La ville d'Akbou s'anime    Anouar Malek arrêté en Turquie    Benabderrahmane au charbon    Le groupe d'amitié Algérie-Arabie saoudite installé    La loi de finances reportée à dimanche prochain    Développement en stand-by    En un combat douteux    Poutine promet la victoire en Ukraine    Buhari s'engage    L'Algérie, un sérieux candidat    Tirage clément pour l'Algérie    Le compte à rebours enclenché    Quand l'huile franchit les frontières    60 milliards de DA réalisés en 2022    «Le don des reins est en déclin permanent»    Les effets d'une profonde prise de conscience    «Les archives ne sont pas la propriété de la France»    Hamza Bounoua commissaire pour la session 2024    L'Armée sahraouie mène de nouvelles attaques contre les forces d'occupation marocaines dans plusieurs secteurs    Le Président Tebboune ordonne la création d'une autorité portuaire pour une meilleure gestion des ports    Formation d'enseignants-chercheurs en langue anglaise: Méthode d'enseignement "bien ficelée"    Le président de la Cour constitutionnelle prend part en Indonésie à la 5e Conférence mondiale sur la justice constitutionnelle    Bousculade mortelle dans un stade en Indonésie: l'Algérie présente ses condoléances    Le Premier ministre présente lundi la Déclaration de politique générale du gouvernement à l'APN    Mawlid Ennabaoui: campagne de sensibilisation sur les produits pyrotechniques    Le mouvement de la "Tunisie en avant" exprime son soutien au droit du peuple sahraoui à l'indépendance    Des partis mauritaniens passent en revue avec une délégation sahraouie les développements de la question sahraouie    Agrément à la nomination du nouvel ambassadeur d'Algérie auprès la République des Seychelles    8e édition du Prix littéraire Mohammed Dib: "la short list" dévoilée    Naissance de l'Association algérienne de l'anglais pour la science et la technologie    "Saint Augustin, un symbole de l'attachement à la patrie, à la paix et au dialogue"    Man City : Guardiola évoque son avenir    CHAN Algérie-2022: le compte à rebours enclenché pour la 7e édition    Un mouvement de foule dans un stade en Indonésie provoque 174 morts    Assainissement du foncier industriel: Des instructions pour récupérer les assiettes non exploitées depuis plus de 6 mois    Djelfa, Touggourt et Hassi Messaoud: De l'huile, des cigarettes et des psychotropes saisis    Les syndicats évoquent une forte surcharge: Une rentrée scolaire «très difficile et complexe»    Réparties sur six sites d'habitat précaire: Plus de 8.000 constructions illicites recensées à Es-Sénia    Ligue 2- Centre-Ouest: Un quatuor aux commandes    Ligue 1: Suspense à Bechar, Oran et Sétif    Algérie-Union européenne: Dialogue de haut niveau sur l'énergie le 10 octobre    Trabendisme mental !    Développement du tourisme: Les voyagistes pointent les insuffisances    Grazie Meloni !    Une sérieuse alerte    Sommet arabe d'Alger: Le compte à rebours a commencé    Mouvement dans le corps des Secrétaires généraux des wilayas    LA VIE... ET LE RESTE    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



La rencontre empêchée puis autorisée en moins de 24h
Qui a voulu interdire "Les Débats d'El Watan" ?
Publié dans Liberté le 09 - 11 - 2013

