd devient un luxe difficilement accessible pour des pans entiers de notre société.
L'Aïd El Adha devient un véritable casse-tête pour les pères de famille aux revenus moyens qui ne savent plus comment s'en sortir face à la cherté de la vie et aux exigences imposées par la famille et par les pratiques sociales et religieuses. En effet, passer l'Aïd sans le mouton et oser ainsi déroger à la règle du sacré rituel, relève de l'intolérable, en particulier chez les enfants qui attendent depuis des semaines, pour ne pas dire depuis l'Aïd El Fitr, le jour où le papa reviendra à la maison en compagnie de la fameuse bête.
Mais les temps ne sont plus ce qu'ils étaient et pouvoir offrir une si grande offrande à sa progéniture n'est plus à la portée du simple salarié et encore moins du travailleur remercié après la fermeture de son entreprise qui le faisait vivre.
Le mouton de l'Aïd devient, pour ainsi dire, au gré des retombées économiques et la cherté de la vie, un luxe difficilement accessible pour des pans entiers de notre société.
L'Algérien est pris de fait entre le marteau et l'enclume ne sachant à quel saint se vouer pour accomplir son devoir religieux et satisfaire, par là même, le désir des bambins qui eux, ne sauraient mesurer l'ampleur de la gêne et des désagréments que subit le chef de famille pour un tel sacrifice.
«C'est la troisième année consécutive que je n'achète pas le mouton de l'Aïd. Le prix est exorbitant. Il va de soi que cela constitue une difficile privation et un manquement au devoir sacré, mais avec un seul salaire cela est devenu tout à fait impossible», essaie de se justifier Smaïl, enseignant et père de deux enfants.
Comparativement aux deux dernières années, le prix du mouton à sacrifier a connu une relative hausse, notamment ces dix derniers jours depuis l'avènement de la pluie, affirment plusieurs citoyens.
Les maquignons ont confirmé cette réalité en ajoutant que c'est là la loi du marché. En effet, il y a peu de jours, un mouton moyen était vendu entre 13.000 et 15.000DA. Aujourd'hui des ovins, de même calibre, ne sont cédés à pas moins de 20.000DA «Je pense que jusqu'à l'heure actuelle, les prix des moutons sont quelque peu raisonnables. Car à la même période, l'année dernière, une bête de taille moyenne était vendue entre 18 et 20.000DA, ce qui est le cas en ce moment», affirme un marchand de bétail. Ceux qui sont censés débourser le prix, par contre, ne sont pas du tout de cet avis et voient en ces marchands de bestiaux de véritables suceurs de sang qui ne ratent pas ce genre d'aubaine pour se remplir les poches.
Ces jours-ci et comme par enchantement, les prix des fruits et légumes ont connu, eux aussi, une envolée. La pomme de terre à 55DA, les courgettes à 50 dinars et les navets à 30DA, qui dit mieux. Cela devrait suffire à notre société pour pouvoir jauger et réviser, si besoin est, ses pratiques et convictions tant sociales que religieuses.


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