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Portraits de deux jeunes cinéastes algériens à Cannes
Publié dans Liberté le 23 - 05 - 2009

Yasmine Chouikh, 27 ans journaliste à la Télévision algérienne, réalisatrice et directrice artistique du Festival de Taghit
Liberté : Comment est née votre passion pour le cinéma ?
Yasmine Chouikh : Je pense que c'est plutôt moi qui suis née dans cette passion puisque je suis le fruit de l'union de deux cinéastes, ma mère était monteuse à l'époque, elle est réalisatrice aujourd'hui, et mon père est réalisateur, donc je suis tombée dedans. Après, on développe les choses bien sûr, ce n'est pas parce qu'on est dedans qu'on est forcé de le faire. Je me suis rendu compte que ça m'intéresse et que ça me passionne surtout.
Parlez-nous de votre premier film
Mon premier film était un court métrage de huit minutes qui s'appelle El bab. C'est l'histoire d'une jeune fille, Samia, qui est chez elle et qui a envie d'aller vers une porte d'où émane une lumière un peu magique et une musique enchanteresse mais à chaque fois qu'elle fait un pas vers cette porte, donc vers son désir, il y a quelqu'un qui la retient, pas physiquement mais elle se sent obligée d'aller aider quelqu'un avant d'accéder à son rêve à elle, à ses désirs à elle. C'est un petit peu la condition féminine en Algérie mais aussi dans le monde. Mais au-delà de la condition féminine, c'est la condition de l'homme, avec un grand H, qui se sent obligé de contenter son entourage avant de réaliser ses propres désirs.
En parlant de désirs, quels sont les vôtres ?
Je suis en train de travailler sur un prochain court métrage qui s'appelle Djin et c'est une véritable obsession. Je suis en quelque sorte habitée par ce djin. Dès mon retour à Alger, j'attaque ce projet.
Pourquoi es-tu à Cannes ?
Je suis à Cannes pour voir des films, même si ce n'est pas facile d'y accéder, et pour rencontrer des gens bien évidemment mais c'est surtout pour sélectionner des films, pour avoir des contacts avec des réalisateurs de courts métrages pour la prochaine édition du Festival de Taghit, qui aura lieu à la fin du mois de septembre 2009. Ce qui est génial à Cannes c'est que tous les pays sont représentés par des pavillons. On arrive à avoir des contacts de la Roumanie, de la Turquie, des Etats-Unis, etc. On fait le tour du monde en faisant cent pas.
Selon vous, qui sera le prochain algérien à avoir la Palme d'Or ?
Je le sais, c'est le prochain algérien qui fera un super film…
Yanis Koussim, 31 ans Scénariste et réalisateur
Liberté : Comment est née votre passion pour le cinéma ?
Yanis Koussim : Il y a une date bien précise, c'était en mars 1996, alors que je regardais à la télévision la cérémonie de remise des oscars. Cette année là, c'était Le patient anglais qui avait raflé la mise. Ce fut vraiment une révélation, je me suis dit : c'est ça que je veux faire, je veux être réalisateur. Ceci dit, j'avais des prédispositions car mes parents sont de grands cinéphiles et, très tôt, ils nous ont emmenés, mes sœurs et moi, dans les salles de cinéma. Et lorsque j'ai annoncé à mes parents que je voulais faire du cinéma, ils n'ont pas vraiment apprécié et je leur ai dit que c'était un peu de leur faute et qu'il ne fallait pas nous faire aimer autant le cinéma. En réalité, je savais que je voulais exercer un métier dans la création, j'avais hésité avec l'écriture mais j'ai vite été pris par la fièvre du cinéma.
Tout n'est pas perdu puisque vous êtes aujourd'hui scénariste, donc vous écrivez…
En effet, j'écris, et même si l'écriture littéraire et scénaristique diffère l'une de l'autre, elles restent assez proches. J'ai réussi à associer mes deux passions. Ce qui est bien avec le cinéma, c'est qu'il réunit tous les arts. C'est vraiment un art majeur.
Quels sont vos projets futurs ?
Je prépare mon premier long métrage qui, j'espère, sera tourné à la fin de l'été 2010 et d'ici là, j'ai aussi deux courts métrages en tournage.
Pourquoi êtes-vous à Cannes ?
Je suis à cannes avec mon producteur au “Producer network” qui est une plate-forme mise en place par le Festival de Cannes pour que les producteurs porteurs de projets puissent se rencontrer et produire ensemble. “We dont produce film, we coproduce.” Je ne sais plus qui a dit ça mais aujourd'hui, c'est une réalité. Il faut chercher l'argent partout et au-delà de ça, coproduire permet de faire sortir un film dans plusieurs pays, et ceci est important pour la distribution.
Selon vous, qui sera le prochain algérien à avoir la Palme d'Or ?
Moi, bien sûr… (Rires). Et si je devais laisser quelqu'un d'autre l'avoir avant moi, je souhaiterais que ce soit Ghizlane Cherfedine ou Yasmine Chouikh.


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