Le bras de fer engagé entre le club amateur et l'actionnaire majoritaire de la société sportive, en l'occurrence Tassili, risque d'entraver la bonne marche du club des Sanafir. En effet, après avoir eu gain de cause par une décision de la justice dans l'affaire des 18,6 milliards de centimes représentant les dettes des actionnaires, le club amateur présidé par l'ancien président, Fersadou, a engagé une autre action en justice pour réclamer à Tassili des dédommagements, ce qui a poussé la direction de la compagnie aérienne à songer sérieusement à se retirer de la gestion du vieux club constantinois pour revenir à cette affaire de dette réclamée par les actionnaires du club. L'un d'eux nous a confirmé que la dette de 46 milliards représente l'investissement des actionnaires depuis la création de la société sportive, à savoir 2010, jusqu'à l'arrivée de Tassili en 2014, soit des dettes de 4 années sportives. Cependant, Tassili n'a pas voulu admettre la somme réclamée et a engagé un expert comptable pour tirer les comptes au clair qui a, pour sa part, finalement entériné pour la saison 2010/2011, les 18,6 milliards de centimes, qui, selon notre interlocuteur, sont justifiés par des factures. Les actionnaires, eux, ne se sont pas avoués vaincus, ils reviennent alors de nouveau à la charge en intentant une autre action en justice pour demander, cette fois-ci, des "dommages et intérêts" concernant le retard dans le versement de la somme de 18,6 milliards de centimes gagnée par procès et qui pourrait s'élever à 46 milliards de centimes, soit la somme réclamée au départ. Devant cet état de fait, la direction de Tassili aurait accusé ouvertement l'actuel président d'administration, M. Haddad, qui est également un actionnaire, pour n'avoir pas interjeté appel en justice dans les délais impartis, tout en affirmant qu'ils ne sont pas disposés à verser cette somme astronomique. Notant que sur le plan sportif, le CSC a réussi une entame de championnat idéal en allant s'imposer à Tizi Ouzou (1à 0) face à la JSK. A. R.