Karim Tabbou pas concerné par la grâce présidentielle    Le président Tebboune interdit les cadeaux entre responsables de l'Etat    ALGER : Fin de quarantaine pour plus de 700 personnes    Coronavirus : la Cnep-Banque prend de nouvelles mesures    ORAN : Deux secteurs seulement pourvoyeurs d'emplois    Le commissaire à la paix de l'UA rend un vibrant hommage au défunt Khadad    SIDI BEL ABBES : 2 bureaux de Poste mobiles pour le versement des salaires de la police    MOSTAGANEM : L'Association Salsabil intensifie ses actions envers les établissements de santé    La chute de la maison Bouteflika    Real Madrid: l'agent d'Hakimi dément un accord    80 nouveaux cas confirmés et 25 nouveaux décès en Algérie    Pétrole : les pays de l'Opep+ décidés à agir pour stabiliser les cours de l'or noir    JM d'Oran: vers l'organisation d'un maximum de manifestations sportives pour tester les infrastructures    Covid-19: des aides financières au profit des artistes dont les activités sont suspendues    Le chef de file de l'opposition malienne toujours introuvable    Convention reportée, candidats confinés et vote à distance : L'inédite course à la Maison-Blanche    Un million de signatures pour un cessez-le-feu mondial    Trois journalistes placés sous contrôle judiciaire    L'Unep mobilise les entreprises publiques    Le MJS, la FAF et la LFP ne veulent pas d'un championnat à blanc    Les feuilles de l'automne    L'infrangible lien…    USM Alger : Le groupe Serport engagé contre le Covid-19    JSM Béjaïa : Hammouche plaide pour une meilleure reprise    Premier prototype de respirateur artificiel 100% algérien    Douanes : entrée en vigueur des mesures exceptionnelles    Boudouaou : Distribution défaillante du lait en sachet    Wilaya de Tizi Ouzou : Les actions citoyennes solidaires se multiplient    Tizi Ouzou : saisie de plus de 2000 bouteilles de boissons alcoolisées    Hirak : la machine judiciaire toujours fonctionnelle    "Nous avons encore une vision très normative de la création théâtrale"    Le geste fort d'Aït Menguellet en faveur des détenus d'opinion    Cela s'est passé le 29 mars 1956 à Constantine : L'assassinat du commissaire principal Jean Sammarcelli    Théâtre régional Azzeddine Medjoubi d'Annaba : Riche programme virtuel pour le public confiné    Hommage à la «princesse rouge» : Son Altesse populaire    Une nouvelle carte du monde serait-elle possible ?    Pour faire face à la suspension des cours: Un «plan d'urgence» pour l'Education    Traitement à la chloroquine: L'optimisme du ministre de la santé    Pour avoir publié une vidéo «alarmiste visant à tromper l'opinion publique»: Une femme arrêtée à Oran    LFP: La Ligue fait un don d'un milliard de centimes    La lutte contre le Covid-19 va-t-elle autoriser de nouvelles dérives éthiques ?    L'ex-directeur de l'éducation: Tahar Brahmi n'est plus    DEFENSE NATIONALE : Un terroriste et trois éléments de soutien éliminés en mars    Mines antipersonnel: l'Algérie marque le journée internationale de sensibilisation au problème    Décès de Kheddad: l'Organisation américaine des juristes rend hommage à un défenseur incontestable et un négociateur assidu    Hamel écope de 15 ans de prison ferme    Appel à la libération des détenus d'opinion    Sahara occidental : Décès du diplomate M'hamed Kheddad    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Des dizaines de milliers de manifestants disent non à Bensalah
Oran
Publié dans Liberté le 13 - 04 - 2019

Des messages qui reprochent à Gaïd Salah d'avoir "trahi ses engagements" disent à Abdelkader Bensalah que "le peuple ne veut pas de lui" et qu'il "n'a pas la stature pour occuper la fonction suprême".
Ce huitième vendredi de la contestation, des dizaines de milliers d'Algériens, toutes catégories sociales confondues, ont déferlé sur les grandes artères d'Oran pour exprimer leur rejet de l'installation d'Abdelkader Bensalah à la tête de l'Etat, de la transition conduite par le gouvernement Bedoui et de la tenue d'élections en juillet : "Nous exigeons le départ de tout le système dans son ensemble et nous sommes ici pour dire que nous n'avons pas peur et que nous continuerons à occuper la rue jusqu'à ce qu'ils dégagent tous."
Dans leur ensemble, les affiches brandies par les manifestants et les slogans scandés des heures durant n'ont pas changé : ils revendiquent tous le départ des symboles d'un système corrompu qui a accaparé les richesses et les rêves de tout un peuple.
Toutefois, de nouveaux messages sont apparus en réponse aux événements majeurs qui ont marqué l'actualité politique algérienne. Des messages qui reprochent à Gaïd Salah d'avoir "trahi ses engagements" disent à Abdelkader Bensalah que "le peuple ne veut pas de lui" et qu'il "n'a pas la stature pour occuper la fonction suprême", et enjoignent aux responsables et autres symboles du système de "prendre votre Constitution et vos élections et de partir". "Nous refusons toute élection organisée par Bensalah, Bedoui et consorts. Ils doivent tous dégager !", résumera l'un des milliers de manifestants qui ont battu le pavé toute l'après-midi sans être inquiétés par les services de sécurité. Certaines pancartes accusaient les responsables d'être à la solde de forces étrangères et de travailler à préserver leurs intérêts en Algérie, alors que d'autres rappelaient la duplicité de chefs de partis politiques qui, après avoir apporté leur soutien à la candidature de Bouteflika et averti contre toute contestation populaire, ont fait mine de rejoindre le hirak. "Ce sont tous des traîtres. Un jour, ils rendront des comptes au peuple et à l'histoire", a juré un manifestant. Aucun sentiment de peur, par rapport à la répression policière qui s'était abattue sur les manifestants à Alger, n'a été ressenti. "Il est trop tard, nous avons rejoint et nous continuerons de marcher jusqu'à ce qu'il ne reste pas la moindre trace de leur présence", ont promis des marcheurs, en dénonçant la répression contre des manifestants pacifiques qui n'ont jamais montré le moindre signe de violence. "Nous sommes avec une police nationale qui protège le peuple et ne réprime pas", pouvait-on lire sur l'une des milliers de pancartes. Ce vendredi, les Oranais ont montré qu'ils étaient déterminés à poursuivre la lutte contre "el îssaba", "la bande de malfaiteurs" qui s'entête à vouloir garder le pouvoir au mépris des exigences de tout un peuple. "Un jour ou l'autre, ils se rendront à l'évidence qu'ils ne pourront rien contre un peuple partageant le même rêve de liberté. Il faudra juste faire preuve de patience", a estimé un enseignant universitaire, convaincu que le système, ses symboles et leurs soutiens finiront par dégager.
S. Ould Ali


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.