Des centaines de milliers de manifestants à Alger : « Gaïd Salah dégage ! »    Barça : Messi a mal vécu la défaite face à Liverpool    ANNONÇANT SON SOUTIEN A GAID SALAH : Seddik Chihab s'attaque une nouvelle fois à Ouyahia    COMMISSION DES FINANCES DE L'APN : Les dépenses de l'APN sous la loupe des enquêteurs    Brandt lance son quatrième smartphone en Algérie Le BPRIMES    Manipulation des articles    Des industriels, des hommes d'affaires et même des élus se tiennent le ventre    ELECTION PRESIDENTIELLE : Les noms des 77 candidats à la candidature dévoilés    Une balle de match pour un titre    Dirigeants et supporters du Scad demandent l'accession de leur club    Tottenham: Pochettino met fin aux rumeurs    L'APC DENONCE L'OCTROI ‘'OPAQUE'' DE MARCHES PUBLICS : Le maire d'Oran dans le collimateur    MASCARA : 3 individus arrêtés et des munitions saisies à Ain Farès    Mémoires anachroniques de l'Andalousie perdue    Premières projections de films documentaires    Baâziz galvanise le public    Le Brent se maintient à plus de 68 dollars à Londres    Des milliers de manifestants se dirigent vers la Place des martyrs    Khalifa Haftar loue les services d'une firme de lobbying américaine    Un terroriste capturé à Tamanrasset    Boumerdes : intoxication de 41 élèves à Chaâbet El Ameur    Les algérois manifestent malgré la répression    Lancés dans le bain avec succès, Louizini et Djahdou représentent l'avenir du club    Le Front Polisario regrette la démission de Horst Kohler    Le Botswana lève l'interdiction de chasser l'éléphant    L'Algérie certifiée exempte de Paludisme par l'OMS    Indonésie: sept morts dans des affrontements post-électoraux    Norvège: le chômage a son plus bas niveau en mars    Huawei prépare son propre système d'exploitation    Probium et l'Are-Ed, deux associations qui marquent la Journée mondiale de la biodiversité    Cher futur Président, je te veux…    Un éveil populaire pour une Algérie disruptive (Partie 1)    Football : Le gouvernement Bedoui veut s'attaquer à la violence dans les stades    Etudiants : Hirak, Ramadhan et examens    En bref…    Haizer : Deux exclus de logements sociaux entament une grève de la faim    En bref…    L'ES Tunis veut prendre une option face au WA Casablanca    14e vendredi de marche : Le peuple dit non à l'élection du 4 juillet    L'Encre de la liberté de Hocine Redjala : Un film documentaire sur la liberté d'expression en Algérie,    Le trip de l'amour et ses revers    Une révolution «personnalisée»    Edition du 24/05/2019    Le Soudan à l'heure d'une révolution incertaine    L'ONU et l'UA dénoncent les ingérences en Libye    ACTUCULT    Pari gagné !    Elections européennes dans un fort climat eurosceptique    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Le chef de l'armée birmane doit être poursuivi pour "génocide"
Des enquêteurs de l'ONU sur la crise des Rohingyas le recommandent
Publié dans Liberté le 28 - 08 - 2018

Des enquêteurs de l'ONU ont demandé, hier, que la justice internationale poursuive le chef de l'armée birmane et 5 autres hauts gradés pour "génocide", "crimes contre l'humanité" et "crimes de guerre" à l'encontre des musulmans rohingyas. "Les principaux généraux de Birmanie, y compris le commandant en chef Min Aung Hlaing, doivent faire l'objet d'enquêtes et de poursuites pour génocide dans le nord de l'Etat Rakhine, ainsi que pour crimes contre l'humanité et crimes de guerre dans les Etats Rakhine, Kachin et Shan", a exhorté la Mission d'établissement des faits de l'ONU sur la Birmanie. Selon un rapport publié, hier, par cette mission, qui a été créée par le Conseil des droits de l'homme de l'ONU en mars 2017, "il existe suffisamment d'informations pour justifier (...) la poursuite des hauts responsables de la chaîne de commandement de l'armée birmane. Entre août et décembre 2017, plus de 700 000 musulmans rohingyas ont fui la Birmanie, majoritairement bouddhiste, après une offensive de l'armée birmane lancée en représailles d'attaques de postes-frontières par des rebelles rohingyas. Ils ont trouvé refuge au Bangladesh où ils vivent depuis dans d'immenses campements de fortune. Les informations recueillies par la Mission de l'ONU suggèrent que l'estimation de 10 000 morts, un chiffre de Médecins sans frontières (MSF), est "prudente".
D'après les enquêteurs de l'ONU, la dirigeante birmane Aung San Suu Kyi, prix Nobel de la Paix, "n'a pas utilisé sa position de facto de chef du gouvernement, ni son autorité morale, pour contrer ou empêcher le déroulement des évènements dans l'Etat Rakhine". "Par leurs actes et leurs omissions, les autorités civiles ont contribué à la commission de crimes atroces", ont-ils estimé. Ceux-ci ont néanmoins fait valoir que les autorités civiles avaient peu de marge de manœuvre pour contrôler les actions de l'armée birmane et que rien n'indique non plus qu'elles ont participé directement à la planification ou à la mise en œuvre d'opérations de sécurité ou qu'elles faisaient partie de la structure de commandement.
La Mission de l'ONU, qui n'a pas été autorisée à se rendre en Birmanie, a interrogé 857 victimes et témoins, et s'est aussi servi d'images satellite. Selon le rapport, "les crimes commis dans l'Etat Rakhine, et la manière dont ils ont été perpétrés, sont de nature, de gravité et de portée similaires à ceux qui ont permis d'établir l'intention génocidaire dans d'autres contextes".
R. I./Agences


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.