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Objectif : une prise en charge efficace des drogués
La Forem et le CIS envisagent la création de centres thérapeutiques
Publié dans Liberté le 11 - 03 - 2009

Un partenariat entre la Forem et cette ONG italienne a été décidé dans le but de “renforcer les mesures de sensibilisation et de prévention, former des formateurs et accompagner la mise en place de communautés thérapeutiques”.
La consommation de drogues est en hausse et touche aujourd'hui des catégories de plus en plus jeunes de la population mondiale. Notre pays n'échappe pas à l'ampleur de ce fléau sociétal. En effet, l'Algérie, de par sa position géographique, est même passée du statut de pays de transit à celui de pays consommateur. Pis encore, les services de sécurité ont découvert de nombreuses plantations de cannabis mais aussi d'opium. Cette augmentation de la consommation de drogue est une des principales préoccupations de la Fondation nationale pour la promotion de la santé et le développement de la recherche (Forem), qui plaide pour une meilleure prise en charge des drogués. Son président, le Pr Khiati, a d'ailleurs animé, hier, au centre de presse d'El Moudjahid, une conférence-débat autour du thème : “Quelle stratégie opposer à l'extension de la consommation de drogue ?” Le président de la Forem était accompagné de Juan Correlli, directeur exécutif du CIS, une ONG italienne qui dispose d'une longue expérience en la matière. Un partenariat entre la Forem et le CIS a été décidé dans le but de “renforcer les mesures de sensibilisation et de prévention, former des formateurs et accompagner la mise en place de communautés thérapeutiques”, a expliqué le président de la Forem. Ce dernier s'oppose à la condamnation des consommateurs et souhaite que la législation les différencie des vendeurs (dealers). “On ne peut pas condamner les consommateurs à des peines de prison car ce sont avant tout des victimes. Il ne faut pas non plus les médicaliser car ceci risquerait de remplacer leur dépendance aux drogues par une dépendance aux traitements. La prise en charge d'un drogué doit passer par le renforcement de sa volonté d'arrêter. Nous proposons la création de centres thérapeutiques à cet effet. Des discussions sont d'ores et déjà engagées avec les wilayas du pays”, a affirmé le Pr Khiati. Ce dernier, dans sa communication, évoque la consommation de drogue en milieu carcéral qui est en nette augmentation : 5% en 2005 et 7,5% en 2006. “Une étude menée auprès de 50 000 détenus au niveau de 101 établissements pénitentiaires sur les 127 existants a établi que 6 015 d'entre eux consomment de la drogue. Leur âge varie entre 18 et 27 ans”, a-t-il ajouté. Par ailleurs, le Pr Khiati met en garde contre ce qu'il dit être “un réel danger, notamment pour les jeunes”, principale cible des narcotrafiquants. D'après les enquêtes menées par la Forem, la consommation de drogues connaît une hausse inquiétante et ce, malgré d'importantes saisies. “La consommation de résine de cannabis (drogue la plus consommée) et de psychotropes a connu une hausse de 100% entre 2002 et 2004”, a indiqué le président de la Forem. L'association a, de plus, entrepris des sondages auprès de lycéens de différentes wilayas. Les chiffres sont alarmants : en 2005, dans les lycées algérois, 23,5% de garçons et 5% de filles admettent consommer des drogues. Pour le Pr Khiati, “les principales raisons de cette explosion de la consommation de drogues chez les jeunes sont liées au chômage, à la déperdition scolaire, à l'oisiveté et au manque de moyens de distraction”. Les saisies, de plus en plus nombreuses et diversifiées, confirment cette explosion de la consommation. En 2008, sont apparues, en grande quantité sur le marché algérien, des drogues dures telles que la cocaïne, le crack, l'héroïne mais aussi les pavots et les plants d'opium. Les différents modes de consommation de ces drogues dures, plus particulièrement les injections, sont sources de nombreuses maladies telles que le sida, l'hépatite C et B. À ce sujet, le Pr Khiati préconise l'intervention d'associations et d'ONG pour jouer le rôle d'intermédiaires, mais aussi la mise en place d'un programme national de gestion du temps des jeunes. “La sensibilisation doit se faire dans un cadre global. Il faut prendre des mesures en faveur des jeunes pour lutter contre l'oisiveté et le chômage”, insiste-t-il.
Amina Hadjiat


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