Présidentielle: toutes les dispositions prises pour la réussite du processus électoral    Une délégation de l'APN prendra part à l'Eucoco    Bale, la réponse de Marca ! (Photo)    CRB : Amrani «Je ne parlerai pas d'un autre club, je respecte ma profession»    Deux individus appréhendés à Relizane et El Taref pour tentative de ralliement aux groupes terroristes    Nouveau Gouvernement tunisien: Ennahdha s'oppose à la participation de certains partis    Il y a tromperie sur la marchandise    Bengrina s'en prend à l'opposition    «Les rassemblements contre les élections sont antidémocratiques»    Des partisans du président agressent des opposants    Sonatrach renouvelle avec le français Engie    L'homme d'affaires Omar Allilat incarcéré à El Harrach    Egypte-Côte d'Ivoire en finale    Les chapeaux connus    2 représentants de la Fifa à Alger    Fin de la phase aller le 18 décembre    Velud a testé les jeunes joueurs    Les étudiants des hydrocarbures réclament des emplois    «Les maladies professionnelles, l'affaire de tous»    Des mises en demeure aux enseignants grévistes    De nouvelles structures pour le secteur de la santé    Plongée dans l'univers d'Amadeo Modigliani    ACTUCULT    Réunion du Gouvernement: plusieurs projets de décrets exécutifs examinés    Ligue 2 (13e j): l'OM freiné à Oran, le WAT se rapproche    Israël ferme des organisations palestiniennes à El-Qods occupée    Présidentielle 2019: paroles de candidats au quatrième jour de la campagne    L'ANIE se renforce par une plateforme électronique de surveillance des élections    Hai Nedjma: Saisie de 210 comprimés psychotropes    El Hamri: Des familles recasées dans une école sous la menace de l'amiante    Chlef: Plus de 14.000 nouveaux électeurs inscrits    Se disputer avec soi-même    Quand le «pays inutile» se souvient de l'Algérie utile !    La grogne d'un peuple n'est pas un projet politique, c'est la nécessité d'en construire un    VENT(S) DE LIBERTE    Une vingtaine de stands attendent de potentiels acquéreurs    Marche de soutien à l'organisation des élections    Cela s'est passé un 28 juin 1835 : la bataille d'El-Megta'â    James Ellroy : «Bien-sûr que je suis un génie»    Ouargla : Le moineau blanc observé pour la première fois à Touggourt    Futures gares de péage : Mise en service courant 2021    L'Algérie peut rééquilibrer son économie    La police anti-émeute disperse des manifestants    Mali : 24 soldats et 17 jihadistes tués dans des combats    Zimbabwe: La Chine accuse Harare de " sous-estimer " l'importance de son aide financière    Législatives au Cameroun : Le SDF y participera, mais à certaines conditions    Recettes douanières: Hausse de plus de 5% durant les 9 premiers mois de 2019    Forum de l'Unesco: Rabehi relève l'importance accordée par l'Algérie à la culture    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Fabius, Kedadouche et l'Algérie
Publié dans Liberté le 06 - 06 - 2014

Alors que le ministre des affaires étrangères français, Laurent Fabius, est attendu, le 8 et le 9 juin prochain, à Alger, le cas de l'ancien diplomate Zair Kedadouche, qui a démissionné il y a un peu plus d'un mois de son poste, rebondit. « Liberté » l'a rencontré hier à Paris. Il est revenu sur son « affaire », qu'il avait déclenché par une lettre envoyée au Président français François Hollande, et dans laquelle il annonçait sa décision tout en dénonçant les « discriminations » du Quai d'Orsay envers lui (voir vidéo en dessous).
Le « démissionnaire », qui a longtemps et longuement évoqué la discrimination dont il a fait l'objet par le Quai d'Orsay, ne retient lui que les propos ambigus du porte-parole du Quai d'Orsay qui s'est exprimé en ces termes : « Monsieur Kedadouche s'est exprimé dans tous les médias, y compris la presse algérienne. Cette opération n'est pas née du Saint Esprit ».
Affirmant qu'il ira jusqu'au bout, il indiqua que « le combat pour la diversité et le combat des français issus de l'immigration, y compris au Quai d'Orsay c'est de représenter la France partout dans le monde. Je suis très fier de mes origines algériennes et du parcours de mon père « éboueur», à Aubervilliers. Au Quai d'Orsay plus qu'ailleurs on a cherché à me stigmatiser en fonction de mon nom. Le procureur de le République a été saisi avec le soutien de la ligue des droits de l'Homme, de la LICRA, des « Invisibles », ainsi que la pétition qui regroupe des milliers de personnes « We sign it »».
Lors de cette rencontre Zair Kedadouche était accompagné de celui qui fut un conseiller à l'Elysée de l'ancien président français, Nicolas Sarkozy, Dahmane Abderrahmane. Ce dernier, qui est à la tête d'un comité de soutien à Zair Kedadouche, affirme ne pas comprendre le silence des autorités algériennes face à cette « injustice » et au « racisme ». Il dénonce les propos tenus par le porte parole du Quai d'Orsay M. Romain Nadal qui, selon lui, mettent en cause l'Algérie. « Je tiens à m'insurger face aux propos ambigus du porte parole du Quai d'Orsay et contre la discrimination et le racisme dont a fait l'objet Zair Kedadouche », dira-t-il. Ce dernier, ira plus loin, car selon, lui, « Le Quai d'Orsay a volontairement sanctionné M. Kedadouche, d'abord pour ses origines algériennes, mais aussi, parce qu'il est considéré comme un agent de l'Algérie. La communauté algérienne s'indigne au moment même ou M. Laurent Fabius se prépare pour une visite de deux jours en Algérie. Notre communauté est choquée par le silence des autorités algériennes, qui n'ont pas daigné bouger pour défendre l'un de leurs compatriotes. Kedadouche a été discriminé, parce qu'il est le digne héritier de sa famille qui faisait partie de la fédération de France du FLN », ajoutera-t-il. Dahmane à cette occasion, ira jusqu'à s'en remettre au Président de la République Abdelaziz Bouteflika. « Nous demandons au Président algérien M. Abdelaziz Bouteflika d'être solidaire avec tout français-algérien, comme le sont Serge et Arnauld Klarsfeld avec tout français-juif discriminé. En tous cas, ce que je retiens c'est que toute la presse française juge l'affaire condamnable pourquoi pas le Quai d'Orsay », conclu-t-il.
En somme, cette affaire est loin de connaitre son épilogue. Reste à savoir si une suite sera donnée par à la justice française à la plainte déposée par l'ancien diplomate.
De Paris, C.M (Pour la Rédaction WEB/LIBERTE)
Nom
Adresse email


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.