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Tractations diplomatiques sur fond d'ingérence en Libye
alors que les violences prennent de l'ampleur
Publié dans Liberté le 28 - 05 - 2020

La poursuite de la guerre en Libye représente un danger pour l'unité de ce pays, mais aussi un risque d'instabilité pour les pays voisins.
La scène diplomatique autour de la crise libyenne connaît ces derniers jours une intense activité, dans l'espoir de relancer le processus politique dans l'impasse, alors que sur le terrain militaire, les violences opposant le Gouvernement d'union nationale (GNA, légitime) de Tripoli aux troupes de Khalifa Haftar se poursuivent, aggravées par des ingérences étrangères tous azimuts. En tant que pays voisin de la Libye, l'Algérie défend le principe d'une solution politique, selon un communiqué de la présidence de la République mardi soir.
Dans une communication téléphonique avec son homologue turc, dont le pays soutient militairement le GNA, le président Abdelmadjid Tebboune a convenu avec Recep Tayyip Erdogan d'"intensifier les efforts afin d'imposer, dans une première phase, un cessez-le-feu, comme prélude nécessaire pour faciliter la solution politique inter-libyenne, basée sur le respect de la légitimité populaire garante de la souveraineté de la Libye et de l'unité de son territoire", a affirmé le communiqué, relayé par l'APS.
Pour sa part, le président tunisien, Kaïs Saïed, a "réaffirmé la position de la Tunisie en faveur de la légitimité internationale et d'une solution inter-libyenne qui traduit la volonté du peuple libyen souverain de décider de son avenir sans aucune interférence", a indiqué un communiqué de la Présidence tunisienne, évoquant un appel téléphonique avec le chef du GNA, Fayez al-Serraj. Des discussions ont eu lieu aussi entre Le Caire et Paris, dont les pays sont accusés de soutien à Khalifa Haftar, sous le couvert de lutte contre le terrorisme en Libye.
Le nouveau régime égyptien, en guerre contre les Frères musulmans, soutient publiquement l'option d'une solution politique en Libye, tout en fournissant de l'aide à l'homme fort de l'Est, tout comme les Emirats arabes unis, la Jordanie ou encore l'Arabie Saoudite et la Russie.
Cette dernière a été accusée mardi par Washington d'avoir envoyé des avions de chasse dans l'est de la Libye, en appui à Haftar, ce que Moscou nie en bloc, en affirmant par la voix de son chef de la diplomatie, Sergueï Lavrov, défendre une reprise du dialogue politique inter-libyen, sous l'égide de l'ONU. M. Lavrov a informé le président du Parlement libyen exilé à Tobrouk, Aguila Saleh, parrain politique de Haftar, que la Russie soutient un cessez-le-feu immédiat et l'engagement de nouvelles discussions politiques devant aboutir à la formation d'un nouveau gouvernement d'union nationale, seule solution pour sortir de cette impasse. Aguila Saleh, que son entourage dit qu'il est en profond désaccord depuis quelques semaines avec Haftar, quasiment vaincu dans l'ouest du pays, après l'intervention turque aux côtés du GNA, stoppant net sa vaine tentative de prise du pouvoir à Tripoli depuis un an.
Après lui avoir porté un soutien implicite, les Etats-Unis semblent avoir lâché Haftar, en réaction à l'implication russe dans le conflit.
Mais cela ne règle en rien une équation libyenne à plusieurs inconnues, difficiles à solutionner au milieu d'un marécage géopolitique complexe.
Lyès Menacer


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