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Pr Bengounia : "Le risque de propagation n'est pas exclu"
En l'absence d'un Institut national de veille sanitaire
Publié dans Liberté le 04 - 02 - 2020

"Les caméras thermiques ne peuvent pas détecter des porteurs sains du virus. C'est-à-dire des cas qui ne présentent pas de symptômes tels que la fièvre, la toux ou l'insuffisance rénale", avertit le spécialiste en médecine préventive.
Saisissant l' "opportunité" de l'apparition du nouveau coronavirus désormais signalé dans les quatre continents, le Pr Abdelouahab Bengounia, spécialiste en médecine préventive au CHU Mustapha-Pacha, remet sur le tapis le projet de mise en place d'une structure spécialisée dédiée à la prévention sanitaire.
En effet, l'épidémiologue Bengounia, qui a animé, hier, une conférence au Forum d'El Moudjahid, a interpellé, une nouvelle fois, les pouvoirs publics sur l'urgence de mettre en place un Institut national de veille sanitaire (INVS) d'autant que les textes juridiques y afférents ont été déjà promulgués depuis près de 20 ans. Pour l'intervenant, la création d'une telle structure dotée de tous les moyens contribuera à parer à l'apparition d'une nouvelle maladie virale ou à se protéger contre le retour des pandémies d'une autre époque.
Pour lui, l'existence de l'Institut national de santé publique, de l'Institut Pasteur Algérie, ainsi que la création de comités ad hoc d'experts au ministère de tutelle ne semblent pas suffire pour faire face au risque de propagation de certaines maladies infectieuses dont le nouveau virus qui, jusqu'à hier, a fait 362 morts et plus de 17 200 contaminations.
Pour étayer ses propos, le conférencier rappellera la gestion chaotique et politisée de l'épisode du choléra qui avait semé l'inquiétude au sein de la population en août 2018. "Si l'Algérie était dotée d'un organisme de la taille de l'INVS, on n'aurait pas à mentir sur la résurgence de cette maladie d'un autre siècle. Les autorités sanitaires avaient caché l'épidémie pendant plusieurs jours.
Le diagnostic confirmant le retour du vibrion cholérique, qui avait été fait le 17 août 2018, n'avait finalement été rendu public qu'une dizaine de jours plus tard. Ce cafouillage est révélateur des maux qui rongent le système de santé. L'officialisation tardive de l'épidémie amène à s'interroger sur la vocation de la politique nationale de santé publique. L'Algérie a-t-elle adopté un système de santé curatif ou préventif ?", s'interrogera encore le Pr Bengounia avant de détailler les missions de base d'un INVS.
"La vocation principale d'une veille sanitaire consiste à détecter précocement toute bactérie. L'autre mission de l'INVS est d'alerter les pouvoirs publics en cas de menace pour la santé publique et de recommander, du coup, les mesures préventives à prendre pour juguler toute maladie virale.
En fait, il était temps d'enclencher un véritable travail préventif à long terme pour sortir du mode de gestion sanitaire au jour le jour." Autrement dit, le conférencier n'exclut pas un relâchement de l'activité préventive en l'absence d'une véritable veille sanitaire, "d'où le risque d'introduction du nouveau coronavirus en Algérie, malgré toutes les mesures exceptionnelles annoncées par le ministère de la Santé".
Après avoir abordé les caractéristiques médicales et les modes de transmission du coronavirus, l'invité du Forum d'El Moudjahid n'a pas omis de déplorer que les moyens de contrôle sanitaire mis en place au niveau des points d'entrée au pays ne soient pas suffisants pour empêcher "la propagation" de cette nouvelle maladie contagieuse mortelle en Algérie. "Les caméras thermiques ne peuvent pas détecter des porteurs sains du virus.
C'est-à-dire des cas qui ne présentent pas de symptômes tels que la fièvre, la toux ou l'insuffisance rénale", expliquera-t-il avant d'ajouter que "la Chine vient, pour sa part, d'annoncer que le virus identifié à Wuhan se transmet avant même l'apparition des symptômes de détresse respiratoire".
Enfin, le Pr Abdelouahab Bengounia assurera que la mise en quarantaine des étudiants algériens rapatriés de Chine à l'hôpital El-Kettar ou dans une structure hôtelière devait être plutôt effectuée dans un véritable centre d'isolement si l'Institut national de veille sanitaire était déjà opérationnel.

Hanafi H.


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