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«Vos billets sont sales!»
LES DEPUTES COURROUCES CONTRE LE GOUVERNEUR DE LA BANQUE D'ALGERIE
Publié dans L'Expression le 21 - 10 - 2010

Répondant aux critiques des parlementaires, M.Laksaci a indiqué que l'opération de renouvellement des billets de banque se fait progressivement tout en soutenant que le marché parallèle absorbe la majeure partie des liquidités.
«Retirez-nous ces billets de la honte», ont crié les députés en interpellant le gouverneur de la Banque d'Algérie sur le piteux état des billets de 200 dinars. La présentation du rapport sur la situation financière du pays, hier, était une occasion offerte sur un plateau d'argent pour les députés. Ces derniers étaient unanimes dans leur offensive contre le patron de la première institution financière d'Algérie, Mohamed Laksaci.
Qu'ils soient de la coalition gouvernementale ou de l'opposition sans exception, les députés ont utilisé toutes les expressions pour contester l'état critique des billets de 200 dinars. «C'est scandaleux!», «c'est inadmissible!», «c'est une honte pour l'image du pays!», ont-ils dénoncé en soulevant que cette situation écorne l'image de l'Etat.
La problématique des billets vétustes était sur toutes les lèvres. Durant des heures de débat, le sujet a polarisé l'attention de tous les députés. Nombreux parmi eux n'ont pas hésité à afficher le billet de 200 dinars chiffonné comme preuve à l'appui. Certes, ce n'est pas la première fois que ce problème est posé, mais cette fois-ci les députés ont exprimé leur ras-le-bol.
Où en est l'opération de renouvellement des billets? A quand la fin des billets de la honte? s'interrogeaient à tour de rôle les intervenants. Irrités par cette situation qui perdure depuis plus de deux ans, les députés ont sacrifié le rapport de la Banque d'Algérie pour soulever tous les problèmes liés à la qualité des billets et au manque de liquidités. Répondant aux critiques des parlementaires, M.Laksaci a indiqué que l'opération du renouvellement des billets de banque se fait progressivement tout en soutenant que le marché parallèle absorbe la majeure partie des liquidités. Le marché parallèle de la devise était un autre sujet soulevé par de nombreux intervenants. «C'est scandaleux qu'un marché noir de la devise prospère sous les yeux des institutions de l'Etat», a martelé le député du MSP, Issad Ahmed.
Un autre député du FLN est revenu sur ce sujet pour expliquer que ce marché est la source de tous les maux! corruption, blanchiment d'argent et drogue... «Il est temps de mettre fin à cette anarchie», a plaidé le député Fadla Abdelkader du FLN. Revenant sur le contenu du rapport annuel de la Banque d'Algérie, les députés ont manifesté leur mécontentement sur le fait que le rapport leur a été transmis deux jours avant les débats. «Nous n'avons pas eu le temps de décortiquer ce document pour vérifier la véracité des chiffres», protestent des députés croisés dans le hall de l'hémicycle. «On nous a remis le document le 18 octobre dernier, soit deux jours avant les débats», affirme un député indépendant en précisant que le document était disponible uniquement en langue arabe. Or, cela n'a pas empêché certains députés de relever les contradictions sur le taux de croissance. Le gouverneur de la Banque d'Algérie a affirmé que le taux de croissance hors hydrocarbures est de 9,3% alors que le ministre des Finances l'avait estimé à 6%. «Qui dit vrai?» s'est interrogé le député d'El Islah, Filalli Ghouini, en notant cette contradiction qu'il a qualifiée de très grave. «Il y a un écart de 3,3%», a-t-il déploré. Ce n'est pas la seule contradiction. MM.Djoudi et Laksaci n'ont pas les mêmes chiffres sur l'inflation. Alors que le gouverneur de la Banque d'Algérie a estimé l'inflation à 5,4%, le ministre l'avait évaluée à 4%. Ces contradictions qui émanent de deux grandes institutions extrêmement liées donnent à réfléchir sur la crédibilité des statistiques. Enfin, dans son rapport, le gouverneur de la Banque d'Algérie a annoncé de nouvelles mesures pour la gestion des risques et le renforcement de son rôle. Dans ce cadre, la Banque d'Algérie et le ministère des Finances s'engagent à informer le gouvernement sur toute anomalie qui risquerait de nuire à la stabilité financière du pays.


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