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"Mme Hanoune n'a rien à voir avec Saïd Bouteflika et Toufik"
Le comité pour sa libération s'interroge sur l'"omission" du panel de l'intégrer dans les préalables
Publié dans Liberté le 29 - 07 - 2019

L'exclusion de Louisa Hanoune et de Lakhdar Bouregâa des préalables avancés par le panel pour engager le dialogue n'a pas échappé au comité national pour la libération de la SG du PT. Lors d'une conférence de presse animée hier au siège du PT à Alger, certains membres du comité ont réitéré leur plaidoyer en faveur de la libération de Louisa Hanoune qui entame aujourd'hui son 82e jour à la prison civile de Blida. "Si on veut convaincre de la démarche politique, on doit libérer Louisa Hanoune", a plaidé l'ancienne sénatrice et moudjahida Zohra Drif-Bitat. "On veut attacher son sort à X ou à Y, mais elle n'a rien à voir avec les personnes avec qui son sort est lié aujourd'hui", a-t-elle dit, allusion à Saïd Bouteflika et à Mohamed Mediene, accusés de "complot ayant pour but de porter atteinte à l'autorité du commandant d'une formation militaire" et "complot pour changer le régime". "Elle n'a jamais participé à un complot", martèle Zohra Drif, rappelant que Mme Hanoune était l'une des rares voix, ces dernières années, à avoir dénoncé toutes les "irrégularités" et révélé des "réalités" sur des dossiers auxquels elle a eu accès. "Son maintien en prison, c'est faire taire une voix", soutient Zohra Drif, qui semble sceptique à l'idée que le pouvoir veuille construire la démocratie. "Il faut répéter les choses. Il y a une volonté de dénaturer le message politique des millions d'Algériens dans la rue", dit-elle. "Louisa Hanoune est emprisonnée pour des considérations politiciennes. C'est la criminalisation du fait politique, une atteinte aux droits et à la liberté d'expression", souligne, pour sa part, l'avocat Me Hakim Saheb. "C'est une atteinte aux droits politiques garantis par la Constitution et par les conventions internationales ratifiées par l'Algérie, c'est une atteinte à la conscience démocratique", ajoute-t-il. L'avocat est formel : l'incarcération de Louisa Hanoune procède d'un règlement de comptes. "On a traîné une femme dans la boue ; cela porte l'empreinte d'un clan qui refuse le changement. Ce sera un procès politique aux relents de règlement de comptes." Pour sa part, Ramdane Taâzibt, dirigeant du parti, s'est demandé pourquoi le chef de l'Etat qui se comporte comme un "président", au regard des décisions qu'il prend, n'ordonnerait pas la "libération des détenus politiques". "Le panel ne peut pas ignorer ce volet. On ne peut pas parler d'apaisement sans la libération de Lakhdar Bouregâa et de Louisa Hanoune." À ceux qui tentent de "coller une étiquette" à Louisa Hanoune selon laquelle elle "roule" pour un clan, Ramdane Taâzibt rappelle que lors de la réunion du 27 mars qui avait regroupé Louisa Hanoune, Saïd Bouteflika et l'ex-général Mohamed Mediene, elle avait seulement dit que "le président doit partir ainsi que le gouvernement et que les deux Chambres parlementaires doivent être dissoutes". "Elle n'a jamais été au pouvoir, elle a souvent lutté seule contre l'oligarchie. Elle a tiré la sonnette d'alarme en 2015 (demande d'audience, en compagnie de Bouregâa et de Zohra Drif, entre autres, au président, mais avortée, ndlr). Et elle s'est prononcée contre le 5e mandat", rappelle-t-il.
Même s'ils perçoivent, en s'appuyant sur les déclarations "contradictoires" des membres du panel, une "réticence" de Bensalah à faire un geste au profit de Louisa Hanoune, les membres du comité entendent poursuivre leurs actions. Outre l'appel à ceux qui ne se sont pas encore exprimés pour se "manifester", des actions sur le terrain sont envisagées, alors qu'on s'attend à une position commune des partis de l'alternative démocratique qui se réuniront mercredi prochain.
K. K.


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