Les écrits journalistiques de Bennabi dans la presse algérienne    Présidentielle 2019 :l'art de bricoler un mandat à blanc    La mémoire, madame, la mémoire !    «Les personnes inscrites au DAIP seront permanisées en 2019»    L'urgence d'explorer d'autres solutions    Les discussions avec les partenaires étrangers avancent    Trump veut un référendum au Sahara Occidental    Le Hamas débouté par la justice européenne    L'opposant Bédié évoque une alliance avec l'ex-président Gbagbo    Riyad Mahrez dans la short-list    Le calendrier fixé    Sensibilisation sur les risques en milieu professionnel    4 personnes sauvées in extremis d'une asphyxie    Le satisfecit d'Alger    Ouverture du Festival national du théâtre amazigh    «Ach dak temchi lezine...»    «Investir dans la ressource humaine pour promouvoir le patrimoine culturel»    Béchar : Sensibilisation sur l'économie de l'eau    En bref    Mostaganem : Les communes déchargées de la gestion de l'eau au profit de l'ADE    Culture : L'artiste-peintre Mohamed Bachir Bouchriha expose    Sidi Bel Abbès : Formation sur la gestion des risques    Mouvement au sein des chefs de sûreté de wilaya    Tizi Ouzou: Des investisseurs prennent possession de leurs terrains    Son frère interpellé en Algérie: L'assaillant du marché de Noël à Strasbourg tué    Tebessa: Peine capitale contre l'auteur d'un crime    Le poids d'une non-candidature    Ligue des champions (16es de finale): JSS - IR Tanger, aujourd'hui à 17h45- Faire le plein à domicile    Coupe de la CAF - 16èmes de finale Aller : USMBA - Enugu Rangers aujourd'hui à 16 h 00 - Rude mission pour les Belabbésiens    Mercato d'hiver - Clubs interdits de recrutement: La LFP hésite à publier la liste définitive    Grève des contrôleurs aériens en France: Perturbations sur les vols d'Air Algérie vers Paris et Marseille    Messahel à une réunion sur la Réforme du Conseil de sécurité de l'ONU à Freetown    "La Maison-Blanche projette un coup d'Etat au Venezuela"    La CAF face aux retraits de dernières minutes    Arrestation de 6 éléments de soutien aux groupes terroristes à Tébessa    Plusieurs wilayas en alerte !    "Nos hôpitaux sont noyés de maladies cardio-vasculaires"    Le Stade Malien en quête de revanche    Séminaire des arbitres d'élite à Sidi Bel-Abbès    Entame de l'édition 2018 à Oran    Mustapha Lehbiri opère un mouvement partiel    Naïma Salhi crache son venin sur l'Identité nationale    Autour des manuscrits des croyances    FUSILLADE DE STRASBOURG : Le frère du tireur arrêté en Algérie    Après la découverte d'une bombe à M'chedallah, les villageois réclament la sécurité    Emeutes à Si Mustapha (Boumerdès) : la population se révolte en signe de soutien au président d'APC    Issiakhem : Il aurait sans doute ri !    L'idée de la distribution digitale nécessite un développement, mais nous n'en sommes pas très loin    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





La finesse d'un parler très kasbadji
INTERVIEW DE RACHID KHALI
Publié dans L'Expression le 20 - 01 - 2008

A travers l'entretien qu'il nous a accordé, Rachid Khali a entrepris ce qu'il juge indispensable à la sauvegarde de notre patrimoine ancestral à travers son oeuvre Echebka.
L'Expression: Une petite présentation pour ceux qui ne vous connaissent pas encore!
Rachid Khali: De mon vrai nom Rachid Kraïmèche, je suis né en 1966 à La Casbah. Un quartier de la Basse Alger. J'ai débuté ma carrière artistique en 1971 à l'école de musique andalouse, que j'ai quittée en 1986. En me frottant aux grands noms du milieu artistique, j'ai réussi à peaufiner mes différents talents grâce à mes capacités d'assimilation et à mes dons multiples. J'ai participé à de nombreux concerts à l'échelle nationale et internationale. Ma première prestation fut en 1983 à Paris. Ensuite, l'Allemagne, le Portugal, les Etats-Unis, l'Italie, la Russie...
Pourquoi avoir choisi le chaâbi plutôt que d'autres styles musicaux?
Je n'ai pas choisi un style de musique particulier, il s'est imposé naturellement. Le chaâbi est un style qui correspond parfaitement à ce que je ressens en tant que chanteur. Le chaâbi me permet de m'exprimer très librement, c'est une question de feeling.
Votre nouvel album est intitulé Echebka. Qu'est-ce qui vous inspire?
Rahi m'chabka (rires) En vérité, c'est une chanson en hommage au grand maître hadj El Hachemi Guerrouabi. Cet album est composé de sept titres, de beaux textes de notre intarissable patrimoine culturel, avec un mode musical lié à une sorte de nostalgie et de tristesse, mais associé à un ensemble d'expressions plus complexes qui varient considérablement selon la couleur, l'ambiance ou l'état d'esprit.
Quel est le secret de votre succès?
En vérité, je suis agréablement surpris par ce succès auprès du public. D'ailleurs, j'ai occupé la première place durant des semaines au Hit Parade de la radio El Bahdja, ainsi que pendant la tournée qui entre dans le cadre de «Alger, capitale de la culture arabe», que j'ai effectuée à travers les villes de l'ouest du pays. C'est très encourageant dans la mesure où cela va m'aider dans le futur.
Qu'est-ce qui fait aujourd'hui votre originalité artistique?
Je suis assuré en plus de ma voix rock, une très belle interprétation, en imitant le grand maître, le défunt Hadj El Hachemi Guerrouabi. Souvent, dans mes chansons, je raconte des histoires, en chantant, bien sûr, et en élaborant des scénarios tragicomiques.
Pouvez-vous nous parler de vos influences musicales?
Mes influences sont très variées, mais mes premiers amours sont les chansons des deux maîtres, hadj El Hachemi Guerrouabi et hadj M'hamed El Anka.
Quel regard portez-vous sur le fait d'être un artiste en Algérie?
Je considère qu'être artiste en Algérie requiert beaucoup de travail et de persévérance, plus particulièrement chez nous où le domaine n'est pas structuré.
L'artiste algérien se doit d'être ingénieux, imaginatif et faire preuve d'initiatives pour exister.
La satisfaction n'en est que plus grande, lorsque le public est conquis. J'ajouterai qu'il est important pour moi d'être reconnu par le public.
Avez-vous rencontré des obstacles durant cette nouvelle aventure?
C'est évident, comme tout artiste algérien.
Nous sommes impliqués dans un processus de fabrication de...puisque l'artiste, qui devrait être épaulé par un manager ou une agence, est livré à son propre sort. La suite, tout monde la connaît.
En ce qui me concerne, je ne tends pas les bras pour me plaindre. Car la dignité humaine ne se marchande pas.
Je ne suis pas du genre à se laisser marcher sur les pieds.
Que recommandez-vous aux jeunes comme produits musicaux, importants pour vous?
Notre pays regorge de rythmes traditionnels variés et les artistes y trouvent intérêt en valorisant ces airs musicaux.
Un dernier mot.
Je veux, à cette occasion, saluer à mon tour tous ceux qui oeuvrent au quotidien à la sauvegarde de notre héritage culturel et à la promotion de l'art et des artistes.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.