Etiquetage des produits originaires du Sahara occidental : les clarifications de la nouvelle Commission européenne    Foot/ L2 (boycott des clubs): le Bureau fédéral refuse le report de la 20e journée    Tribunal de Bir Mourad Raïs : le Directeur général du groupe Ennahar placé en détention provisoire    USMA : Ardji ou Yaïche pour remplacer Zouari    MCA: La confiance sera renouvelée à Toual    "Le centre de décision ne se trouve pas chez le pouvoir formel"    Il y a deux ans, disparaissait Dr Laâziz Kessas    13,4 milliards DA d'investissement en 2019    Le Galaxy Z Flip, le premier écran en verre pliable de Samsung    Opticharge, une nouvelle application mobile pour le transport de marchandises    Une expulsion et des interrogations    Plaidoyer pour un cadre juridique en faveur des start-up    La BM plaide pour un nouveau contrat social    HIRAK : quo vadis ?    Le cynisme met fin au sauvetage humanitaire en Méditerranée    Le Président Tebboune accorde des entrevues à des médias nationaux et etrangers    Tunisie: Ennahdha soutient le gouvernement Fakhfakh, vote de confiance la semaine prochaine    L'UA encourage le Mali à dialoguer avec les chefs terroristes    Erdogan menace la Syrie d'une opération à Idleb    Khalifa Haftar reçu par le ministre russe de la Défense    «Par quelle main retenir le vent»    Karim Younès au rang de ministre d'Etat    Le PAD engagera de larges consultations avec les anti-pouvoir    Madar joue la carte des «primes »    Qui pour driver l'équipe samedi ?    Serport annoncera aujourd'hui le rachat du club    Erling Haaland, naissance d'un géant    Le virus de l'argent en quarantaine !    Nouveau sit-in des enseignants de l'université de Tizi Ouzou    Les corps communs en grève les 23 et 24 février    Décès du poète et chercheur Ayache Yahiaoui    Les chemins vers l'art    Le message poignant De nos frères blessés    …sortir ...sortir ...sortir ...    La femme, une icône du pacifisme de la révolution    "Et si je les tuais tous, Madame", le monologue des silences bavards    Aïn témouchent : deux morts et 13 blessés dans un accident de la route    Pour faire face à la grève: Air Algérie affrète deux avions et recrute de nouveaux personnels navigants    Travaux de maintenance du réseau électrique: Des perturbations dans l'alimentation électrique dans trois communes    Constantine: Saisie de plus de 1100 capsules de psychotropes    Es Sénia: Plus de 158 tonnes de tabac à chiquer saisies    A la demande de la défense: Le procès Hamel reporté au 11 mars    Que serait le 7e art sans les artistes ?!    Polémique autour de la délimitation des frontières maritimes    Chakib Khelil et Amar Ghoul bientôt devant la Cour suprême !    Berraf dénonce un 'montage'    Près de 700 "gülenistes" arrêtés ou recherchés en Turquie    Sétif: démantèlement d'un réseau de trafic de pièces archéologiques datant de l'époque romaine    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Les Libyens du Sud veulent créer leur gouvernement
Alors que le pays est dirigé par trois entités parallèles
Publié dans Liberté le 12 - 09 - 2018

Face au blocage politique, les Libyens ont perdu confiance en leurs dirigeants qu'ils accusent d'honorer des agendas étrangers au détriment de la stabilité du pays et de leur peuple.
Les Libyens du Sud ont l'intention de créer un gouvernement parallèle, a rapporté l'Organisation Fezzan Libya sur sa page facebook, citant des sources au sein du Conseil tribal de Sebha. "Les chefs de tribus de Sebha affirment qu'un nouveau gouvernement dans le Sud, séparé de ceux de Tripoli, est en cours de formation", a rapporté cette organisation, dans un contexte marqué par la persistance des blocages politiques dans le pays et une dégradation inquiétante de la situation économique et sociale, notamment dans le Sud libyen. Exaspérés par la marginalisation dont ils sont victimes, les Libyens du Sud entendent ainsi former une entité parallèle qu'ils comptent appeler "Gouvernement fédéral de Fezzan", selon la même source. Si l'information n'a pas encore fait le tour des médias locaux et internationaux, son annonce officielle ne saurait tarder et fera l'effet d'une bombe, annonciatrice du début de la scission tant redoutée de la Libye.
En effet, l'hypothèse de la scission de ce pays voisin n'a jamais été aussi plausible, malgré les assurances des uns et des autres quant à la sauvegarde de l'unité nationale et territoriale de la Libye.
Mais force est de constater que les tiraillements politiques, militaires et tribaux sont en train de s'aggraver à la veille des élections générales prévues avant la fin de l'année en cours. Aussi, cette annonce intervient au lendemain d'une rencontre entre le controversé maréchal Khalifa Haftar et des chefs de tribus libyennes et durant laquelle il a insinué son intention d'avancer vers le sud-ouest libyen, jusqu'ici livré quasiment à lui-même. Parallèlement, des sources affirment que le président du Conseil présidentiel et non pas moins Premier ministre du Gouvernement libyen d'union nationale (GNA), Fayez al-Serraj, aurait mis en place une force armée pour prendre le contrôle du sud-ouest libyen. Outre le fait de combattre les milices qui se livrent à tous types de trafics dans cette zone frontalière avec le Sahel, le président du GNA tente d'occuper le terrain avant Khalifa Haftar, désigné par les autorités parallèle de l'Est (gouvernement et Parlement de Tobrouk) comme chef suprême des forces armées libyennes. Cette lutte pour le contrôle du territoire risque en fait de finir en un face-à-face désastreux aussi bien pour les Libyens que pour les pays de la région, dont fait partie l'Algérie. L'instabilité chronique de la Libye, depuis la chute de l'ancien régime de Mouammar Kadhafi en 2011, maintient un climat d'instabilité dans l'ensemble de la région, obligeant les pays voisins à consentir d'importants efforts matériels, financiers et humains pour la sécurisation de leurs frontières, ce qui n'a tout de même pas empêché la survenue d'attaques meurtrières que ce soit en Tunisie (Ben Guerdane en mars 2016) ou en Algérie (attaque du site pétrolier de Tigentourine en janvier 2013).
Ceci sans oublier l'aggravation de la crise de trafics de migrants transitant par la Libye et du phénomène des enlèvements de civils par des milices en contrepartie de versement de rançons. Aujourd'hui, de nouvelles tentatives de réconcilier les Libyens sont engagées par les pays voisins et les pays d'Europe, sous l'égide de l'ONU. Mais elles sont loin d'aboutir.
Lyès Menacer


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.