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Le chant des cigognes 48e partie
Publié dans Liberté le 04 - 06 - 2014

Résumé : Les parents de Zéliha finirent par accepter son mariage avec Ziya. Le petit Mohamed-Ali avait séduit ses grands-parents, à tel point que ces derniers ne voulaient plus le lâcher. Tout est bien qui finit bien. Zéliha et Ziya ont finalement su remettre les pendules à l'heure. Mais le spectre de Aziza planait encore...
Les choses se passèrent plutôt bien. Je me sentais plus soulagée, maintenant que mes parents étaient au courant de mon mariage. Mais ma conscience me torturait encore lorsque je repensais à Aziza.
Après le dîner, nous nous retirons au salon pour siroter un thé, et je m'empresse de confier mes préoccupations à ma mère. Elle me répondit qu'elle-même était fort préoccupée par Aziza. Sa nièce n'allait pas sauter de joie en apprenant mon mariage, mais le mal était fait, et maintenant je ne pouvais ni reculer ni remonter le temps.
Mohamed-Ali se met à pleurer. Je le reprends pour aller l'allaiter dans ma chambre avant de le mettre dans son lit. A mon retour au salon, mes parents étaient sur le point de partir. Je les accompagne jusqu'au seuil de la porte, en leur promettant de revenir à Istanbul dès que j'aurais un moment de libre. Car dès le lendemain, nous devions rentrer sur Paris où Ziya avait d'importants rendez-vous, et moi-même un agenda chargé.
Le retour en avion sera plus paisible cette fois-ci. Ziya tenait le bébé dans ses bras, et je pus piquer un petit somme.
Des mois durant, le quotidien routinier m'empêchera de penser à autre chose qu'à mon travail et à mon fils.
Ziya était souvent absent, et lorsqu'il rentrait, nous tentions de nous distraire en organisant des réceptions ou en sortant. Il m'emmenait à l'opéra, au restaurant, à des soirées mondaines, et je ne pus qu'apprécier la vie près de lui.
Un soir, alors qu'on était conviés à une réception et en train de danser, j'aperçus Fatten Alibey. Il venait d'arriver, et nos regards se croisèrent.
Fatten ébauche un sourire mauvais. Il s'approche de nous, et Ziya se retourne vivement vers lui :
- Fathy... ? Mais que fais-tu là... ?
Il ouvrit ses mains :
- La même chose que toi. Je suis un invité. Mais je vois que tu m'as déjà devancé...
- Nous sommes là depuis une heure environ... Heu... tu es toujours dans les tissus... ?
- Toujours, mais j'ai lancé d'autres affaires. Tout comme toi, j'ai le commerce dans le sang... Mais je n'ai pas ta chance Ziya...
Je me mordis les lèvres. L'allusion était claire pour moi. Ziya en fera fi, pour demander :
- Tu vis à Paris maintenant... ?
Il hausse les épaules :
- Si l'on veut... Mais je bouge beaucoup. Je viens de rentrer des Etats-Unis... Et toi... ?
- Je me déplace beaucoup moi aussi.
Fatten nous regardait toujours avec un sourire mauvais. Je me sentais mal à l'aise et m'accrochais davantage aux bras de Ziya.
Ce geste eut pour résultat de provoquer Fatten qui ne se gênera pas pour lancer d'une voix ironique :
- Aziza sait-elle que tu passes ton temps avec elle... ?
Il me désigne de son menton, comme s'il parlait d'une vulgaire prostituée. Les yeux de Ziya lancèrent des flammes. Je le sentais tout tremblant et prêt à bondir. Je tente de le retenir, mais le rire moqueur de Fatten provoquera l'inévitable. Ziya saute sur lui, et tel un fauve le fera rouler par terre, avant de le ruer de coups. Fatten se débattait et demandait de l'aide. Quelques invités accourent et tentent de séparer les deux hommes. Peine perdue. Ziya ne voulait pas lâcher prise. Sa colère était telle qu'il ne s'arrêtera que lorsque Fatten perdit connaissance.
Il se relève alors et demande à quelqu'un d'appeler une ambulance. Les invités se dispersèrent. Le spectacle les avait rassasiés, car personne n'avait plus envie de rester plus longtemps. Les uns après les autres, ils quittèrent les lieux.
Je me retrouvais seule avec Ziya, qui aida les ambulanciers à mettre Fatten sur une civière avant de l'embarquer.
Il revint enfin vers moi et me prit les deux mains :
- Rentrons Zéliha.
Je ne me ferais pas prier. J'étais si lasse et si déçue que je ne sentais plus mes jambes. Ziya m'entoura la taille de son bras et m'entraîna vers la sortie.
- Il ne mourra pas, sois en certaine, mais il se rappellera longtemps de cette raclée.
- Heu... Il... pourra aller tout raconter à Aziza...
Ziya resserre son bras autour de moi :
- Qu'il aille au diable. Je vais lui interdire à jamais de venir chez moi... D'ailleurs, Aziza n'est pas dupe, elle a dû comprendre depuis longtemps qu'il était amoureux d'elle... Ma femme n'est pas née de la dernière pluie.
- Et si jamais il chargeait quelqu'un de... l'informer... Un amoureux éconduit est prêt à tout...
(À suivre) Y. H.
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