Afin de renforcer les capacités d'entreprendre et d'orientation vers l'emploi des diplômés de l'Enseignement supérieur, le vice-rectorat des relations extérieures, de la coopération, de l'animation et la communication et des manifestations scientifiques et le laboratoire : architecture, ville, métiers et formation de l'université de Constantine 3 Salah-Boubnider organisent depuis lundi un atelier de formation aux lauréats bac+3. Cette session de formation qui se poursuivra jusqu'à demain, jeudi, est tenue sous la forme d'ateliers de renforcement des compétences et des capacités d'appréhender et d'entreprendre en termes d'environnement d'entreprise, de rédaction de CV et de lettre de motivation, de séance d'entretien individuel, des métiers porteurs d'emploi, affermissement des compétences en bureautique, d'initiation à la gestion de projet, de séances d'information et orientation métiers, de visites d'entreprises et enfin d'évaluation individuelle des compétences transversales. Partant du fait que les diplômés de l'Enseignement supérieur issus des formations techniques (bac+2), licence (bac+3), master, master spécialisé et ingénieurs (bac+5) se caractérisent après leur diplomation par "de faibles capacités et compétences à l'entrepreneuriat, un manque d'informations sur les orientations ‘métiers', des perspectives floues d'insertion et les réalités du marché de l'emploi contraignantes auxquelles ils se heurtent à l'issue de l'obtention de leur diplôme. Aussi les compétences, savoirs, savoir-faire et savoir-être acquis pendant la formation, confrontés aux emplois disponibles et offerts et à un exercice difficile d'adéquation, rendu encore plus compliqué avec les mutations et évolutions que connaissent les métiers actuellement". L'objectif étant "de proposer un atelier pré-diplomation qui permettra aux diplômés de découvrir les métiers porteurs d'emploi par la mise en œuvre de dispositifs d'orientation métiers et d'entrepreneuriat et l'initiation de séminaires d'immersion simulant des situations réelles de la vie dans une entreprise, lesquels constituent des leviers pour mieux préparer ces lauréats à affronter leur future carrière professionnelle". Les initiateurs de cette session se sont basés notamment sur un constat qui montre que les diplômés universitaires ont souvent des difficultés à appréhender le marché de l'emploi. "Cela est dû notamment à la méconnaissance du fonctionnement du marché, de la réglementation et des aspects managériaux de l'entreprise qui rend difficile leur insertion malgré la mise en place de dispositifs facilitant leur employabilité (stages, projets,...)" D'où la nécessité d'accompagnement des lauréats universitaires face aux exigences et aux besoins du marché de l'emploi. Plusieurs conférences et séances de travail ont été prévue lors de ces quatre journées de formation, portant sur différentes thématiques dont la situation des besoins PME et les dispositifs juridiques et opportunités de création de petites et moyennes entreprises, prise de conscience des enjeux de la valeur de soi, des attitudes, des comportements et des interactions dans une situation de travail, et l'expérience marocaine dans le partenariat universités-entreprises, synergie de formation et levier d'employabilité. Kamel Ghimouze