Le ministère de la Culture et celui de la Communication s'en lavent les mains. Le département de M. Messahel estime que cette affaire "ne relève pas de l'Etat" tandis que celui de Mme Toumi a condamné "avec la plus grande fermeté" cette tentative d'interdiction qualifiée d'"acte inadmissible".
Programmés initialement pour aujourd'hui, "Les Débats d'El Watan", que devaient animer le juriste Mouloud Boumghar, l'économiste Smaïl Goumeziane, le politologue Mohammed Hachmaoui et le sociologue Abdelkader Lekjaâ, autour du thème Statu quo autoritaire - quel coût pour l'Algérie ?, ont été empêchés, dans un premier temps, avant d'être autorisés.
La tentative d'empêcher la rencontre d'El Watan a été signifiée, jeudi, aux responsables de ce quotidien par la direction de l'Office Riadh El-Feth (Oref), qui avait exigé des organisateurs une autorisation de la wilaya d'Alger. Quelques heures après, le ministère de la Culture et celui de la Communication réagissent et démentent leur implication, et font porter le chapeau au directeur de l'Oref qui aurait agi sans aucune instruction ni injonction de sa hiérarchie. En réaction à cette tentative de censure qui ne dit pas son nom, les responsables d'El Watan estiment que "les arguments utilisés par l'administration pour interdire la tenue des ‘Débats d'El Watan' sont fallacieux".
Et d'ajouter qu'elle intervient "alors que le mouvement social est laminé, des journaux sont censurés, un blogueur est jeté en prison, des menaces sont proférées par le ministère de la Défense nationale contre un journaliste d'El Khabar et que les atteintes aux libertés se généralisent". La direction d'El Watan accuse les autorités de vouloir "revenir aux années de plomb en balayant tous les acquis démocratiques arrachés par les Algériens en Octobre 1988", en empruntant "un chemin dangereux pour le pays". Ce chemin, avertit le journal, "est une voie qui mène au désordre et à l'instabilité". Malgré les démentis apportés par le ministère de la Culture et celui de la Communication quant à leur "implication" dans cette interdiction, les responsables d'El Watan évoquent "une grave atteinte à la liberté de la presse et d'expression". Le journal précise, via un communiqué, qu'il a "reçu mercredi en fin de journée un courrier émanant de l'Office Riadh El-Feth, lui demandant d'obtenir une autorisation de la wilaya d'Alger pour pouvoir organiser ‘Les Débats d'El Watan' à la salle Cosmos". "Une chose impossible à réaliser en 24h, estiment les responsables du quotidien, à la veille d'un week-end, d'autant plus qu'El Watan a réservé la salle le 27 octobre dernier." De leur côté, les ministères de la Culture et de la Communication s'en lavent les mains. Pour Abdelakder Messahel, ministre de la Communication, c'est le résultat de la mauvaise gestion du problème par le directeur de l'Oref. Dans une déclaration à TSA, il a estimé que "c'est une affaire entre le Cosmos et l'Oref. Ce n'est pas une affaire qui relève de l'Etat". Le ministre va un peu plus loin en désignant le directeur de l'Oref comme le seul et l'unique responsable, annonçant que l'autorisation exigée pour El Watan n'est autre qu'"une initiative du directeur de l'Oref", avant d'ajouter que "ledit responsable n'a pas à exiger l'autorisation". "Ils sont libres de se réunir", a-t-il précisé. Le département de Khalida Toumi a aussi réagi d'une manière prompte. Ainsi, dans un communiqué rendu public, hier, il a démenti "catégoriquement" avoir interdit la tenue des "Débats d'El Watan". Tout en condamnant "avec la plus grande fermeté" ce qu'il appelle "un dépassement inadmissible" de la part de la direction générale de l'Oref, le ministère de la Culture "s'engage" à prendre "les mesures pour que cet acte inqualifiable ne se reproduise plus".
Le même communiqué précise, par ailleurs, que Mme la ministre était en visite à Tamanrasset avec le Premier ministre et "n'a été informée que le 7 novembre en fin de journée". Aussitôt, ajoute le communiqué, les responsables de la culture ont instruit le directeur de l'Oref de libérer la salle et de prendre contact avec El Watan pour la tenue de ses débats. Mme Toumi informe, d'autre part, qu'une enquête a été ouverte par son département, à l'issue de laquelle seront prises les mesures et sanctions qui s'imposent, et rassure que "la conférence d'El Watan peut se tenir comme prévu à l'Oref". À rappeler que ce même responsable a tenté, récemment, de censurer une émission de France 24, enregistrée à l'Oref, où Abdelaziz Rahabi et Abderezzak Makri, entre autres invités, avaient évoqué le règne de Bouteflika. Selon d'autres informations, ledit responsable aurait été démis de ses fonctions.
M M
Nom
Adresse email


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.