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Quelles mesures pour endiguer la hausse des prix ?
Déstockage massif de la pomme de terre, création des points de vente directe au consommateur
Publié dans Liberté le 05 - 04 - 2017

Le président de l'Association nationale des commerçants algériens (Anca) a estimé que "l'opération de déstockage était bonne, mais qu'elle intervenait un peu en retard".
Les mesures du gouvernement suffiront-elles à endiguer le phénomène de la hausse des prix de la pomme de terre ainsi que d'autres fruits et légumes constatée ces derniers jours ? Le prix de la pomme de terre a atteint 110 DA/kg, celui de la tomate 100 DA et celui de la courgette à 120 DA ­­­— ce qui est excessivement cher pour des produits de saison —, sans parler de l'ail qui ne descend pas en dessous de 1 500 DA. La situation suscite bien des craintes auprès du consommateur qui est livré pieds et poings liés à une faune de spéculateurs qui modulent les prix à leur guise.
Les pouvoirs publics, par le biais du ministre de l'Agriculture, ont d'abord annoncé des actions visant à stabiliser le prix de ce tubercule. M. Sahraoui Benallal, directeur général de l'Office national interprofessionnel des légumes et viandes (Onilev), a fait état du déstockage de 70 000 tonnes de pomme de terre hivernale, afin de satisfaire les besoins du marché pour les mois d'avril et de mai, selon un calendrier arrêté.
Selon lui, cette denrée sera distribuée aux marchés de gros à des prix raisonnables qui oscilleront entre 30 et 35 DA, et sera vendue au consommateur 40 DA/kg. Le DG de l'Onilev a affirmé, en outre, qu'il sera procédé à l'ouverture de 10 points de vente à Alger et d'autres dans différentes wilayas. Les points de vente à Alger sont Aïn Benian, Bab-Ezzouar, Gué-de-Constantine (Onab), Hussein-Dey, Palais des expositions (Pins-Maritimes), Place du 1er-Mai, et Saïd-Hamdine.
Comment les commerçants et leurs représentants jugent-ils cette action ? Le président de l'Association nationale des commerçants algériens (Anca), Hadj Tahar Boulanouar, a estimé que "l'initiative de déstockage est bonne, mais elle intervient un peu en retard". "Elle aurait empêché les prix des fruits et légumes d'atteindre leur seuil actuel, si elle avait été prise à temps", juge-t-il, ajoutant que "le déstockage est inutile aujourd'hui. Avec l'arrivée de la nouvelle récolte de pomme de terre, les stockeurs sont contraints de libérer les quantités emmagasinées", a-t-il indiqué, en précisant que "la fin du mois d'avril et le début de mai constituent une période de transition qui marque la fin des produits du Sud et le début de la production du Nord". On s'attend donc à une baisse des prix en raison d'une production abondante dans les wilayas d'Aïn Defla, de Boumerdès, etc. "Ces prévisions de baisse des prix sont aussi valables pour les produits de saison (carottes, navets, salade, etc.) qui ne sont pas stockables", dira Hadj Tahar Boulanouar, qui pousse l'optimisme jusqu'à affirmer que "même durant le mois de Ramadhan, il n'y aura pas de pénurie en raison d'une production abondante attendue".
Le président de la Fédération nationale des marchés de gros de fruits et légumes, affiliée à l'UGCAA, Mustapha Achour, a, quant à lui, fait remarquer que la déclaration du ministre de l'Agriculture, devant les médias, de vendre la pomme de terre déstockée à 40 DA au détail n'avait pas été suivie d'effet sur le marché. "Aujourd'hui, quand les commerçants se sont adressés aux propriétaires de chambres frigorifiques, elle était vendue à 45 et 55 DA. À prendre ou à laisser", dit-il. Autre exemple : "Au marché de gros, la pomme de terre s'est vendue à 55 DA aujourd'hui, et sans traçabilité, non pas chez les mandataires mais chez des intermédiaires", a-t-il ajouté.
D'après ses dires, cette opération ne résout en rien l'absence de traçabilité du produit, telle que revendiquée par sa fédération, elle qui, depuis 20 ans, dénonce le marché parallèle sans qu'elle soit entendue. "Aujourd'hui, c'est à
60 ou 70% que le marché est dominé par l'informel à tous les niveaux, du fellah jusqu'au détaillant en passant par le grossiste", déplore-t-il. Il rappellera que "cette situation est préjudiciable à plus d'un titre pour les commerçants déclarés qui utilisent les factures et paient leurs impôts, alors que les commerçants informels ne sont pas contrôlés", en jetant la responsabilité sur le ministère du Commerce.
Car, selon lui, comme pour d'autres intervenants, il est établi que le monopole de l'informel sur les circuits de distribution des fruits et légumes est responsable de la pénurie et la flambée des prix.
La preuve : plus de 100 000 tonnes de pommes de terre, illégalement stockées dans des chambres froides, ont été découvertes, il y a quelques jours, dans les wilayas de Boumerdès et d'Aïn Defla.
En visite samedi dans la wilaya d'El-Oued, le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, avait pointé du doigt le phénomène illégal de la rétention des stocks de pomme de terre, notamment à Aïn Defla.
À quand, alors, des mesures pour réguler les circuits de distribution qui connaissent des dysfonctionnements cycliques ?
Amar Rafa


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