La Revue nationale volontaire sur la mise en œuvre des ODD présentée par l'Algérie à New York    Duel au soleil des Pharaons    Concentration maximale chez les Verts    Les Verts se remettent au travail    Mesures légales pour relancer la production    Mahdjoub Bedda placé sous mandat de dépôt    Juventus: De Ligt explique son choix    Eliminatoires de la CAN 2021: L'Algérie connait ses adversaires    Bahloul échoue aux élections du conseil exécutif de la CAF    Des noms et des questions    Sit-in devant la cour d'Alger pour la libération des détenus : La solidarité s'élargit    Trump accusé de racisme par le Congrès    Printemps arabe et trêve estivale    Collectif d'avocats : «Les quatre enfants du général Hamel sont libérés, les détenus d'opinion encore sous mandat de dépôt»    A la conquête de la seconde étoile !    Vendredi particulier en Algérie et au Caire    Baccalauréat 2019 : Les résultats connus aujourd'hui    Relogement de 71 familles    Arrestation de plusieurs malfaiteurs dans différentes localités    Arrestation de trois étudiants en flagrant délit de chantage    Révolution populaire : mémoire, identité et avatars constitutionnels    ACTUCULT    La mise en œuvre de l'Accord d'Alger sur le Mali toujours «en cours»    Pour une nouvelle gouvernance locale autour de pôles régionaux    Des personnalités conduiront le processus    La protection de l'enfance, «une responsabilité collective»    Brèves de Boumerdès    Oran : Un vaste réseau de trafiquants de véhicules démantelé    Le Forum civil pour le changement dévoile ses treize personnalités    La sonelgaz dévoile un nouveau modèle de consommation    Concours Cheikh Abdelhamid Benbadis    Bouira retrouve son ambiance nocturne    Village Sahel (Bouzeguène) : Ouverture, demain, du Festival Raconte-arts    Des habitants tirent la sonnette d'alarme: Oran impuissante face aux chiens errants !    Doit-on s'inquiéter du mode de gouvernance de Sonatrach ?    Transition, débat politique et euphorie footballistique : mobilisations collectives et fluidité politique    A quand le «provisoire» de ce «gouvernement» ?    Des points de vente pour l'approvisionnement des boulangers: 33 minoteries fermées à Oran    Chlef: Du nouveau pour les chemins communaux    La footballisation des esprits ou la défaite de la pensée    Algérie : «Pour enchaîner les peuples, on commence par les endormir»*    L'épuration ou le crime d'« indignité nationale »    Banques : Wells Fargo accroît son bénéfice, la marge d'intérêts sous pression    Niqab en Tunisie: "Montrez-moi patte blanche ou je n'ouvrirai point"    Saisie en 2012 : L'OMC donne raison à la Chine contre les USA    Syrie : Les combats s'intensifient à Idleb aggravant la situation humanitaire    Le calvaire des usagers    Les élues démocrates répondent à Trump    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Le droit de dire la douleur individuelle
Colloque international sur “le sujet en souffrance”
Publié dans Liberté le 07 - 12 - 2009

“Dans le sujet en souffrance, il y a une idée d'attente de quelque chose qui doit arriver. Une souffrance, lorsqu'elle est entendue par l'autre, devient humaine.” Cette phrase, prononcée au Palais de la culture (Alger), par une psychologue, résume à elle seule toute la problématique entourant un phénomène qui est au centre des préoccupations théoriques de la psychologie et de la psychanalyse, ainsi que de la pratique clinique. Ce phénomène a justement été approché hier par des spécialistes participant au colloque international consacré aux personnes en souffrance, qui s'achèvera aujourd'hui. Organisée conjointement par l'Association pour l'aide, la recherche et le perfectionnement en psychologie (SARP), l'Association française Nour, le service des urgences psychiatriques de l'hôpital Maillot et l'Association algérienne Amine, la rencontre s'est néanmoins distinguée par son caractère pluridisciplinaire, réunissant outre les professionnels de la santé mentale des deux rives de la Méditerranée, des écrivains, des historiens et des linguistes nationaux. “Nous voulions associer au débat d'autres disciplines, car les psychologues et les psychiatres ne sont pas les seuls à s'intéresser à la question de la souffrance”, a dévoilé hier la présidente de la SARP, Rafika Hafdallah. D'autres membres de cette association ont, en revanche, abordé la particularité de la société algérienne, rappelant que “la montée des intégrismes religieux et l'envahissement du champ des sciences sociales par le cognitivo-comportementalisme” ont en commun “le déni de l'individu en tant que sujet”. Ils ont également noté l'important recours à la psychologie et la psychiatrie, notamment après les massacres collectifs des années 1990, les inondations de Bab El-Oued en novembre 2001, le séisme de Boumerdès en mai 2003 et plus récemment, fin 2008, après les inondations de Ghardaïa.
Pour rappel, la SARP a développé depuis 1998, avec ses partenaires, des réseaux national et international, initiant ainsi des programmes d'intervention et d'aide aux populations en détresse, victimes de violences humaines et de catastrophes naturelles. Depuis le tremblement de terre de 2003, elle s'est engagée dans un partenariat avec l'Association Nour et le service des urgences psychiatriques de BEO qui a permis aux différentes parties de développer les échanges d'expériences et de pratiques, et d'initier des programmes de formation et de supervision. Sept ans après, les trois partenaires organisent un colloque destiné à replacer “le sujet en souffrance au centre de (leur) réflexion et de (leur) expérience commune”. “Nous souhaitons que le travail commencé en 2003 puisse se développer de façon régulière”, a indiqué le président de l'Association Nour, Rachid Guenoun. Selon lui, il est nécessaire de “travailler les propres souffrances” des professionnels de la santé mentale pour permettre à ces derniers d'être “plus présents dans la souffrance de leurs patients”, c'est-à-dire plus percutants dans leur aide envers les handicapés, les traumatisés et les victimes de violence diverses. “Quand le mal est entouré de silence, il immobilise le patient et freine son dynamisme. Il l'empêche surtout d'exprimer son droit de parler, son droit de dire. Or, si les professionnels ne sont pas aidés, ils aideront moins leurs patients”, a souligné M. Guenoun.

Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.