Election des rédacteurs de la nouvelle Constitution    Le pays affiche une croissance négative de 3% au premier Trimestre 2021 : La Tunisie au creux de la vague    Marché du livre : Des mesures d'encadrement présentées au gouvernement    Prix Ali-Maâchi du Président de la République : Appel à candidature    Evocation innovante de la mémoire meurtrie    Législatives: l'ANIE réitère son engagement d'accompagner les candidats    Le Conseil de sécurité se réunit après des destructions à Ghaza    Alger: 1047 affaires liées à la drogue élucidées durant le mois du Ramadhan    Manque d'assiettes foncières à Sidi Abdellah : De nouvelles dispositions prises    Restaurants fermés après l'Aïd : Service minimum pour la capitale    Le Conseil de la nation prend part à la session du printemps de l'Assemblée parlementaire de l'OTAN    Journées cinématographiques de Carthage: les candidatures ouvertes jusqu'au 15 août    Atlético : Suarez a une préférence pour son avenir    Apprenez pourquoi le sucre est mauvais pour notre corps    Nice - Atal : "Djamel (Belmadi) veut mon bien et j'ai confiance en lui"    Les enseignants agressés par la frustration de l'inaccessible    Football - Ligue 1: La bataille du podium lancée    Le sionisme : dernier foyer colonial purulent de l'impérialisme occidental    Praticiens spécialistes : Les assurances du ministre de la santé    Le casier 2 du centre d'enfouissement en feu depuis une semaine: La population des localités environnantes suffoque    Bilan des différents services des UMC du CHUO: Plus de 57.000 consultations et 10.303 hospitalisations au premier trimestre    L'extrémisme des états    Palestine occupée: Massacre à huis clos    116e marche du vendredi : Des dizaines d'arrestations dans plusieurs wilayas    Dréan: Déraillement d'un train de transport de minerai    Les (mauvaises) manières du «discours»    Nouvelle opération de déstockage    L'Anie sous haute surveillance    Le coup est jouable    Paris en eaux troubles pour Icardi    Agüero, ce sera après la finale de la C1    135 nouveaux cas et 6 décès en 24 heures    Le bouclier juridique    «L'Algérie a une chance d'engager le changement»    Les causes d'une déconfiture    L'ouverture des frontières au menu    20 millions aux préparatifs de la saison estivale    L'Algérie a-t-elle évité la 3e vague?    Réception de 3.400 doses    "La situation épidémiologique est maitrisée"    Nos villes devenues de nouveau,«fantômes»    Vers une seconde conférence internationale    Deux millions de Palestiniens affectés par les attaques    «Les prix baisseront au plus tard demain»    Pari réussi pour Belaribi    «Ecrire en langue Tamazight est un devoir»    Héliopolis de Djaffar Gacem en salles à partir du 20 mai    Boussad Boudiaf emporté par la Covid-19    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Le chantage des boulangers
ILS ETAIENT NOMBREUX À BAISSER LE RIDEAU
Publié dans L'Expression le 12 - 08 - 2010

Le pain s'est vendu hier à 20 dinars la baguette à Alger.
La baguette se vend à 20 dinars dans certains quartiers d'Alger. En ce premier jour du mois de Ramadhan, plusieurs boulangers se sont donné le mot pour baisser rideau. Ce sont les spéculateurs qui prennent le relais et vendent le pain à 20 DA la baguette devant les boulangeries.
Ce spectacle était visible hier dans certains quartiers de la capitale. Les boulangers pratiquent le chantage du pain. Dans les Républiques aux traditions démocratiques ancrées, une augmentation du prix du pain provoque une vague de contestation.
Cette contestation soulève des mouvements sociaux. Combien de fois a-t-on entendu parler de la révolte du pain? Le mouvement des boulangers risque de prendre cette allure. Alors, qu'attend l'Etat pour réagir? Les lois existent. Elles doivent être appliquées dans toute leur rigueur. Aussi, les autorités sont appelées à prendre en charge les doléances des boulangers. L'administration doit se départir de la logique du rapport de force avec le partenaire social. Surtout lorsqu'il s'agit de produits de grande consommation comme le pain.
Dans ce genre de conflits, ce sont les citoyens qui sont pris en otage. La situation est inquiétante. Au premier jour du mois de Ramadhan, les boulangers reviennent à la charge.
Déterminés à aller jusqu'au bout de leurs revendications, leur représentant, en l'occurrence le président de la Fédération nationale des boulangers (FNB), affiliée à l'Union générale des commerçants et artisans algériens (Ugcaa), M.Youcef Kalafat, va rencontrer aujourd'hui le ministre du Commerce, M.Mustapha Benbada en son siège à Alger. «Ce rendez-vous pourrait être reporté pour dimanche prochain ou lundi, c'est selon la confirmation de M. le ministre», a tenu à préciser hier, à L'Expression, M.Kalafat. Notre interlocuteur a rappelé, au passage, que la FNB s'est réunie mardi dernier à Alger avec les cadres du ministère des Finances.
Cette rencontre a été présidée par le secrétaire général du même ministère, M.Boushaba. «Le SG du ministère m'a chargé de faire un rapport détaillé sur les problèmes des boulangers, mais aussi de suggérer les propositions adéquates», a déclaré notre interlocuteur. En ce qui concerne le spectre de la grève qui plane, le président de la FNB a affirmé qu'«aucune grève n'est à prévoir. Et si certaines boulangeries sont fermées, c'est la période de congé annuel. La majorité a repris le travail». M.Kalafat a rappelé sur sa lancée, que sur un total de 13.500 boulangeries réparties à l'échelle nationale, 10% ont fermé suite à des coupures d'électricité qui leur ont causé de grosses pertes financières, tandis que d'autres ont été sanctionnées pour des raisons d'hygiène ou de non-respect des prix administrés.
S'agissant des impôts, le président de la Fédération nationale des boulangers réaffirme que les boulangers souhaitent être exonérés d'impôts.
Dans ce cadre, ce dernier a fait savoir qu'ils ont fait appel aux pouvoirs publics afin de revoir le système fiscal, qu'ils estiment draconien et qui fait actuellement obstacle à la profession et à l'activité commerciale d'une manière générale. Plus explicite, l'orateur précise que la circulaire de janvier 2010 stipule que les artisans sont exonérés de tout impôt, alors M.Kalafat rebondit: «Pourquoi pas nous, du moment que nous avons le même statut?» En outre, il a estimé que l'Etat doit subventionner les ingrédients entrant dans la composition du pain en raison de la cherté de la matière première. A ce propos, les boulangers réclament une augmentation de la marge bénéficiaire allant jusqu'à 12%.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.