Les noms des 80 bénéficiaires ont été affichés avec leur photo, affiliation et adresse. Pour une première, c'en est une dans les annales. Dans le cadre du programme de 6000 logements sociaux affectés aux 57 communes que compte la wilaya d'Alger, Sidi Moussa n'a bénéficié que de 80 unités, alors que d'autres municipalités ont été attributaires d'un quota de 100 jusqu'à 160 unités. Cette disparité dans les quotas a amené certains élus locaux ou de l'APW à s'interroger sur les critères adoptés par les services d'Abdelkader Zoukh pour décider du nombre de logements à affecter pour telle ou telle commune, du total de 6000 unités retenu dans le volet du social. Donc, c'est une goutte d'eau dans la mer, que ces 80 logements destinés à la population de Sidi Moussa qui compte, à elle seule, 3400 demandes enregistrés par les services de l'APC. C'est ce qui a fait dire au premier magistrat de cette commune M. Bouteldja Allal : "Ce quota est nettement insuffisant par rapport aux dossiers réceptionnés par nos 3 services". Alors, c'est à se demander quelle est donc la démarche la plus appropriée de M. Bouteldja pour distribuer les 80 unités, sans que cela tourne à l'émeute ? À signaler d'abord, que Sidi Moussa est parmi les rares communes qui ont eu le courage d'afficher récemment les listes des 80 bénéficiaires. "Certes, cela n'a pas été facile du tout, mais il fallait rendre publique cette liste tant attendue par la population locale. L'important est de respecter les étapes qui ont précédé l'opération d'affichage". En effet, Sidi Moussa figure dans le lot des 3 communes qui n'ont pas hésité à rendre publique la liste des bénéficiaires et procéder à la répartition de leur quota, quand bien même il est tout petit. "Pour l'exemple et bien qu'il y avait des mécontents, l'opération s'est déroulée sans aucun incident". À noter que les noms des 80 bénéficiaires ont été affichés avec leus photo, affiliation et adresse. Pour une première, c'en est une dans les annales des 1541 communes du pays, où on dénote de la transparence dans l'octroi du logement social. "Pour la réussite de l'opération, nous avons mis en place 10 agents enquêteurs qui ont sillonné tout le territoire de la commune en faisant du porte-à-porte. Donc, au total, nos enquêteurs ont eu à traiter 2300 études réelles. Dans le lot de demandes et de dossiers déposés, figurent ceux de 1997. Ce qui nous a amené à actualiser les dossiers. Cette sortie sur le terrain nous a permis d'établir 800 dossiers éligibles selon les critères édictés par la loi, que nous avons transmis à la commission de daïra. Laquelle commission a filtré encore ces dossiers, pour ne retenir en définitive que 400 dossiers. En dernier lieu, l'ultime filtre a fait ressortir la liste des 80 bénéficiaires et la liste additive de 16 autres bénéficiaires". À signaler que 14 femmes figurent parmi les 80 heureux bénéficiaires et sur les 400 recours déposés, il n'y a eu que 11 cas qui sont fondés pour être traités par la commission de wilaya. Frustré, le maire a déclaré que "si la wilaya avait daigné nous affecter un quota de 250 logements, on aurait non seulement réglé la question des familles méritantes, mais on aurait même redonné espoir aux citoyens". "En ce sens, Sidi Moussa mérite un quota beaucoup plus conséquent que 80 unités, au vu du nombre de maisons rasés dans les années 1990 dans le cadre des opérations sécuritaires", a tenu à précisé M. Bouteldja Allel. Il faut savoir que dans le cadre du programme de relogement lancé en juin 2014 par la wilaya, 152 familles de Sidi Moussa, occupant des IMR ou des baraques ont été relogés dans des logements décents. Mieux, 100 autres familles ont été recensées pour être relogés lors des prochaines opérations. À retenir qu'il y a également un programme de 300 logements sociaux dans la formule LPL qui ont été construits par l'OPGI de Dar El-Beïda. S'agissant des programmes LSP, la formule accuse un immense retard, notamment le programme de 200 logements à Ramdania qui sont en souffrance depuis 2001 ainsi que le programme de 120 logements à Ouled Allal, qui ont été lancés également par l'OPGI de Dar El-Beïda. H. H.