L'IRB Kheneg accède en Interrégions    Les Algériens pour une bonne moisson et des points olympiques    Les frères Kouninef sous mandat de dépôt    "Il faut le protéger ainsi que tous les innocents"    La communauté internationale face à ses «responsabilités»    L'opposition dénonce l'immixtion de l'armée dans la politique    "Il faut commencer par juger les véritables criminels"    Avantage aux Béjaouis, mais…    Le Chabab passe en finale    La JSK appelle à une marche de soutien à Issad Rebrab    Le tournant    Trois nouvelles plages proposées à l'ouverture    L'exécutif planche sur la saison estivale    Recul du taux d'analphabétisme    Protestation contre le directeur des transports    Parkours de Fatma-Zohra Zamoum présenté en avant-première à Alger    Le long-métrage Abou Leila en compétition à la «Semaine de la critique»    Benhadid : «La solution est politique»    L'Association des professionnels accentue la pression sur l'armée : Les Soudanais menacent de paralyser le pays    Affaire Rebrab: L'ambassade de France dément toute demande de renseignements    Nouvelle aérogare: Les travaux du parking à étages et la tour de contrôle achevés    Chlef: Plus de 58.000 candidats aux examens de fin d'année    Les locaux commerciaux pour les jeunes au menu    Sûreté de wilaya: Plus de 3.000 permis de conduire retirés en trois mois    Le porte-parole du gouvernement: «La justice est au-dessus de tous»    Le FFS dénonce une «démarche autoritaire»    KABYLIE 2001 : «HIRAK», SAISON I    Le pouvoir, ses manipulations et ses échecs catastrophiques (pour l'Algérie)    Abdelaziz Rahabi à la Radio chaîne III: "La transition porte tous les risques de ne pas aboutir"    L'entraîneur du Kenya compte sur son collectif    Van de Beek, ça coûte cher    Relations russo/nord-coréennes: De nouveaux détails sur la prochaine rencontre Poutine-Kim    Libye: Al-Sarraj dénonce le soutien "non proportionné" de la France à Haftar    Comment l'URSS a construit un "tueur de sous-marins"    Ali Baba et les 40 voleurs    Un terroriste abattu dans la région du Kef    La guerre de l'espace a-t-elle commencé?    Le prix du baril pourrait flamber    Tipasa : La commune de Tipasa maintient le nouveau plan de circulation "modifié" jusqu'à la fin l'été    Le temps des décomptes    Des pays africains exportateurs de pétrole et de gaz en 2022    Bourses : Les actions européennes se sont dégagées par le haut d'une séance terne    Décès : L'ancien fondateur du FIS Abassi Madani tire sa révérence    Comment sécuriser nos musées!    Houston rend hommage au cinéma palestinien    De Ala Eddine Slim à Robert Rodriguez, via... Zahra!    "Laissez la justice faire son travail"    Festival d'Annaba du film méditerranéen : de la 4e édition au mois d'octobre    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





AURÈS DE SAIDA ABOUBA
L'art de la parole consacré dans un roman
Publié dans Liberté le 16 - 10 - 2014

L'esprit de l'entraide, du respect des personnes âgées, la valeur de la parole et de fidélité sont savamment mis en exergue dans ce roman, qui évoque le rapport aux ancêtres et au passé, dans une prose rythmée, portée par un réel sens de la narration de l'auteure.
L'Aurès, le pays chaoui, n'a jamais cessé de charmer et d'être continuellement une source d'inspiration pour ses enfants, mais aussi pour les artistes, les voyageurs, ou encore les écrivains. Saïda Abouba vient de le confirmer avec son roman intitulé sobrement Aurès.
Elle (se) raconte ; elle livre le récit d'une montagne qui est la sienne. "C'est une histoire d'amour entre moi et la montagne", confie-t-elle. "Dans l'arrière-pays, les choses semblent bien se passer et la vie reprendre son cours normal. Nous dans les Aurès, au début de l'indépendance, les braves ont mis fin à des années d'exploitation et de joug colonial. Tous les rêves sont permis. Vivre ensemble, avec les mêmes chances et partager les richesses. Construire un pays fort, qui a donné le meilleur de ses enfants pour son indépendance", note l'auteure dans son roman. Cependant, une guerre ne fait pas de cadeau, bien au contraire, les stigmates et séquelles sont encore apparents et douloureux.
Les souffrances sont aussi très nombreuses, et parmi celles-ci, celles des orphelins de cette même guerre. L'auteur avec des mots simples, ayant des fois recours au parler chaoui, raconte l'histoire d'un orphelin qui n'a d'autres parents que sa grand-mère – Nena, comme disent les habitants de la montagne. Elle lui donne toute son affection et sa force pour le faire grandir et devenir adulte, un homme mûr.
L'esprit de l'entraide, du respect des personnes âgées, la valeur de la parole et la fidélité sont savamment mis en exergue. Rendre le bien et l'aide qu'on a reçus est comparé par l'auteur à une "amana", quelque chose que le personnage principal doit accomplir, un devoir envers son entourage. Ce n'est que la suite logique dans cette histoire où les générations ne vivent aucun conflit, bien au contraire, elles sont en harmonie et en parfaite entente.
Cependant, la mort de l'ancêtre à un moment de la vie semble ouvrir la porte à toutes les incertitudes. Comme si on avait ôté une sécurité, une voix de sagesse, et le monde bascule. Le monde est moins sûr, le pays vit des années noires (la décennie noire) ; ce qui était quiétude n'est que vacarme et pleurs.
Si les anciens n'ont rien vu à ce cauchemar et ils ne l'auraient même pas imaginé se passer chez eux, ce sont les arrière-petits-fils qui subissent la douleur. Cette évolution de l'intrigue permet de s'interroger sur l'existence et sur le rapport qu'on entretient avec soi et sa terre.
Alternant des vers en rime et en prose, Saïda Abouba nous rappelle, à juste titre, le roman La Grotte éclatée de Yamina Mechakra, une histoire où Arris est un nom d'enfant et de village. Et c'est Arris qui est le cadre du roman de Saïda Abouba. Heureuse coïncidence, puisque l'auteure ne cache pas son admiration pour la fille de Meskiana, qui nous a quittés il y a plus d'une année.
R. H.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.