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L'infrangible lien...
96e partie
Publié dans Liberté le 01 - 07 - 2020

Résumé : Samira ne comprend pas pourquoi son mari a accepté de partir en pleine fête. Il aurait pu tempérer. Elle connaît tous ses confrères et ne voit pas qui aurait besoin de lui. Elle tente de se distraire et prête une oreille à ce qui se dit autour d'elle. Elle réalise que la belle-famille de Narimène est très traditionaliste. Elle espère que son beau-frère n'en sera pas influencé et qu'ils vivront, Narimène et lui, heureux dans leur mariage. Mais c'est sans espoir dans notre société.
- J'espère qu'elle saura s'adapter, dit une parente du marié. Ce qui est arrivé à son ex-belle-sœur devrait lui servir de leçon.
- Que lui est-il arrivé ? demande Samira.
- Elle n'a pas supporté la guerre qu'elles lui menaient depuis son arrivée. En fait, la vieille leur cherchait la petite bête depuis le début. Elle n'a pas pu les séparer avant, mais elle a trouvé le moyen de créer des problèmes entre eux et à la maison. S'il n'en avait tenu qu'à elle, elle n'aurait jamais mis les pieds ici. Elle lui a mené la vie très dure. Jusqu'à ce qu'elle rende les armes, la pauvre.
- Qu'Allah lui pardonne, murmure Samira. Je trouve qu'elle a été égoïste. Elle leur a fait du mal sans raison particulière, si je comprends bien. J'espère que ma sœur n'aura pas de problèmes avec eux. C'est une fille très douce et sociable. Ils viennent de ramener un ange chez eux.
- Vous êtes sa belle-sœur, c'est
ça ?
Samira hoche la tête.
- On dit qu'elle a vécu ces dernières années chez vous. Comment avez-vous fait pour vous supporter ?
- À mes yeux, elle est ma petite sœur. J'en ai pris soin et je peux vous dire qu'on récolte ce que l'on sème, dit Samira. Ils ont de la chance de l'avoir comme belle-fille. Elle est belle, cultivée et très respectueuse des traditions.
- Ma chère, ici, dans notre société, quand on s'engage avec son mari, on s'engage aussi avec sa mère et ses belles-sœurs. Toute la famille a des droits sur elle.
"Si c'est un fils à maman, il les laissera faire et ils ne seront jamais heureux, car ‘derrière ces droits' dont la parente vient de parler, il y a de l'égoïsme et de la jalousie."
Elle sourit en se rappelant que sa belle-mère l'avait pincée le jour de son mariage. Heureusement, c'était la seule fois où elle s'en était prise à elle. Depuis, elles sont comme mère et fille. Ici, entourée de toutes ces inconnues où elle n'est qu'une invitée et parente, elle ne dit rien du fond de sa pensée. Elle espère que son beau-frère sera un homme, un vrai, à qui on n'imposera rien et qui saura prendre soin de sa femme. Celle-ci mérite tout le bonheur du monde. Samira sent son cœur se serrer quand elle regarde sa fille Meriem-Radia lui chuchoter des choses à l'oreille et s'échanger des sourires. Elle pense aussitôt à Radia, sa fille aînée qui grandissait et qui fera sa vie sous d'autres cieux plus cléments où chacun vit sa vie comme il veut.
Elle réalise qu'elle a eu de la chance. Houari faisait l'exception. Pour échapper à leur emprise, il avait dû mettre des centaines de kilomètres entre lui et sa famille et s'était toujours montré sous son mauvais jour pour qu'ils n'aient jamais le dernier mot avec lui. C'est peut-être ce qui leur a permis de vivre tranquilles dans leur foyer et être en bons termes avec eux.
Houari est quelqu'un d'exceptionnel. La preuve, il n'hésite pas à abandonner sa sœur, en plein mariage, pour aller aider un ami. Mais qui ? Samira tente de l'appeler mais le portable est éteint. Son soupir n'échappe pas à sa belle-mère.
D'ailleurs, elle se rapproche d'elle.
- Qu'est-ce qui t'arrive ? Qu'est-ce qui t'inquiète ? Depuis tout à l'heure, je te vois froncer les sourcils. Qu'est-ce qu'il y a ?
- Rien. C'est juste que Houari est parti sans me donner d'explication. Ce n'est pas dans ses habitudes...


(À SUIVRE)
T. M.
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