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Béjaïa : les Kherratis plus que jamais mobilisés
REJET DES ELECTIONS ET SOUTIEN AUX DETENUS POLITIQUES
Publié dans Liberté le 06 - 10 - 2019

Un hommage particulier a été rendu à toutes les victimes des événements d'Octobre 1988, considérées comme des martyrs de la démocratie.
La marche hebdomadaire qu'organisent chaque samedi matin, les habitants de la ville de Kherrata, dans la wilaya de Béjaïa, a drainé, hier, des milliers de manifestants qui ont réitéré leur rejet de l'élection présidentielle du 12 décembre prochain, tout en exigeant la libération de l'ensemble des détenus politiques et d'opinion, qualifiés d'"otages" du régime.
La manifestation d'hier, qui coïncide avec le 31e anniversaire des douloureux événements d'Octobre 1988, a été également l'occasion pour les Kherratis de se remémorer cette révolte populaire qui a permis aux Algériens d'arracher des acquis démocratiques chèrement payés. Un hommage particulier a été rendu, à ce titre, par la population de la région de Kherrata, à toutes les victimes de ces événements, considérées comme des martyrs de la démocratie. Une minute de silence a, en effet, été observée à leur mémoire, par la foule qui s'est rassemblée devant le siège de la daïra de Kherrata, point de chute de la manifestation. Le coup d'envoi de cette énième démonstration de rue a été donné, comme à l'accoutumée, vers 10h, depuis le stade communal. La déferlante humaine, qui a eu à sillonner les artères principales de la ville historique du 8 Mai 1945, a repris en chœur les slogans du hirak, notamment ceux ayant trait au rejet du processus électoral imposé par le pouvoir en place, au soutien "indéfectible" de la population locale aux détenus du mouvement révolutionnaire en cours, au respect des libertés démocratiques, au départ inconditionnel de tous les symboles du régime et à la mise en place d'une période de transition devant permettre l'avènement d'une nouvelle république, basée sur un Etat civil et de droit.
"Echaâb yourid isqat enidham" (Le peuple veut la chute du régime), "La hiwar, la chiwar, terahlou gaâ" (Ni dialogue ni consultation, vous allez tous partir), "Makanch el intikhabate mâa el îssabate" (Pas d'élection avec les gangs), "Ulac l'vote ulac" (Pas de vote), "Dirou el intikhabat fi el Îmarate" (Organisez vos élections aux Emirats), "Libérez les détenus d'opinion" ; "Libérez les otages", a scandé la foule tout le long de son parcours. Outre le drapeau national et l'emblème amazigh, les portraits de certains détenus politiques, dont ceux de Lakhdar Bouregâa, Karim Tabbou et Fodil Boumala, ont été arborés par les manifestants.
Le chef d'état-major de l'ANP, le général de corps d'armée Ahmed Gaïd Salah, a été descendu en flammes par la foule, en clamant "El Djazaïr teddi el-istiqlal" (L'Algérie sera libre et indépendante), "Dawla madania, matchi âaskaria" (Pour un Etat civil et non militaire). Vers 12h30, les marcheurs se disperseront dans le calme, à l'issue de leur rassemblement organisé devant le siège de la daïra, tout en se donnant rendez-vous pour samedi prochain. C'est dire que la mobilisation populaire contre la feuille de route du pouvoir se poursuivra jusqu'à la satisfaction totale des revendications de la révolution pacifique en marche, d'où l'étincelle est partie depuis cette ville historique, Kherrata, le 16 février 2019. Et c'est pour entretenir cette étincelle et maintenir la dynamique du mouvement populaire dont les Kherratis, précurseurs avec leur première marche de février 2019, que les citoyens ont décidé d'organiser cette manifestation tout en participant aux autres actions hebdomadaires organisées au niveau national. Elle participe également de la stratégie de maintenir la pression sur les tenants du pouvoir qui multiplient les manœuvres pour diviser le mouvement et s'entêtent à vouloir faire passer leur feuille de route à commencer par cette élection présidentielle du 12 décembre prochain que tout le peuple rejette.
Celle d'hier est hautement symbolique tant elle coïncide avec la commémoration des événements d'Octobre 1988 qui rappellent les pratiques répressives du système et une occasion pour réitérer l'appel à la libération de tous les détenus politiques et d'opinion.
KAMAL OUHNIA


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