Parmi les contraintes soulevées par les opérateurs affiliés à l'Union nationale des opérateurs en pharmacie (Unop), on note le manque flagrant de moyens réservés au service d'enregistrement des médicaments au ministère de la Santé. “Il n'existe que 4 pharmaciens qui étudient les dossiers d'enregistrement des industriels dans ce service”, relèvera le secrétaire général de l'Unop, M. Nabil Mellah. Cet industriel avouera au cours de l'émission “Evénement à la une” de la radio Chaîne III, qu'il n'a pu enregistrer aucun produit durant toute l'année 2008. Pour lui, le délai pour l'enregistrement fixé par un arrêté à 4 mois n'est pas respecté. Nabil Mellah évoque, en outre, l'épineux problème du foncier pour lequel, selon lui, il faut dépenser la coquette somme de 10 millions de dollars pour obtenir une assiette de terrain – quand celle-ci est disponible – pour monter son complexe de production de médicaments. Il citera aussi les difficultés ayant trait à l'approvisionnement en réactifs et les lenteurs, voire les blocages bureaucratiques. Le SG de l'Unop a également mis l'accent sur la réglementation devenue, insistera-t-il, obsolète et qui nécessite une refonte en urgence. B. K.