L'état du réseau routier de la localité de Selloum (commune d'Aghbalou, 45 km à l'est de Bouira) est dans un état de délabrement des plus avancés. Cet état de fait a poussé certains élus locaux, à leur tête l'ex-P/APC d'Aghbalou, Nacer Bellal, à interpeller les pouvoirs publics, notamment le P/APW et le président de la commission de wilaya chargée de l'aménagement du territoire, sur l'état "catastrophique" des routes de ce village. Ainsi, dans une correspondance adressée à ces deux responsables et dont une copie a été remise à Liberté, ces élus préconisent une enveloppe budgétaire de plus 150 millions de DA pour réhabiliter les routes les plus endommagées. Ces élus affirment s'être basés sur "des calculs logiques, des projets initiés et fiches techniques réalisées en ajoutant un pourcentage de la dévaluation actuelle" pour arriver à cette coquette somme. Selon ledit document, les principaux axes routiers qui devraient être réhabilités en premier sont entre autres la RN15 sur une distance de 3 km, le chemin communal de la RN15 menant vers Tiksighiden et Houlala, les chemins communaux de Tinswin, Lakhmaïs et ceux de Tala reliant Lakhmaïs à la RN15. Les requérants dans leur missive insistent sur les risques qui peuvent découler de la "négligence" de ces tronçons. Ainsi, selon Nacer Bellal, deux points de glissement dangereux ont été enregistrés sur le premier axe ou le tronçon de 3 km sur RN15, menaçant plusieurs familles. D'après cet élu et au niveau du tronçon de Tinswin, un glissement de terrain a été déjà signalé lors des dernières intempéries. D'après les rédacteurs de cette déclaration, seule une prise en charge "en urgence" pourra éviter le pire. "Nous interpellons votre sens des responsabilités et votre conscience afin de délibérer en faveur de notre cause, laquelle est celle de l'ensemble des villageois de Selloum", concluent-ils. Il y a lieu de souligner que plusieurs affaissements et autres glissements de terrain ont été signalés ces dernières semaines un peu partout à travers la commune d'Aghbalou, plus précisément à Selloum où des pans entiers de falaises menacent la population. RAMDANE BOURAHLA