Le champion d'Algérie de cet exercice 2004-2005 a fêté hier au stade de Bologhine, comme il se doit, son titre en présence d'un public nombreux, en remportant une victoire écrasante devant l'OM Ruisseau qui, du coup, est condamné à évoluer la saison prochaine en division deux. En effet, comme il fallait s'y attendre, les Usmistes ont joué le jeu, respectant l'éthique sportive devant un potentiel reléguable qui n'avait besoin que d'un point pour sauver sa peau. Le coach Aksouh a présenté une équipe de titulaires, hormis bien sûr les absences attendues, ce qui pouvait déjà renseigner sur les intentions de l'USMA. Cependant, le véritable bourreau des Olympiens est ce diable de Eneramo, auteur de quatre buts, deux à chaque mi-temps. Le Nigérian de l'USMA s'est avéré trop fort pour les défenseurs de l'OMR dont il s'est longtemps joué avant de les condamner au purgatoire. Le véritable récital de Eneramo commença dès la 21' consécutivement à une jolie tête pour ouvrir le score. À la 36', ce même attaquant doté d'une force physique presque “surnaturelle” allait entamer un raid en solo avant de mettre tout le monde au tapis, puis marquer tranquillement au coin. Ce n'est qu'à partir de cet instant, et voyant qu'ils n'avaient plus rien à perdre, que les gars de l'OMR ont décidé de réagir. Leur réaction ne tarda pas à porter ses fruits puisque à la 37', Himani d'une belle reprise de la tête permet aux visiteurs d'entretenir l'espoir. Cependant, en seconde période, les Olympiens allaient complètement abdiquer devant la furia de Eneramo qui ajoutera deux autres buts à la 62' et à la 72' pour mettre KO les poulains de Ifticen. Au coup de sifflet final, l'ambiance était partagée entre la joie des Usmistes et la grosse amertume des Olympiens. D'un côté une équipe qui fête son titre et d'un autre une autre qui vit le cauchemar de la descente aux enfers une année après son accession historique parmi l'élite. Et dire qu'il y a quelques années de cela, les deux équipes vivotaient encore au purgatoire ensemble en D2 ! Les mauvaises langues disent d'ailleurs que l'USMA a réglé, hier, avec l'OMR un vieux contentieux qui remonte à cette époque… C'est fou comme l'histoire se répète et... ne pardonne pas ! S. B.