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MOHAMED AZZOUG, LAUREAT DU PRIX DU MEILLEUR ARTISTE ETRANGER 2013 AU GRAND CONCOURS INTERNATIONAL D'ARTS PLASTIQUES À NICE "Notre patrimoine est un miroir où se reflète notre identité"
Dans cet entretien, l'artiste revient sur l'œuvre qui lui a valu cette distinction, tout en évoquant son parcours, ses sources d'inspiration et ses projets. Liberté : Vous avez reçu, en novembre dernier, le prix du Meilleur artiste international 2013 à un concours d'arts plastiques en France, avec une œuvre représentant un Targui. Mohamed Azzoug : J'ai effectivement participé au grand concours international d'arts plastiques "25e Aigle de Nice International", qui a eu lieu dans la ville française de Nice le 22 novembre dernier, où j'ai reçu le Prix international du meilleur artiste étranger 2013 et qui a connu la participation de plus d'une centaine d'artistes provenant de diverses régions du monde. C'est une ville célèbre depuis longtemps pour son amour des arts plastiques, de grands artistes dans ce domaine à l'instar de César et Bernar Venet y ont vécu, ce qui la rend attirante en accueillant des artistes qui viennent de différents pays. C'est une expérience très enrichissante qui m'a donné encore plus confiance en moi et qui m'a ouvert la voie vers une destination nommée optimisme. L'œuvre avec laquelle j'ai participé à ce concours, intitulée Targui (représentant l'homme bleu du désert dans son costume traditionnel), a gagné l'admiration du jury et des visiteurs, qui ont montré une grande soif d'apprendre à connaître la culture et les traditions de l'Algérie. Pourriez-vous nous parler de votre parcours ? Je suis artiste peintre, designer, décorateur, graphiste, sculpteur et céramiste, né le 5 décembre 1973 à Alger. Je suis diplômé de l'Ecole supérieure des beaux-arts d'Alger, et je suis membre de l'Unac et de l'Onda. Depuis l'âge de 4 ans, j'avais une certaine sensibilité, une vision différente des choses, j'avais mon monde à moi, un monde où je pouvais me réfugier, un cocon pour la méditation. Dès ma prime enfance, j'ai été encouragé par mon oncle peintre et restaurateur d'œuvres d'art, j'ai poursuivi ensuite ma formation artistique à l'Ecole supérieure des beaux-arts d'Alger (1993-2000) où j'ai découvert la céramique, la peinture et l'architecture. J'opte pour une voie moderniste dans l'art. Vous avez également pris part à plusieurs expositions. Oui, j'ai exposé à l'Ecole supérieure des beaux-arts d'Alger, au Palais de la culture d'Alger, à la galerie Mohamed-Racim, au musée Etienne-Dinet, au Centre culturel algérien à Paris, etc. J'ai également exposé au Hilton Hotel de Prague et au théâtre Divadlo Pod Palmovka (République tchèque) pour le 50e anniversaire de l'indépendance, et j'ai pris part au Grand événeent d'arts plastiques dans l'Orne à l'atelier Balias-Château de Serans (France), ainsi qu'au colloque international sur l'Emir Abdelkader et le droit humanitaire international. J'ai aussi conçu et réalisé le trophée littéraire du Sila en 2008. Votre style va du "figuratif vers le réalisme", mais qu'est-ce qui vous inspire ? George Sand à dit : "Le véritable artiste est celui qui a le sentiment de la vie, qui jouit de toute chose, qui obéit à l'inspiration sans la raisonner, et qui aime tout ce qui est beau sans faire de catégories." Depuis mon jeune âge, j'ai été passionné et attiré par le travail des artistes de la renaissance italienne, par le détail, comme Michel-Ange, Léonard de Vinci et Annibale Carracci. Et je pense que tout ce qui touche de près ou de loin à l'histoire et à la culture algériennes, au problème de la société, m'intéresse. Il semble que le patrimoine soit un des thèmes récurrents dans votre travail... L'Algérie est un pays extraordinairement riche d'un point de vue historique, culturel. Notre patrimoine est un miroir où se reflète notre identité. Au début, c'est un travail de réflexion et de recherche qui demande beaucoup de volonté et une grande sensibilité. Que préparez-vous pour 2014 ? Si Dieu le veut, je commencerais par un projet dans mon cher pays, et par la suite je reprendrais des projets en cours de réalisation : en France (Nice), à Tokyo, Kobe et Osaka (Japon), au Grand événement international d'arts plastiques dans l'Orne à l'atelier Balias-Château de Serans (France), au CCA de Paris. Et puis je compte participer à Constantine capitale de la culture arabe 2015. S. K. Nom Adresse email