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Hommage au grand maître de l'andalou
32E ANNIVERSAIRE DE LA DISPARITION DE CHEIKH ABDELKRIM DALI
Publié dans L'Expression le 02 - 05 - 2010

Beihdja Rahal et Nouri Koufi ont ébloui l'assistance en reprenant brillamment le riche répertoire du cheikh.
La salle Ibn Zeydoun s'est avérée trop exiguë pour contenir tous les invités, venus nombreux, jeudi soir, commémorer le 32e anniversaire de la disparition du cheikh Abdelkrim Dali, ce grand maître de la musique andalouse. Placée sous le patronage du ministère de la Culture, cette grande soirée était organisée par la fondation Cheikh Abdelkrim Dali en partenariat avec l'Entv et en collaboration avec l'association Cordoba d'Alger.
Placée sous le signe de l'émotion, cette soirée a réuni les amis et proches de cet artiste qui a su apporter à la musique un genre nouveau, assemblant le style gharnati de Tlemcen, son école d'origine à la sanaâ d'Alger, son école d'adoption. Wahiba Dali, petite-fille de Abdekrim Dali, la présidente de la fondation, a voulu que cet hommage soit riche.
Outre la vente-dédicace du livre de Abdelkader Bendaâmache intitulé Vie et oeuvre d'Abdelkrim Dali, une expo photos d'Abdou Benaâmar dont des photos inédites du maître, était également visibles dans le hall de la salle Ibn Zeydoun. La musique était aussi fortement présente grâce à des artistes qui ont accepté de prendre part à cette soirée. «Ce n'était pas facile de choisir les artistes. On a donc opté pour deux. Beihdja Rahal s'est elle -même proposée et puis quand on parle de l'école de Tlemcen on ne peut ne pas penser à Nouri Koufi.»
Aussi, Mme Wahiba Dali évoque-t-elle, avec nous, sa petite enfance et se rappelle la générosité de son grand- père quand, à la maison, il ne rentrait jamais sans les friandises. «Autant il était sérieux et rigoureux au conservatoire avec ses élèves, autant avec nous, il était chaleureux et plaisantait. Il ne manquait pas de nous ramener des bombons et du chocolat. Je suis fière d'être sa petite-fille et de présider cette association», nous a déclaré Wahiba Dali qui soulignera en outre, les objectifs de cette fondation qui existe depuis deux ans. Il s'agit ainsi de reproduire le répertoire musical de Cheikh Abdelkrim Dali, tout en le mettant à la disposition des élèves du conservatoire et des associations, ainsi que la sauvegarde de ce patrimoine.
Aussi, il est prévu le lancement d'un concours au nom d'Abdelkrim Dali, de la meilleure interprétation qui aura lieu au mois de Ramadhan. «Nous avons l'intention de réaliser un film documentaire sur la vie de mon grand-père, qui fera la tournée des wilayas. On commencera par Béjaïa où Sadek El Bedjaoui était un grand ami à Abdelkrim Dali. Ce documentaire sera prêt d'ici la fin de l'année.» Pour info, Wahiba Dali a fait partie de plusieurs associations musicales dont Essendoussisa et joue du luth.
En fait, la musique est une affaire de famille chez les Dali, dont la plupart mélomanes se sont adonnés tôt à la musique, soit en amateur soit en professionnel.
Bel héritage que le maître Abdelkrim Dali a su prodiguer à ses enfants. Lui-même, il doit son apprentissage musical à de valeureux cheikhs, notamment Abdeslam Bensari suivi plus tard de Omar El Bakchi en passant par Lazaâr Yahia. Il n'était âgé que de 14 ans lorsqu'il est arrivé à maîtriser le rbab, le luth, la flûte et le violon alto.
Il réalisa, en 1930, ses deux premiers enregistrements de disque 78 tours qu'il fera suivre de plusieurs séries jusqu'en 1950 avec les célèbres poésies Ana el Kaoui, Amersouli et El Hadjam. Installé à Alger en 1945, il intègra au sein de l'ensemble de musique classique andalouse de la radio que dirigeait Mohamed Fekhardji et il participa en qualité de musicien-luthiste.
En 1971, l'Institut national de musique lui fait appel dans le cadre d'un projet de recherche du patrimoine lyrique national. Il demeurera fidele à cette institution jusqu'à la fin de ses jours en qualité de chercheur dans un domaine qui faisait de lui un érudit.
C'est en 1969 qu'il effectue le pèlerinage aux Lieux Saints de l'Islam et à son retour, il enregistre un poème historique intitulé Rihla Hidjazia, Alhamdoulilah nelt qasdi ou blaght m'naya qu'il précède d'une chanson de fête qui ne s'effacera jamais de l'esprit des Algériens, il s'agit de Saha Aïdkoum, chanson qui n'a pu, à ce jour, être supplantée. Cheikh El hadj Abdekrim Dali a permis à plusieurs jeunes talents de suivre son itinéraire.
Ce sont Abdelkader Rezkellah, Nouri Koufi, Nacerddine Chaouli, Hadj Kacem Brahim, Abdehamid Taleb-Bendiab pour ne citer que ceux-là. Il s'éteint le 21 février 1978 en son domicile à Hydra. Il fut inhumé au cimetière de Sidi Yahia à Alger. C'est ce que nous pouvons lire dans la courte présentation de sa biographie, signée Abdelkader Bendaâmache.
Lors de cette soirée majestueuse, les convives auront droit de se replonger dans la musique de Abdelkrim Dali et ce, via un film documentaire réalisé en 2007 par la Radio algérienne, puis de se délecter d'une interprétation d'un inkilab joué sur le mode moual par l'association Cordoba d'Alger, suivront une interprétation de la nouba raml par l'artiste Beihdja Rahal et enfin un court récital reprenant les chansons du répertoire du Cheikh El hadj Abdelkrim Dali par Nouri Koufi, dans le genre haouzi. Ce fut tout simplement un pur régal pour les mélomanes et les nostalgiques.


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