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Rassemblement de protestation devant le siège de la wilaya de Béjaïa
FERMETURE DES éGLISES PROTESTANTES EN KABYLIE
Publié dans Liberté le 17 - 10 - 2019

Les membres de l'Eglise protestante d'Algérie (EPA) de la wilaya de Béjaïa disent être depuis quelque temps "sous pression", voire à la limite de la persécution. Un sentiment qui s'est accentué après que les responsables ont été informés de la mise sous scellés de trois nouveaux lieux de culte dans la wilaya de Tizi Ouzou. Ce qui va porter le nombre de fermetures à 12 en l'espace de 24 mois. Ils ont estimé, par conséquent, que "l'heure est grave", d'où l'organisation, hier, d'un second sit-in devant le siège de la wilaya de Béjaïa en l'espace d'une semaine. Aussi, ils étaient des dizaines à manifester, dans la matinée d'hier, en familles et avec des banderoles géantes, que les citoyens ont pu découvrir. Les membres de la communauté protestante ont été soutenus, une nouvelle fois, par des acteurs de la société civile et par de simples citoyens, engagés, pour certains d'entre eux, dans le hirak. Bien que le durcissement remonte à quelque 13 années, soit à la promulgation de la loi du 28 février 2006, qui restreint les conditions de la pratique des cultes non musulmans, les manifestants, notamment ceux qui activent dans le mouvement du 22 février, considèrent qu'"il s'agit là d'une fuite en avant des autorités pour diviser le hirak en essayant d'opposer les Algériens entre eux après avoir échoué à diviser les citoyens avec l'histoire du drapeau culturel amazigh et entre berbérophones et arabophones". Joint au téléphone, le président de l'EPA, Salah Chalah, nous a déclaré : "Nous dénonçons vigoureusement ces atteintes au droit de nos communautés à pratiquer leur culte, qui est pourtant garanti par la Constitution algérienne dans son article 42. Nous réclamons l'abrogation de la loi de 2006, qui, au lieu de contribuer — comme annoncé officiellement, à l'organisation du culte chrétien —, a toujours constitué un outil de persécution entre les mains des autorités." Pis encore, elle est comme "une épée de Damoclès suspendue sur la tête des chrétiens". Et d'expliquer : "On nous demande des autorisations, alors que la commission nationale des cultes, prévue dans le cadre de la loi 2006, n'a jamais siégé à ce jour. Aussi, les dossiers que l'EPA avait déposés, par le passé, auprès des Drag de Tizi Ouzou et de Béjaïa, conformément aux instructions du ministère de l'Intérieur, restent sans réponse." Pour lui, "il y a une volonté manifeste de fermer nos lieux de culte, car l'on refuse tout simplement d'accepter que des Algériens de souche embrassent la foi chrétienne". Et le communiqué rendu public avant-hier affirme : "Nous assistons, malheureusement, à une mise à mort programmée de la liberté de culte en Algérie, l'un des droits fondamentaux de l'homme, inscrit dans la Charte des Nations unies et consacré par la Constitution algérienne dans son article 42." Par ailleurs, l'EPA a tenu à informer l'opinion publique que "le seul motif invoqué par les autorités pour justifier ces fermetures, qualifiées d'‘abusives', de ces lieux de culte, à savoir ‘exercice de culte sans autorisation', n'a aucun fondement". Et pour cause : "L'EPA est légalement constituée et ce, depuis 1974. Son agrément est toujours valable", car elle a effectué toutes les démarches "de mise en conformité avec tous les textes législatifs et réglementaires parus depuis". Par conséquent, l'EPA a donc non seulement une existence légale, reconnue par l'Etat et ses textes de lois, "mais aussi effective, et elle a une activité permanente et ce, à l'échelle nationale. Toutes les églises dont les lieux de culte ont été mis sous scellés sont officiellement affiliées à l'EPA, et donc activent en toute légalité".

M. OUYOUGOUTE


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