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Les «fuites contrôlées» de Mezrag et Djaballah
L'INTERIEUR, LES ISLAMISTES ET LES ELECTIONS LEGISLATIVES
Publié dans L'Expression le 22 - 03 - 2007

Il est évident que si l'Intérieur laisse passer, il doit avoir pris en ligne de compte le maximum de réussite que ceux-ci peuvent détenir et la base de «probabilités gérables».
Madani Mezrag et Abdallah Djaballah n'ont officiellement pas de parti politique dans lequel ils pourraient participer aux élections législatives, mais affichent, quand même, une volonté à toute épreuve de s'engager dans le processus en cours. Avec ses principaux collaborateurs, notamment Ahmed Benaïcha et Mustapha Kertali, l'ancien émir de l'AIS a longuement tourné et retourné le problème de sa participation aux législatives, le considérant sous toutes ses coutures, pour enfin trouver le bon angle de tir: la participation aux élections dans un emballage politique, le parti Al-Wifaq, en l'occurrence, qui serait hors de portée de tout soupçon et de toute interdiction de la part des autorités.
Al-Wifaq est un parti agréé, qui travaille dans la légalité et les lois de la République, et auquel le ministère de l'Intérieur ne peut rien reprocher. Son président, Boukhezna, a donné son accord pour constituer le «cheval de Troie» à Madani Mezrag, mais le stratagème, simple et efficace à la fois, peut buter sur un refus catégorique de la part de Zerhouni d'ajouter foi à pareil compromis.
L'autre exclu de la politique est Abdallah Djaballah. Sans parti, sans «structure d'accueil», il compte quand même présenter ses listes de candidats indépendants et rafler la mise, ou pour le moins faire mieux que le MSP et Nahda, les autres partis islamistes qui se sont peu à peu rapprochés du FLN jusqu'à l'altération. Les présages lui donnaient de bons scores aux législatives. Plus radical que MSP et Nahda, il n'inspire pas confiance aux autorités. Mais Djaballah compte aussi faire du forcing pour entretenir l'illusion de son parti. Il est encore revenu sur le contenu du dossier remis au ministre de l'Intérieur, «Nous avons remis un dossier complet qui prouve les dépassements des exclus (redresseurs)», a-t-il dit. Le ministre avait, alors, souligne-t-il, exprimé sa disponibilité au dialogue et avait promis d'étudier «soigneusement, avec rigueur et d'une manière responsable» le dossier. Ce dernier, sur lequel va statuer la direction des libertés publiques et des affaires juridiques, démontre clairement qu'en aucun cas, la commission de préparation du congrès, installée par le conseil consultatif, n'a le droit de déposer une autorisation de congrès.
Parallèlement, le conseil consultatif a déposé une demande d'autorisation pour organiser le congrès, laquelle a été vite refusée par le département de Zerhouni. Pour Abdallah Djaballah, les autorités officielles «s'immiscent dans les affaires internes d'un parti pour lui donner une valeur juridique». «Pour nous, c'est une atteinte aux droits et libertés individuelles et collectives, et c'est ce qui s'est passé d'ailleurs pour notre cas».
Il y a deux jours encore, le chef du gouvernement, Abdelaziz Belkhadem, a répondu à une question sur la participation du mouvement «El Islah» aux prochaines élections législatives, en répondant qu'il «n'y a aucune intention d'exclure des partis agréés».
La loi est claire a ce propos et «les partis qui n'ont pas tenu leur congrès ne sont pas autorisés à présenter des listes en ce sens qu'ils sont en situation irrégulière», a-t-il précisé. L'affaire du mouvement El Islah «est encore au niveau de la justice», a ajouté Belkhadem qui rappelle que «le président contesté du mouvement a été reçu par le ministre d'Etat, ministre des Collectivités locales» et que «le dossier est encore à l'étude sur la possibilité de tenir son congrès et de lui permettre de participer à ces élections». Concernant la participation de membres ou de dirigeants du FIS dissous, Belkhadem a affirmé que «ce parti n'existe plus légalement sur la scène politique», ajoutant que «la Charte pour la paix et la réconciliation nationale a tranché: les responsables de la tragédie nationale sont interdits d'exercice politique». Evidemment, la justice statuera le jour où le train des législatives serait déjà loin.
Il est déjà dit, si l'Intérieur laisse passer les islamistes, il doit avoir pris en ligne de compte soit les résultats que les hommes de Mezrag ou de Djaballah peuvent enregistrer, soit le maximum de réussite que ceux-ci peuvent détenir. Sur la base de «probabilités gérables», l'Intérieur peut éventuellement laisser passer certaines «contraintes», sans que celles-ci puissent représenter un «fax factor» ou constituer une «gêne» au plan politique.
Comme on le voit, les donnes restent fluctuantes, changeantes, au gré des démarches de réconciliation ou d'éradication. La Charte pour la paix et la réconciliation nationale n'explique pas tout. Pire, elle n'explique rien, et entretient même les ambiguïtés. Les responsables qui excluent les islamistes de tout processus politique actuel s'en réclament. Les chefs islamistes qui veulent participer aux législatives s'y référent aussi. Pour tout dire, on avance masqué dans un labyrinthe d'exégèse et d'interprétations, de messages codés et décodables, un univers d'intrigues et d'intrigants, protégé par des systèmes de cryptage inviolables et des secrets d'Etat bien gardés. C'est le monde occulte et tumultueux qui a toujours caractérisé les relations à la limite du réel entre le pouvoir et les islamistes...


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