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Le King du raï en concert samedi soir à Montréal
“Je rêve d'un Maghreb uni"
Publié dans Liberté le 13 - 05 - 2013

Lorsque, ce samedi soir, cheb Khaled foula la scène du centre d'éducation physique et des sports de l'université de Montréal (Cepsum), les drapeaux algérien, marocain et tunisien flottaient au milieu de la foule debout depuis un moment. Le public, nombreux à l'occasion de ce gala organisé par la compagnie NCP (Numids Culture productions), donnait l'image d'une communauté unie, un peu comme l'avait souhaité auparavant le King du raï au cours d'une conférence de presse : “Je rêve d'un Maghreb uni".
Devant les médias, Khaled est revenu sommairement sur ses débuts de chanteur, lui qui a grandi à Oran, ville qu'il qualifie de “plaque tournante de la musique algérienne". Se disant très sensible aux exigences de son public, l'artiste se définit comme un Maghrébin sans frontières. “J'aime être ambassadeur, un chanteur engagé, car je chante l'amour, la paix, la vie", affirme l'auteur de Didi, précisant que son public dépasse les limites des frontières nationales, d'où la nécessite de faire des choses de sorte à ce qu'elles soient comprises par le public.
Un public international. Répondant à une question de “Liberté" au sujet d'une précédente polémique lorsqu'on lui avait reproché ses accointances avec le royaume chérifien, Khaled a retrouvé la faconde d'un orateur inspiré. “Je ne fais pas de politique, je suis chanteur ; certes, je ne fais que de la musique, mais je ne sais pas mettre ma langue dans la poche. À ce que je sache, il n'y a pas de guerre entre l'Algérie et le Maroc. À Oran, on a grandi avec les Marocains. Ce sont des frères, j'ai des alliances là-bas. Les jeunes Marocains m'adorent", argumente-t-il. Khaled revendique aujourd'hui le caractère amazigh de l'Afrique du Nord. “Je me suis battu, certes en douceur, pour notre histoire amazighe. J'ai grandi avec cette réalité historique en côtoyant des artistes de renom comme Djamel Allam, Idir, Lounès Matoub, Aït Menguellet. Moi, j'ai fait le tour de mon Maghreb", souligne encore l'artiste, avant d'ajouter : “Pour moi, il n'y pas de frontières, je rêve d'un Maghreb uni". Ce souhait, le roi du raï l'a tâté, une fois sur scène. Algériens, Marocains et Tunisiens sont venus nombreux célébrer ce rapprochement des peuples par la musique, rapprochement qui ne trouve pas de prolongement politique et institutionnel. Les youyous qui fusaient de partout semblent galvaniser Khaled, véritable bête de scène, qui chante avec sa voix puissante ses meilleurs tubes, repris en chœur par un public véritablement en transe. L'interprétation par la star du raï des tubes “Didi", “Aïcha", “Sahara" et son dernier-né “C'est la vie" a provoqué une ambiance électrique dans la salle. Le porte-étendard de la musique raï a porté sur ses épaules les trois emblèmes nationaux, durant une bonne partie du concert. Le spectacle de Khaled a pu rapprocher, sous les rythmes de danse endiablés, une communauté maghrébine pourtant hétéroclite, pour partager le rêve de l'artiste. Comme il a dit, lui, le rêve d'“un Maghreb uni"...
Y. A.
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