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À tout jamais…
125e partie
Publié dans Liberté le 19 - 02 - 2020

Résumé : En le voyant, Kamélia a tout de suite su qu'il était arrivé malheur. Le temps d'entrer et de s'asseoir, il leur apprend que Tewfik est mort, en mettant fin à ses jours. Tout comme lui, elles sont sous le choc. Malgré tout le mal qu'il leur avait fait, ils ne ressentent aucune joie. Fathma rappelle qu'avant qu'il ne disparaisse en mer, il était gentil et plein d'attention. Il était comme un fils pour elle. Elle excuse son changement, suite à sa perte de mémoire. Elle le pleure sincèrement…
Fathma essuie ses larmes.
- Pauvre garçon. Il avait perdu la mémoire, sa famille, ses rêves, dit-elle. Il a perdu une grande partie de sa vie et tout ce qui lui était cher. Quand il en a pris conscience, il ne l'avait pas accepté. Il ne s'en est jamais remis. Je m'en veux. On n'a pas été là pour lui.
- Qu'est-ce qu'on aurait pu faire ? réplique Kamélia. Il a été suivi par un psychologue, par un psychiatre.
- Quoi qu'il en soit, qu'il repose en paix. Même s'il nous en a fait voir de toutes les couleurs, je ne peux m'empêcher d'avoir de la peine pour lui, pour ses parents. Ce ne sont pas des inconnus. On faisait partie d'une seule et même famille avant qu'il ne disparaisse en mer, rappelle Fathma. Son retour parmi sa famille aurait dû nous rapprocher, mais ses agissements ont creusé un fossé entre nous. On ne se voyait plus et ne se parlait plus. Il y avait eu une période où on prenait ma fille pour un porte-malheur.
- En fait, elle a eu le malheur d'être son amour impossible, murmure Idir. Il ne voulait pas renoncer à ses rêves. Pour lui, Kamélia était à lui. Même notre enfant. Je comprends qu'il ait vu en moi un ennemi dont il devait se débarrasser, pour prendre ce qui lui appartenait.
- Sa folie lui a fait commettre tant d'actes insensés, dit Fathma. Il était devenu un danger pour les autres et pour lui-même. Puisse Allah lui pardonner.
- J'en doute fort, car le suicide est un péché, lui rappelle Kamélia. Mais, dis-moi, qu'est-ce qu'on va faire maintenant ?
Fathma sait ce qu'elle va faire.
- Je vais aller les voir, décide-t-elle. C'est notre devoir d'aller leur présenter nos condoléances et de les soutenir dans cette épreuve. Même si je leur reproche le fait de nous avoir gardés dans l'ignorance, maintenant que je suis au courant, je dois y aller.
- Ils devaient croire que d'autres le feraient, dit Idir. Je peux comprendre qu'ils n'y aient pas pensé. Ils étaient tous choqués et peinés. C'est dur. Qu'Allah leur vienne en aide !
- Inchallah… J'espère seulement qu'ils vont me croire quand je leur dirai qu'on n'était pas au courant. J'ai vraiment mal pour eux, insiste Fathma. J'ai beaucoup de peine. Il n'aurait pas dû… Je vais me préparer.
- Si vous le permettez, je voudrais vous accompagner, propose Idir. Un taxi nous attend dehors.
- Comment savais-tu… ?
- Je savais que vous voudriez vous rendre chez eux, dit-il, avant de se tourner vers Kamélia. Tu viens avec nous, n'est-ce pas ?
- Oui, bien sûr.
Kamélia prend le temps de préparer un sac avec des vêtements de rechange pour son bébé, puis troque son pyjama contre un pantalon et un pull. Fathma a fini de préparer son petit sac de voyage. Ils ne tardent pas à partir au village. Durant tout le trajet, Kamélia pense à Tewfik. Les mauvais souvenirs ne laissent pas de place aux bons, et même si elle est triste elle ne le pleure pas.
Lorsqu'ils y arrivent, Fathma n'est pas surprise de trouver du monde chez son beau-frère. Ce dernier pleure en les voyant. Il garde Kamélia un bon moment dans ses bras. Fathma pleure avec lui.
- Allah yerehmou, dit-elle. Qu'Allah lui pardonne et l'accueille en Son vaste paradis. Où est ta femme ?
- A l'intérieur… Allez-y !
Fathma pénètre à l'intérieur de la maison. Elle voit sa belle-sœur quitter le hall avec empressement, abandonnant toutes les personnes présentes, pour ne pas les recevoir. Cela les met dans la gêne mais elles font bonne figure, en disant bonjour aux autres et en prenant de leurs nouvelles. Si elles sont là, c'est par devoir. Et même si certains n'allaient pas le croire, la mort de Tewfik les touchait profondément…


(À SUIVRE)
T. M.
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