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Alger : la célébration du 5 Octobre empêchée
Des dizaines de personnes dont des journalistes arrêtés
Publié dans Liberté le 06 - 10 - 2019

Selon le CNLD, "121 personnes ont été interpellées", dont "des journalistes, des familles de détenus d'opinion, des avocats, des militants politiques, des syndicalistes et des étudiants".
La célébration du 5 Octobre n'a pas eu lieu, hier, à Alger. La répression était au rendez-vous pour empêcher des citoyens de commémorer une date hautement symbolique pour un peuple toujours en lutte pour le recouvrement de ses droits. Plusieurs dizaines de manifestants ont été embarqués dans la matinée d'hier pour empêcher cette célébration. Alors que l'action devait débuter à 12h, avec le dépôt d'une gerbe de fleurs à la mémoire des martyrs d'Octobre, un impressionnant dispositif sécuritaire a bouclé la place des Martyrs tôt le matin.
Les premières arrestations ont eu lieu dès 9h. Militants, journalistes, avocats et citoyens ont été embarqués sans ménagement par les policiers qui ont investi les lieux en force. Sans distinction aucune, même "les curieux" ont été embarqués. Initiée par le Comité national pour la libération des détenus (CNLD), le Collectif des familles des détenus, le Réseau de lutte contre la répression, des associations, des enseignants universitaires "pour la mémoire, contre l'oubli, pour une Algérie libre et démocratique", l'action devait consister en le dépôt d'une gerbe de fleurs, suivi d'une marche qui devait démarrer de la place des Martyrs pour se diriger vers la place du 1er-Mai. Mais c'était compter sans l'entêtement des policiers à interdire l'action en procédant à la dispersion des manifestants à chaque tentative de rassemblement. Toutes les ruelles qui mènent à la place des Martyrs ont été bouclées. Les premières arrestations ciblaient des animateurs du mouvement populaire, des militants politiques, notamment du MDS et du FFS, des militants associatifs et des journalistes. Les quelques journalistes arrêtés au début de la manifestation ont été relâchés aussitôt, contrairement à ceux qu'ils ont embarqués vers 12h.
En tout, la police a procédé à plusieurs dizaines d'arrestations. Après avoir passé un certain temps au commissariat jouxtant la place des Martyrs, les manifestants interpellés ont été conduits vers d'autres commissariats, tels que ceux de Bab El-Oued, de Baraki ou d'Hydra avant d'être relâchés. "C'est la chasse à l'homme à la place des Martyrs et ses environs…", a écrit le Comité national pour la libération des détenus (CNLD) sur sa page facebook.
Dans son communiqué rendu public hier en fin de journée, le CNLD fait part de 121 arrestations. "Au total, 121 personnes interpellées en ce jour de commémoration du 31e anniversaire des événements tragiques du 5 Octobre 1988", a informé le comité, ajoutant que "des arrestations musclées, opérées par une armada de policiers en civil et en uniforme et même des gendarmes en civil, qui ont quadrillé la place des Martyrs donnant l'impression d'un état de siège". "Des journalistes, des familles de détenus d'opinion, des avocats, des militants politiques, des syndicalistes, des étudiants et de simples citoyens venus se solidariser avec les familles de détenus, ont été malmenés et conduits vers plusieurs commissariats comme de vulgaires criminels", précise le communiqué, considérant, en outre, que "la répression des citoyens pacifiques aujourd'hui est un signe avant-coureur d'une dictature qui s'installe", estime le Comité pour la libération des détenus qui appelle, par ailleurs, à rejoindre les sit-in qui se tiendront devant le tribunal de Sidi M'hamed et celui de Bab El-Oued, à chaque fois que ces tribunaux programmeront une audition de détenus.
Mohamed Mouloudj


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